e-dito, le cabinet de curiosités de Gatard et Associés


Salon de Merlieux – septembre 2009
27 septembre 2009, 19 07 05 0905
Classé dans : Merlieux en attente

Le Salon de Merlieux. Pôle environnement. La Mesnie Hellequin en bordure de forêt attend sa pitance que surveille le maître des cochons.  autres lecteurs 3Vous la connaissez? Elle hante le ciel de nos cauchemars à la recherche des morts vivants…  C’est l’ancien nom d’Arlequin, dit-on, et cela se passe en Picardie. C’est dire si le Salon de Merlieux qui cohabite avec retenue avec celui du livre anarchiste est prêt  à tout. Le maître des cochons sera l’arbitre, le psychopompe, qui fera passer qui il veut du monde des vivants à celui des morts.

 les cochons de Merlieux et leur maître

                                                                         

  Des auteurs de ce côté-ci du monde des vivants attendant le chaland. on verra que, d’où ils sont, ils ont vue sur les cochons. Venus Boone Venus, d’abord:  http://www.arts-spectacles.com/Me-sauver-ou-perir-de-Venus-Boone-Editions-Henry-Les-Ecrits-du-Nord_a1235.html               Xavier de Bayer Xavier de Bayserhttp://blog.jepargne-utile.com/experts/linterview-de-xavier-de-bayser-president-dideam-82                                                                   Alain Viguier Alain Viguier 2http://www.lespressesdumidi.fr/auteur_viguier.htm  Jean Marc Navello http://www.navello-illustrateur.com le lien vers Frédérik dans quelques instants. Nous méditerons bientôt sur l’économie psychoculturelle d’un Salon du Livre en bordure de forêt surveillé par ses lecteurs.

 …surveillé par ses lecteurs? par un conteur diseu picard? JP Semblat conteur diseu picard 2

 

Jean-Pierre SEMBLAT est une des grandes figures du conte en Picardie et même au-delà. Artisan de la renaissance de la culture picarde, il est actif depuis plus de 30 ans dans quasi tous les domaines (théâtre, conte, fable, chanson…). Originaire du Vermandois, il mêle avec bonheur une exubérance pleine de gaieté, et une profonde tendresse pour le monde rural, la nature, les enfants et les animaux. Sa connaissance des légendes et des mystères de la Picardie en font un explorateur de l’oralité.http://www.languepicarde.fr/pages/rubrique-158/archives_2009.html

Joel de face 2Joël qui regarde



choses en cours
25 septembre 2009, 8 08 00 0900
Classé dans : Mascarons

Londres septembre 2009

 P1060801

 La part du diable était donc dans les murs dès cette époque – 1904 – et observait , sardonique, l’Empire . Tottenham Court Road.

     P1060797A ses côtés, la Bête servile attend les ordres.

 

    L’atlante de Varsovie au 32 Ul. Krakowic Prezdwiesic, près de l’Hotel Bristol, a conversé avec moi la semaine dernière. C’était en juillet 2009. On s’était rencontré il y a quelques années. Il continue de ralentir le monde mais ça pèse encore, dit-il.

Atlante de Varsovie 2

Une nonne locale passa. Pas très causante.

nonne

 

 

 

 

 

 

  L’un et l’autre, l’atlante causeur et sa soeur au parapluie, pataugeaient dans les mythes fondateurs du coin. Moments précieux.   

 


le blog de luc dellisse
19 septembre 2009, 16 04 03 0903
Classé dans : Le blog de Luc Dellisse

 e-dito est fier de se glisser subrepticement ici pour vous annoncer la parution des deux nouveaux livres de Luc

 - L’Atelier du scénariste (2009)
- Le Professeur de scénario (2009)

http://www.lesimpressionsnouvelles.com/cvdellisse.htm

et nous lui redonnons immédiatement la parole pour ce post qui date de juilet avant qu’il ne nous propose une nouvelle contribution:

            Je viens d’être renvoyé trois fois en une semaine à mon anomalie sociale. Une amie m’a proposé de me prêter sa voiture pour faire un saut en banlieue et j’ai été obligé de lui dire que je ne savais pas conduire.  Un inconnu m’a téléphoné en anglais pour m’inviter à un colloque en Grèce et j’ai fini par lui avouer en français que la Grèce en été me paraissait trop solaire. De vieux parents de province, surgissant d’un lointain passé, m’ont annoncé qu’ils étaient à Paris et qu’ils m’invitaient à diner au restaurant de la tour Eiffel ; je me suis excusé de n’être pas libre, je les ai embrassés dix fois ; la vérité est que je n’avais aucun engagement, mais que la virulence de mon vertige ne me permet pas de gravir la tour Eiffel, ni un mirador de chasse, ni rien d’autre qu’un escabeau de salle de bains. Pourtant, dans mon bureau, devant mon écran, commandant aux mots et aux choses, je me sens en phase avec le monde. Pure illusion.

