e-dito, le cabinet de curiosités de Gatard et Associés


NOS 20 PROCHAINES ANNEES – le futur décrypté – de Christian Gatard

Ils parlent de NOS 20 PROCHAINES ANNEES

http://smartfutur.blogspirit.com/archive/2009/09/13/nos-vingt-prochaines-annees-est-en-librairie.html

smartfuturblog

René Duringer dresse la liste des 136 Futur(s) insiders… what a cohort!

un commentaire sur http://true212.com/news/

Le futur décrypté par Christian Gatard

October 8th, 2009

GatardParcs à thèmes, sextoys, fêtes des voisins…Quels seront les objets et les pratiques de demain ? C’est ce que décrypte subtilement le livre du sociologue Christian Gatard, fondateur de l’institut de recherche en marketing et communication Gatard et Associés. Au menu de Nos 20 prochaines Années, « l’art du surf social » qui redistribue les cartes dans un monde où  les communautés sont à l’honneur. Portés par les nouveaux réseaux et les ramifications de la toile, les liens sociaux se nouent et se dénouent en faveur d’un « repli affinitif » qui prône un retour des sens face à la numérisation généralisée. La nature, la qualité des démarches intuitives seront au cœur du « triomphe » annoncé des « communautés de sens et d’esprit » dans un monde où le commerce sera fête et où « les produits de consommation raconteront les nouveaux contes populaires. » Des opportunités à saisir sans tarder pour comprendre les consommateurs de demain, dans un contexte où « les révolutions se feront de l’intérieur par l’entremise des créatifs culturels », ces prescripteurs à l’instar de Claude Grunitzky auquel l’auteur consacre un chapitre.

Anne-Sophie Moreau

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CAMILLE BOUTTE (CamPrune)  a assisté à la présentation de “Nos 20 prochaines années” de Christian Gatard : sincérité, soi-monde et jeux au programme… Elle l’ a dit à l’oiseau.

Un autre  par Saphia Richou – Présidente de Prospective Foresight Network – Représentante française du Millennium Project WFUNA – Consultante en prospective stratégique

 http://www.prospective-foresight.com/spip.php?article1169

NOS 20 PROCHAINES ANNÉES 2010-2030 : le futur décrypté

Le 18 septembre 2009
 Comment consommerons-nous, voyagerons-nous, nous divertirons-nous en 2029 ?

Quels seront nos comportements face aux changements qui affecteront notre vie quotidienne des deux décennies à venir ?

Dans cet essai, Christian Gatard s’attache à repérer et comprendre comment les individus s’adapteront aux scénarios de vie que les experts imaginent aujourd’hui.
L’étude de plusieurs phénomènes (nomadisme ou sédentarité, la performance, le concept de marque et les rituels) et de thèmes clés (manger, boire, dormir, aimer, voyager, etc.) sert une approche nouvelle de la sociologie de la consommation en se fondant sur des études de consommateurs ainsi que sur des entretiens menés auprès des observateurs et des acteurs socioculturels d’aujourd’hui. imaginent aujourd’hui.

Un livre pour comprendre les attentes des consommateurs et les citoyens de demain.

Christian Gatard, sociologue de formation, est le fondateur de Gatard et associés, institut d’études et de recherche en marketing et communication. Depuis plusieurs décennies, il sillonne le monde et hume l’air du temps pour conseiller ses clients sur la meilleure manière de « construire un univers, un imaginaire qui va charger le produit d’une désirabilité nouvelle ».

et dans FuturHebdo/YouVox Avenir…

 http://avenir.youvox.fr/Sortie-du-livre-de-Christian,211.html

également dans INFLUENCIA

http://www.influencia.net/fr/archives/pas-manquer.html?actu_id=327

“Nos vingt prochaines années” de Christian Gatard

Publié le 15 Septembre 2009


Quels seront les comportements du grand public face aux changements qui affecteront la vie quotidienne des deux décennies à venir ? Dans cet essai prospectif, Christian Gatard s’attache à repérer et comprendre comment les individus s’adapteront aux scénarios de vie que les experts imaginent aujourd’hui.