            Plus il me semble que j’ai fait des progrès dans l’art de lire et d’écrire, plus je vois bien que mes travaux ne m’ont pas rapproché, m’ont éloigné au contraire, de la compagnie des hommes. Ma maladresse, mais aussi mon ignorance du sport, mon dédain de la mécanique, mon horreur du soleil, mon indifférence aux chansons et aux marques, sont des écrans entre le monde et l’esprit : «  Que te sert ton amour des Idées, ô Socrate, si tu te fais battre au jeu de paume et si tu ne portes pas une chlamyde de bon faiseur ? » Exact ! Exact !

            Il me semble pourtant que la maîtrise du monde réel n’est pas incompatible avec le plaisir que je prends à tirer, dans la transparence des journées, des lignes claires et des phrases en équilibre. Que ce plaisir et ces arabesques et tous ces papiers pliés et dépliés sont en connexion visible avec le bonheur. Il me semble que pour faire quelque chose de précis et de voulu, quoique ce soit, il faut accepter de circuler en aveugle et en sourd dans un monde aux forces centrifuges : le sol se dérobe, le mur du son ondule, les gens vous regardent à travers un carreau déformant.

            On a des amis, des parents par alliance : ils ne vous jugent pas, mais ils souffrent pour vous. Ils voudraient bien que vous cessiez de payer avec des bizarreries une activité solitaire et obscure, que personne n’attend de vous. On se demande parfois si cette bizarrerie n’est pas une fin en soi, si cette folie d’écriture n’est pas simplement une folie qui écrit.  On me donne des conseils. On me prend à part pour me parler sérieusement. J’écoute. On a peut-être raison. Comment savoir ? Comment faisaient les autres ?

            Les conseils qu’on a pu donner à Proust sont assez aisément imaginables. N’importe qui aujourd’hui ne manquerait pas de les lui donner. Il y a échappé pour l’essentiel, après la mort de ses parents, grâce à son aisance matérielle et à sa maladie, qui lui ont permis d’écarter les donneurs de leçon et les fâcheux. Ils n’étaient d’ailleurs pas si nombreux qu’on ne pourrait le croire. Proust a eu la chance de naître dans une époque, directement issue du romantisme et de la sacralisation de l’art, où la bourgeoisie était prête à admettre qu’un artiste ait ses particularités et ses lubies.

            Cette bienveillance a fait long feu. Personne, de nos jours, à commencer par ses meilleurs amis, ne se gênerait plus pour suggérer à Proust des conduites raisonnables : ouvrir ses fenêtres, manger et dormir à des heures régulières, faire du sport, ne pas boire trop de café, renoncer aux médicaments, passer son permis de conduire, reprendre des études, donner des coups de téléphone en anglais, exercer un emploi dans une banque ou chez avoué : l’ABC des obligations sociales, hier comme aujourd’hui. Mais aussi, il aurait fortement été incité à jouir de la vie et à pratiquer quelques divertissements : visiter la Chine avec Paul Morand, jouer au bridge et au poker jusqu’à pas d’heure avec Georges Auric, faire de l’avion de tourisme avec Alfred Agostinelli, chasser le lion avec Pierre Benoît.

            Encouragé par ces habitudes nouvelles et ces addictions délicieuses, Proust se marie à quarante ans avec une jeune femme de bonne province berrichonne, fait des enfants peut-être un peu malingres, d’ailleurs confiés à une gouvernante, et finit par s’installer dans un petit hôtel à Neuilly avec sa maisonnée. Il s’ennuie, il fait un saut en ville pour un oui pour un non. Il prend une maîtresse, sans passion : peut-être Marie de Régnier, que son mari n’occupe guère et qui vient de se faire larguer par Henry Bernstein. Cela fait vingt ans qu’il l’a à l’œil, la reine des Canaques, aussi bien elle qu’une autre, finalement. Cela ne l’empêche pas de souffler Raymond Radiguet à Jean Cocteau, et l’Académie française à Paul Valéry. L’ambition lui venant, il décide de ne pas mourir en 1922, et, sans prétendre à la longévité, gagne d’un souffle court la fin des années trente. On suppose qu’il a pris quelquefois le train pour Zurich, pour se confier à un médecin de l’âme et faire d’assez longs séjours dans une clinique privée. Tout cela, de bonne foi, ne paraîtra monstrueux à personne, de nos jours, puisque tout le monde agit ainsi. On peut simplement supposer qu’une seule de ces vies parallèles aurait été nuisible à son œuvre. La Recherche du Temps perdu ne comprendrait que deux volumes et s’appellerait Les Colombes poignardées.