 Dans LA SPIRALE

http://www.laspirale.org/

 la spirale
L’étude de plusieurs phénomènes (nomadisme ou sédentarité, la performance, le concept de marque et les rituels) et de thèmes clés (manger, boire, dormir, aimer, voyager, etc.) servent une approche nouvelle de la sociologie de la consommation en se basant sur des études de consommateurs ainsi que sur des entretiens menés auprès des observateurs et des acteurs socioculturels d’aujourd’hui. Un livre pour comprendre les consommateurs et les citoyens de demain

Nous reprendrons notre rythme de publication habituel dès la semaine prochaine avec deux articles de Stéphane François sur les liens entre l’occultisme et la subculture industrielle, une interview de Christian Gatard, dont l’essai prospectif Nos 20 prochaines années est actuellement disponible en librairie. Un livre qui se risque dans la jungle des possibles, entre utopies, dystopies et nouveaux paradigmes, pour annoncer un XXIe siècle baroque et déroutant.

 ou encore dans le Blog de Boris Perchat CREONS ENSEMBLE DE NOUVELLES RICHESSESBORIS PERCHAT

http://boris.typepad.fr/chasseur_de_futurs/2009/09/nos-20-prochaines-ann%C3%A9es-selon-christian-gatard.html

Nos 20 prochaines années selon Christian Gatard

Si vous cherchez une vision non académique du futur je vous recommande de vous intéresser au livre de Christian Gatard qui vient de sortir et qui se prénomme “Nos 20 prochaines années”. L’auteur y pratique une pensée qu’il qualifie lui-même de “pensée buissonnière” laquelle tente d’apporter un regard différent sur les grands thèmes qui vont peupler notre quotidien de 2010 à 2030.

20prochainesannees

J’ai eu la chance d’assister mardi 15 septembre à un cocktail de présentation de l’ouvrage intrigué que j’étais par la description de l’ouvrage lu sur le blog de l’auteur.

Selon moi, tenter de définir le futur est un exercice de haute voltige extrêmement délicat et pour ainsi dire impossible (je vais y revenir dans un prochain billet) et pour être honnête avec vous je n’ai pas à ce jour lu le livre. Seulement quand cette tentative est le fruit d’un travail mené par une personne passionnée par ce qu’il fait il convient quand même de s’y intéresser car il peut s’y trouver des visions qui vont nourrir l’esprit et qui vont rompre avec les clichés habituels sur le futur.

En attendant, j’espère, de vous parler une prochaine fois du livre , je vous informe que Christian Gatard s’apprête à organiser en région (et notamment à Bordeaux et à Nantes), toute une série de rencontres associant à la prospective une thématique locale. 

 

Dans quelques jours, on présentera donc ici, mon cher Boris Perchat, le ROADSHOW de NOS VINGT PROCHAINES ANNEES

Le ROADSHOW? Explorer les terra incognita du futur, échanger avec tous et chacun, prendre la parole et la donner, décortiquer les imaginaires, croiser les utopies…roadshow2

Plusieurs étapes sont prévues: Paris, Lyon, Nantes et Bruxelles. D’autres villes sont à l’étude. L’agenda est en cours de confirmation. Revenez bientôt pour les dates et le programme.

La video de la présentation du 15 septembre 2009 à L’ECHANGEUR vous donne une idée de la chose…

nos vingt prochaines années

LA VIDEO sur YOUTUBE

cg echangeur le 15

pour la version courte

 http://www.youtube.com/watch?v=cIv04WmTMQQ

Pour télécharger le livre: 

http://www.numilog.com/fiche_livre.asp?id_livre=66444&id_theme=&format=3&id_collec=&rubzone=STD

ou encore, toujours  en e-book:

http://www.librairiedialogues.fr/livre/1182248-nos-vingt-prochaines-annees-christian-gatard-editions-de-l-archipel