Les nouveautés du kit de survie des curieux
17 septembre 2009, 13 01 45 0945
Classé dans : kit de survie des curieux
Notre ami Thomas Schlesser publie
 
 Réceptions de Courbet – Fantasmes réalistes et paradoxes de la démocratie (1848-1871) 

Les presses du réel – domaine Histoire de l’art – collection Œuvres en sociétés

 courbet_cadre
Un essai pour décrypter le mythe et les fantasmes socio-politiques entourant l’œuvre et la vie de Courbet sous le Second Empire, en les resituant dans le contexte des conflits d’opinion de l’époque.

De Gustave Courbet, on fixa fort tôt des images en pagaille : le démocrate rouge de la Commune, l’amoureux de la nature, le paysan foulant Paris de ses sabots, le bohème alcoolique… On affecta surtout à son style dit « réaliste » de saisissantes vertus et des dangers potentiels qui émanaient d’aspirations socio-politiques antagonistes. Pourtant, dans ce concert dissonant – dont on doit les plus fameux morceaux de partition à Baudelaire, Bruyas, Castagnary, Cham, Champfleury, Gautier, Planche, Proudhon, Sabatier-Ungher ou Zola –, il y avait la projection d’une obsession commune. Cette peinture éprise de mimesis, excluant l’imagination, assujettie à une pure représentation de l’univers sensible, pouvait, comme le miroir des frères Grimm, dire son mot sur le monde et aiguillonner son cours : l’harmoniser ou le désunir, le soigner ou l’achever, lui promettre l’avenir ou le promettre au passé… Cette esthétique qui semblait prendre acte de la réalité était en réalité une esthétique en actes.

Ce livre décrypte la généalogie d’un mythe de l’histoire de l’art, dont le début du XXIe siècle n’est pas encore revenu. Il relève certaines des facultés fantasmatiques prêtées aux productions de Courbet sous le Second Empire pour révéler la nature d’attentes collectives. Plus encore, le présent essai tempère l’idée selon laquelle l’œuvre et la vie de Courbet seraient dépositaires d’une dimension démocratique. Si cette dernière existe, elle procède davantage des conflits d’opinion que provoquait un art à la fois puissamment matériel et inintelligible parmi des contemporains à l’affût du moindre espace d’expression.

le lien:

http://www.lespressesdureel.com/ouvrage.php?id=925

 

 

 

Bernard Dublé continue ses facéties…

Dieu et le lapin

 Un jour dieu pensif regardait un lapin bleu courir sur une île.

Le lapin cour il ne sait pas que c’est dieu qui lapin, qui lapine aussi.

Le boulanger sait qui l’a pain et Dieu regardant son lapin se demande qui l’a peint ?

 Il appelle son peintre l’ange « mickey » (mickey l’ange…) Dis donc c’est quoi cette couleur bleu Klein pour un lapin

 L’ange embarrassé les oreilles tombantes : c’est un pari avec ton ange préféré. Quoi ! fit Dieu interloqué : djélinajoly ? ( angélina joly…)

Oui elle en avait besoin pour le poser à cannes (yes we can)

 Dieu n’était par courroucé seulement pensif en fait ça lui pétait un peu ses divines roubignolles dans son céleste tracé : des lapins bleus Klein, il le sentait bien, c’était la porte ouverte à toutes les fenêtres, un emmerde de plus à gérer dans cette planète bleu comme une orange où tout allait de travers

 Il convoqua sur le chant d’un nuage un symposium avertis de puissants personnages, il y avait des émirs des vizirs des fakirs des grands et des plus petits. Messieurs dit Dieu d’un doux zéphyr : la chi enlie non.

 Il fut rapidement décidé comme il était coutume en pareil cas de déterminer des classes, des familles, et des sous classes :

 Lapin de première classe : lapinture , 368 familles ou couleurs 783678 sous classes ou                                               mélanges. Contrairement à la féminité du mot chez les lapinture il n’y a                                    pas de femelle mais trois catégories : lapinture mal, lapinture très mal et                              et lapinture très très mal, après c’est de l’abstrait connu aussi sous le                              nom de lapinsot.