pour la présentation plus complète du livre

http://www.youtube.com/watch?v=Eu-UJvD61aA

réalisation   Sébastien BARBARA barbara.sebastien@neuf.fr 0612901732

Nos 20 prochaines années ou comment faire de la prospective un art de vivre ?C’est la thématique qui traverse mon livre. Pas de grandes thèses définitives, pas d’oukases. Une prospective participative qui se laisse baigner par l’ensemble des témoignages des gens et des experts. Une prospective qui se veut non pas vision mais agrégation des savoirs et des désirs en tension vers un devenir partagé par tous. Une prospective intuitive qui prend en compte utopies et dystopies sans en tirer une morale mais bien plutôt un enrichissement pour que chacun se projette d’une façon dynamique et s’enrichisse de pistes possibles.
Je vais entamer dans les semaines qui viennent un “roadshow”: le Café Prospective, qui va sillonner la France pour continuer cette imprégnation. On en reparle?

l’interview video dans le jardin de l’institut:

L'interview CG PAR JV (2)

sur YOUTUBE

http://www.youtube.com/watch?v=cH_42DWh15g

sur le blog de l’éditeur

http://groupe-archipel.typepad.fr/mon_weblog/

nos vingt prochaines années

NOS VINGT PROCHAINES ANNEES

Un essai de décryptage prospectif documenté et ludique

Cette enquête relève de la pensée buissonnière. Elle est donc fureteuse et furtive, pas bien académique, avec un usage assumé de « sérendipité », c’est-à-dire l’art de saisir au bond ce qu’on cherchait sans le savoir.

J’ai interrogé et écouté citoyens et consommateurs, prospectivistes et futurologues, cherchant à comprendre les enthousiasmes des uns, les terreurs des autres.  Comment parler des certitudes tranchantes des savants et des interrogations timides des gens ? J’ ai choisi d’en parler tel que cela va arriver : du bricolé, du rapiécé, tout de bric et de broc. Pas une seconde pour s’ennuyer.

Le futur qui se prépare est un film à grands spectacles et scènes intimistes, fractures et réconciliations, explosions de sensualité et résurgences de spiritualités.

Il fallait apporter un regard radicalement différent sur le futur sous peine de le fuir en courant : il a tout ce qu’il faut pour effrayer – ironie et tendresse, curiosité et gourmandise ont donc été invitées.  Mais on verra qu’on a de bonnes raisons d’espérer. On avance dans le livre le nez au vent, dans une cybercaverne d’Ali-Baba où s’entassent, pêle-mêle, une haute technologie toujours plus téméraire et une nostalgie indécrottable. Il ne faut pas croire ou faire croire que tout ne sera qu’émerveillements et cataclysmes. Il y aura de l’insignifiant et du futile autant que de tragiques innovations et de considérables avancées. Des parcs à thèmes à l’échelle de nations économiques, des armements individuels non létaux, des fêtes des voisins et des triomphes familiaux, encore plus de voitures et des gestions de trafic toujours plus savants. On ne perdra plus ses clefs.

Christian Gatard, Aout 2009

 Demain, l’opposition entre la réalité et la fiction ne convaincra plus personne. Il faudra être très fort pour faire la différence… mais est-ce que cela sera bien nécessaire ? Tout sera question d’interprétation, de choix, de scenario personnel jusqu’au moment où on aura atteint une telle tension qu’on va lâcher prise. Un des best seller du futur sera « L’enfer, c’est moi ». Car plus on avance dans cette affaire plus il est patent que la littérature en apprend et en apprendra autant sinon plus que les thèses savantes.

 Revues de détails de quelques lignes de haute tension qui vont traverser le paysage : 

Le jeu : L’art du surf social, la glisse sur les fractures, un peu de cynisme, beaucoup de jovialité. Les jeux sexuels, les sex toys, la vie comme chasse au trésor, les serious games, les jeux d’argent, les paris sur tout, peut-être le jeu comme pratique de survie… et le fait qu’il va falloir le calmer, le jeu… c’est très fatiguant de toujours être sur le qui vive, de toujours être le héros de la fête. 

Le besoin de calme va donc pacifier le jeu. Le silence sera une denrée précieuse.

Sans cesse contrer par un phénomène généralisé – le besoin de palpation: toucher, sentir, vibrer. Les sens seront plus que jamais sollicités pour comprendre le monde.

 Christian Gatard, Aout 2009 cLe lien, la toile, les ramifications, avec pour ligne de mire le repli affinitif (être entre soi – le monde est trop vaste, les différences trop enivrantes, triomphes de communautés de sens et d’esprit, guildes…)

 Le commerce sera une fête : les produits de consommation raconteront les nouveaux contes populaires

 La technologie va disparaître embedded dans un recours généralisée aux démarches intuitives. On l’oubliera.

 La surveillance généralisée sera une transparence dictatoriale et au bout du compte acceptée voire applaudie

 Les cycles – dès aujourd’hui une rumeur qui fascine : on pénètre dans le clair-obscur d’une nouvelle renaissance – on imagine que notre 20ème siècle et ses horreurs fait écho à un Moyen Age tout aussi sombre que caricatural. Et que le 21ème est une promesse d’aube nouvelle. Retour des idéologies et des millénarismes.

Et ces cycles s’incarnent dans le recyclage des modes de plus en plus éphémères : est-ce l’incertitude face au progrès, cette pente montante vers l’infini qui donne le vertige ?

Christian Gatard, Aout 2009 b

 Les mythes – les vrais (pas les petites mythologies récupérées et bricolées), les dieux et les déesses, les grands textes sacrés sont à l’ordre du jour

La crise financière : un soubresaut qui sera remplacé par un autre, une nouvelle occasion manquée d’un purge salutaire – déluge virtuel qui peut en cacher un autre

Lady Di : une princesse sacrifiée… elles sont nombreuses à chercher à se faire élire sur l’autel de l’immolation people

Le tsunami : la colère des Dieux ne fait que commencer – le vacarme du monde Les agace toujours

La grippe porcine : le nettoyage des écuries d’Augias aurait pu se faire. Promesse non tenue. Comme la grippe espagnole : pertes et profits de l’humanité

Manger : un acte de rébellion contre les normes et une proclamation de solidarité – retour des banquets

La plage : adoration du soleil – retour aux sources, ivresse des origines, le mythe de la Méditerranée – Mare Nostrum retrouvée

Les jeux : panem et circenses à l’échelle planétaire qui ouvre la voie aux marques océaniques

La nature : les fermes en ville (tours géantes et odorantes)

Les révolutions se feront de l’intérieur par l’entremise des créatifs culturels

Le vin : quand la machine monde s’emballe il faut trouver un moyen de décélérer. C’est ce que font les femmes qui réinventent le vin comme ralentisseur du rythme de la planète.

 Dès que vous entamez la lecture de ce livre une double aventure commence : la lecture et sa contestation. Le vingt et unième siècle annonce une porosité entre le patent et l’invisible, entre l’avéré et l’imaginaire. On s’y perd. Qu’est-ce qui est réel ? Qu’est-ce qui est fictif ?

Hé bien c’est exactement ça qui va se passer.

 

 (e-dito)

à la FNAC le 11 septembre comme si vous y étiez…

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19le mythodrome
19 octobre 2009, 8 08 38 1038
Classé dans : mythodromes contemporains

 

 Le mythodrome, mode d’emploi

Laissez-vous surprendre par un objet. Quotidien, familier, peut-être un peu banal. Un objet anodin. N’importe quel nodin fera l’affaire, ils sont tous très serviables. Il vous aborde un jour ou l’autre. L’air de rien, ou l’air d’un autre. Ne vous laissez pas prendre trop tôt. Résistez juste assez. Il a tout son temps. Vous aussi. Il est là, quelque part dans le bric-à-brac universel – inventions en pleine gloire comme l’automobile, découvertes décaties comme le serre-joint, principes abandonnés comme les objets aratoires. L’objet qui vous aime prendra la parole. Ce jour-là, il faudra passer du temps avec lui, l’apprivoiser, le chevaucher, lui trouver un endroit. Les objets sont des véhicules qui voyagent en amont et en aval du temps.