 Lapin de deuxième classe : la pinte,  sorte de lapin au faux col de mousse blanche qui rode en                                     périphérie des villes près des pubs, sous classe : la pintade le même                            avec des plumes même heures même endroits.

 Lapin de troisième classe : la pimprenelle dont la sous variété rose se rapproche de lapinture                           famille 223.

 Lapin de quatrième classe : lapince à linge dont l’ergonomie allongée des oreilles permet un                            étendage ventilé ou des gags à la télé.

 Lapin de cinquième classe : lapimpon souvent pris pour des délateurs car à plusieurs ils                                               peuvent appeler la police.

 Lapin de sixième classe : lapincée : lapin schizophrène qui ne sait si lapin sait ou lapin c’est

                                   Il ne peut non plus savoir qui l’a peint, Dieu, mickey ou le boulanger.

 Lapin de septième classe : l’appendicite  lapin dixit et tous les autres lapins petits grands                                 moyens de droites et de gauches.

 Puis, fatigué, Dieu pris, comme n’importe quel quidam, son dimanche : jour d’ouverture de la chasse : Dieu hait le lapin…  

 

Bernard Dublé s’amusait déjà grave en avril !

On ne le connaîssait pas encore bien mais on le soupçonnait de piloter son hydravion à hélices ADN sans permis. On a suivi à la trace.

 

 

 

 
 
 

    

 

 

les gens et laid jean

Les gens ne savent pas qu’ils sont des gens, même si certains Jean parmi les gens savent qu’ils sont laids, c’est pourquoi nous les appelleront indifféremment les gens et laid jean

 

Les gens sont drôles et intéressants….à observer mais vivre avec ces étranges créatures qui nous ressemblent tant et que nous abhorrons tant est tout aussi insupportable.

 

Certains ne seront jamais nous même, heureusement, d’autres peut être.

 

Parler des gens c’est parler de soi de tout de son contraire, ne sont ils pas la propre projection de nos rêves les plus fous et de nos cauchemars les plus féroces ?

 

Depuis des siècles, des tentatives multiples et variées ont permis de définir des catégories, des listes, pas très objectives, mais plus ou moins efficaces pour séparer et différencier les individus pour les soustraire aux gens.

 

L’utilisation de critères tout aussi déplacés les uns que les autres ont servis tel que : la religion, la morale, la couleur, le sexe, l’éducation, la morphologie, la psychologie, le jardinage ou le papier peint…

 

Mais à force de dire que l’on est de tel ou tel « différenciant » l’on se rapproche et l’on s’éloigne de ce qui nous définit et nous contredit.

 

Pourquoi pas plus l’un que l’autre ce qui se nomme ou ce qui s’en déduit.

 

Nous allons procéder à une nouvelle tentative à l’aide d’instruments syntaxiques plus pertinents. Cette nouvelle grille offre deux entrées supplémentaires : les préfixes et les suffixes.

 

Exemples :       négli-gens, inteli-gens, intransi-gens, mélan-gens, vermifu-gens, fourra-gens,

                       

                        gens-tils, gens-bon, gens-brouille, gens-cherche, gens-passe, gens-pile….

 

Sans entrer dans les détails de la géométrie non Euclidienne, l’on se rend rapidement compte que cette nouvelle donne linguistique ouvre des portes à une interprétation de la théorie des Ensembles. Gens est devenu le centre d’une interdépendance entre préfixe et suffixe en plusieurs dimensions et couches de probabilités successives. Cela pourrait se représenter comme une hélice ADN avec ces plateaux, ces concordances, ces répétitions ces extrapolations..

 

Du coup les gens ne sont plus quatre lettres mais bien la réalisation de leurs choix par l’approche descriptive ci jointe : un négli-gens-brouille aura du mal à réaliser sa voie alors qu’un  inteli-gens-cherche non ; de même un « intransi-mélan-fourra-gens-passe-bon-brouille » ne sera pas forcément bon aux poids et altères, car le poids désaltère…

 

 

 Bernard Dublé
Atelier
15, place Dublineau
37000 Tours
France
Tél /Fax : +33 (0) 625 573 575
http://www.bernard-duble.com/

 

 



Lancement de Nos 20 Prochaines Annees
17 septembre 2009, 11 11 50 0950
Classé dans : Non classé

le 15 septembre à L’ECHANGEUR

la video dans quelques heurescg echangeur le 15