Certains remontent vers les sources et témoignent à leur retour. Quelques uns ont assisté au commencement de toutes choses. D’autres descendent vers le fleuve et nous annoncent au monde futur. Quand reviennent ces voyageurs il leur faut un endroit pour se reposer, jouer, pisser, raconter: un mythodrome.

 

 

Voici le mythodrome du  COQUELICOT  proposé par Sabine Baffray

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 On avait presque pu les croire disparus, et cette année, avec le retour des beaux jours, les coquelicots peuplent à nouveau les talus, frémissant en massifs écarlates à la croupe des collines.

 

 

Début 2009, à petits pas, les coquelicots surgissent et vagabondent de toutes part, semblant prendre un souffle nouveau: dans les revues de mode et sur les rayons des magasins, on en redécouvre le goût et les vertus… A l’initiative de la marque Kenzo, ils fleurissent dans une Galerie à Bruxelles et les écolos de tous bords s’en réclament invitant au geste politique de leurs semailles…

 Le coquelicot se présente complexe : il est dit « gentil », mais il a aussi mérité le nom de « chaudière d’enfer »… Quels sont donc les différents registres et dimensions symbolique de cette fleur éclatante que beaucoup revendiquent et cherchent à s’accaparer comme emblème?

 

 11969

 

Une fleur qui vient du fond des ages.

 

Des caractéristiques bien particulières

 Fleur des champs sans odeur, rouge intense et tige fragile, le coquelicot sait attirer le regard. Il déteste être cueilli ou repiqué et pousse où bon lui semble, là où le vent a déposé ses graines, là où le calcaire abonde sur les sols bien remués. Messicole (cultivé par mégarde), depuis toujours il accompagne la culture des céréales, et on en trouve déjà des fleurs dans les tombeaux des égyptiens et les grecs en mangeaient les jeunes pousses en salade… Plante médicinale traditionnelle, cousin du pavot oriental, il a été surnommé « opium de la pharmacie familiale ». Émollient, il contient bien une vertu dormitive légèrement narcotique, qui calme et adoucit sans accoutumance.

 Aujourd’hui, presque que seule fleur à résister vaillamment aux herbicides des cultures intensives, il est arrivé à se maintenir et réapparaît petit à petit, quand l’agriculture devient plus raisonnée,  non seulement dans les champs de blé murs mais aussi sur toutes les jachères et les terrains vagues.

 Une origine mythique: un équilibre instable entre vie, mort et renaissance

 Dans la mythologie grecque, le coquelicot est associé à Déméter, mère nourricière, déesse de la fertilité. Inconsolable après la rapt de Perséphone, entre colère et désespoir, elle obtint qu’Hadès, dieu des enfers laisse revenir sa fille sur terre chaque année… et on dit qu’elle revint sous la forme d’un coquelicot… Une autre légende raconte que Morphée (Hypnos) a créé la fleur pour Déméter, pour lui donner de beaux rêves et lui permettre l’apaisement et l’oubli et que depuis, il laisse tomber le soir sur le monde pour l’endormir…

 Dans les mythes anciens, le champs symbolique est immédiatement posé dans toute sa complexité entre ombre et lumière: on est de plein pied dans la  force et la fragilité de la vie et la volatilité des émotions.

 En cohérence, la fleur porte dans son apparence les stigmates de ses origines mythiques: rouge passion et colère de Déméter, fragilité gracile de Perséphone, avec, en son centre la marque noire d’Hadès… Dans un entre deux entre vie et mort, son effet calmant, légèrement narcotique, apporte le sommeil et l’oubli, elle console et fait renaitre l’espoir. 

 A l’international, selon les pays, le coquelicot est traditionnellement porteur de symboliques bien différentes

 imagesChez les anglo-saxons, une symbolique univoque forte : le coquelicot est symbole guerrier. Dans toutes les consciences, il est dédié à la mémoire de ceux qui sont morts à la guerre

 … œillet rouge de la vive blessure, dans les champs chaque fleur rappelle une vie fauchée… 

 

 Déjà au cours des guerres napoléoniennes, on a commencé à remarquer que le coquelicot poussait mystérieusement sur les tombes des soldats morts au combat… Au cours du XXème siècle, il est réapparu massivement en France et en Belgique, sur les décombres riches en calcaire de la première guerre mondiale. Les champs nus avant les batailles se sont couverts de fleurs rouge sang ; après, les coquelicots poussaient autour des tombes, comme ils l’avaient fait 100 ans auparavant…  John McCrae, médecin dans l’artillerie des Forces Canadiennes, immortalisa ce phénomène dans un célèbre poème (In Flanders Fields)…

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 Et, depuis l’année 1921, dans tous les pays du Commonwealth (et notamment au Canada, Australie…), à l’automne, des millions de coquelicots fleurissent au revers des vestons, sur les cols, sur les robes et les chapeaux. Outre Manche, le 11 Novembre, – Poppy Day -, on décore les villes et les villages de couronnes de coquelicots artificiels. On porte un coquelicot à la boutonnière en souvenir des soldats tombés au combat …

images-31 Couleur du sang versé et porteur du sommeil, le coquelicot s’est imposé de part le monde, comme symbole des armées, des morts, des vétérans et des blessés de toutes guerres.En rouge, relais vital de la commémoration et de souvenir pour les uns… mais par trop militariste pour les autres. Pour les pacifistes, il est devenu appel à « faire la guerre à la guerre » et se porte blanc en signe de ralliement …

 

 Pour les français, cette dimension symbolique est rarement connue. La commémoration bleuet est sans commune mesure…, tout au plus, la Picardie, rebaptisée « pays du coquelicot », vente-t-elle aux touristes ses circuits du souvenir…

 POUR LES FRANCAIS, une symbolique riche et complexe

A l’image de la couleur rouge, le coquelicot est feu et sang, amour et enfer

 Le rouge, couleur orgueilleuse se dédouble en deux identités opposées: couleur du sang versé, qui purifie et sanctifie; couleur de la prostituée, de la chair souillée et des crimes. Le rouge décrit les deux versants de l’amour, le divin et le péché…

 12000Le rouge est traditionnellement couleur du pouvoir établi, de l’aristocratie et de l’Eglise de Rome, et partout de par le monde, il est devenu drapeau prolétarien de la Révolution et du sang des peuples martyrs…

 

En France, dans le vocabulaire, nombreuses expressions gardent trace de cette dualité avide de pouvoir et de violence (« rouge de colère, voir rouge »), et le rouge indique toujours la fête, on l’associe toujours à l’érotisme et à la passion.

 

 

 

En  France, le coquelicot est désinhibiteur et fantasque, il invite explicitement à cueillir les amours…Dans l’inconscient collectif français, le coquelicot exprime en général l’extravagance fantasque. Il représente la magie, l’excentricité et l’inconstance : en France, avec plus ou moins d’espièglerie ou de cruauté, on est « coquin », on est « coquine », on s’acoquine…

 Frémissant au moindre souffle de vent, dans le langage des fleurs le coquelicot signifie « ardeur fragile ». Quand on en offre, il veut dire « aimons-nous au plus vite ».Si ardent en couleur, si éphémère en substance, il signifie la fougue, la force et la fascination de la force, invite à capturer l’instant… et dans ce symbole parfait de la volupté, le sang et la mort ne sont jamais loin. C’est un symbole des amours éphémères : on ne peut avec Mouloudji saisir la volupté et vivre ce qui ne sera plus jamais et faire vivre une fleur… sans rien se dire…  dans la lumière de l’été… et puis, revoir la belle endormie à tout jamais, avec à la place du cœur trois gouttes de sang… comme un p’tit coquelicot, mon âme ! un tout petit coquelicot… voire, au delà, une évocation de la virginité à prendre: On peut aussi chantonner la ritournelle bien connue mais bien peu innocente (Gentil coquelicot, Mesdames, gentil coquelicot nouveau…) et descendre en son jardin pour y cueillir le romarin (traditionnellement utilisé pour faire couler le sang des femmes), dire que les hommes ne valent rien… et les garçons encore bien moins …, et ne rien dire des dames, des demoiselles beaucoup de bien…

 

C’est aussi un éloge des amours tardives : La « Femme Coquelicot », livre de Noëlle Chatelet, à l’affiche du théâtre Mouffetard en 2007, parle d’un amour encore tabou, revisitant à sa façon l’histoire de la Belle au Bois Dormant. Il glorifie tendrement une passion faite d’émerveillement des âmes et des corps, l’urgence pour Marthe d’être aimée de Félix, de repeindre en rouge passion son cœur fané en clamant bien haut que même à 70 ans, au crépuscule de la vie, le désir, force libre, ne meurt jamais…

 Par l’entremise du « coq », France et coquelicot entretiennent une relation étroite, bien particulière

 Nul n’ignore que le « coq » et le symbole gaulois par excellence… Or, dans la langue française, le nom « coquelicot » (par onomatopée du cri et métaphore avec la couleur de la crête) est associé au symbole viril et fièrement solaire du « coq » : il semble bien que ce soit là une caractéristique bien spécifique alors que dans toutes les autres langues le nom commun du papaver rhoeas fait référence au pavot ou aux cultures céréalières.

 QU’EN est -il du coquelicot dans la communication contemporaine ?

 Signe de résistance de la nature, symbole de vie et de mort, fleur écarlate qui apaise, symbole de gloire posthume et d’oubli… fleur de l’amour et du sang,… Le coquelicot est un paradoxe tout de vulnérabilité et de puissance, il suscite la fascination de sa force et de sa fragilité… Tout en contradiction, le registre du coquelicot est celui de l’émotion : là où chacun projette allègrement et transpose selon les grilles de décryptage qui lui sont propres.

 kenzoOn constate qu’en dehors des publicités de Kenzo, malgré, ou plutôt probablement à cause de la richesse de sa symbolique, le coquelicot reste, peu utilisé dans la communication contemporaine, notamment à l’international.

 EN France, UNE fleur symbole de vie, vivante dans LE quotidien ; Une présence QUI s’actualise et se renforce

 …comme un rappel à la vitalité fugace

 Outre son usage récurrent comme objet décoratif sur les murs et les objets usuels où il apporte gaité et bonne humeur, depuis toujours aimé des peintres, des photographes et des chanteurs de ritournelles, le coquelicot fait flores. En témoigne les champs de coquelicots de Monet. En France, au delà de ses qualités visuelles souvent spectaculaires, il est réputé stimuler la créativité. Artistes et écrivains l’utilisent souvent comme « talisman », histoire de ne pas perdre l’inspiration qui est bien souvent passagère et volage…

… comme une saveur entre nostalgie et d’enfance

 Nom de bonbons, de fées, de clowns…, nom choisi par des associations pour enfants aveugles ou mal entendant… A chacune de ses apparitions, le coquelicot résonne comme une surprise et réveille une nostalgie profonde, comme un goût de bonheur qui fleure bon le naturel et le retour en enfance.

 Gourmand_Dessert_Coquelicot_Seul

 

 

Début 2009, le voici promu en base de diverses crèmes de soin … Dans l’alimentaire, le coquelicot se faufile dans tous les rayons d’épiceries fines, pour les amateurs de saveurs retrouvées et de notes fleuries dans les gourmandises.

Il s’invite comme nouveauté dans un yaourt chez Mamie Nova.

 Et l’on retrouve le merveilleux et célèbre bonbon coquelicot qui en 1850 à Nemours lui avait donné un goût… Ce goût, il est maintenant distillé dans la limonade, le vinaigre, ou le nougat… et on peut sur cette vague aussi le déguster en confit, en cocktail, en sirop, en gâteau…

 DANS LA COMMUNICATION : Le coquelicot caracole dans le peloton de tête des symboles qui cherchent à occuper la place enviable d’emblème fédérateur pour la défense de l’environnement11800

 

… on a craint qu’il ne devienne qu’un joli souvenir. D’évidence parfait bio-indicateur du milieu  naturel où il pousse, le voici devenu force de vie en mouvement

 

 Pour leur communication, nombreux guide du commerce bio, nombreux projets ou associations écologiques utilisent le nom et le symbole du coquelicot, grand rescapé des cultures intensives.logo_hotel_5Pour IBIS, le concept « coquelicot », fleur symbole de l’enseigne, constitue le nouvel argument de vente phare. Par une démarche éthique pionnière, en réponse aux attentes de plus en plus nettes de ses clients en matière de respect de l’environnement, la chaine lance, depuis quelques années, une stratégie environnementale (éco-conception, économie d’eau et d’énergie, recyclage…) et développe un programme de certification de ses hôtels aux normes environnementales ISO 14001.  Nouvelle architecture, nouveau design : le coquelicot s’impose dans les hôtels de la chaine et orne largement portes et moquettes…

 … signe de la révolte et de la colère, synonyme d’espoir et de renaissance, c’est un porte drapeau rebelle

José Bové, le candidat altermondialiste avait trouvé en lui son symbole de campagne.

Le coquelicot est a l’affiche du film militant de JP Jaud (Nos enfants nous accuserons) qui brosse un portrait sans concession sur la tragédie environnementale qui guette la nouvelle génération.images-1Depuis le printemps 2009, un groupe de semeurs volontaires appelle tout un chacun à en semer des graines … La « Révolution coquelicot » invite à un geste poétique (parce que sa fleur porte une couleur de révolte, parce que sa tige est fragile, parce qu’elle naît de peu, parce que son geste est profondément non-violent) ; à un geste militant; simple et politique … Ainsi, en juin, partout fleuriront les coquelicots, chaque fleur portant en elle l’idée du refus et de la résistance de la masse anonyme, tendue vers un autre « possible », sans dieu ni maître……

 Les communications déclinées à l’international, qui utilisent le coquelicot, restent exceptionnelles. L’approche veille alors à être indirecte et générique, … surfant sur le thème des valeurs pérennes et respectueuses « que l’on ne piétine pas »

 

 

 

En témoigne cette campagne, en 2001, pour l’Audi Allroad, (capable de franchir tous les obstacles « sauf ceux que vous vous interdisez de franchir »). L’expression se garde bien d’être trop précise : sur fond clairement bucolique, libre à chacun de définir l’interdit qui lui convient (environnement, enfance, morts pour la patrie…) !

 

Par un retournement, en jouant à la fois sur le désir de domination et de valeurs individuelles positives, la sensation de maîtrise des éléments et des émotions est donnée au bénéfice de l’attrait pour un puissant 4X4, qui n’a rien d’écolo…

Les campagnes de la marque Kenzo par leur approche frontale constituent une exception en tous points exemplaire

Oser une fleur inodore en emblème de parfum star : une démarche volontaire, totalement non conformiste.

Quand en 2000, le japonais Tanaka Kenzo associe coquelicot et parfum, pour créer FLOWER, cela ne relève en rien de l’ignorance : depuis près de 30 ans il vit dans les milieux de la mode parisienne… Cela relève d’une identité artistique originale, pleine d’inattendu et de malice. Il donne au coquelicot une odeur, un parfum floral oriental, énergique et sensuel. Ce parfum comme toute création a une symbolique : il raconte une histoire qui passe par sa flagrance mais aussi par tout ce qui fait le produit : son flacon, son emblème, sa communication… conforme à l’image de la femme moderne. rad3EE26

 Il est probable que l’idée de Flower ait germé au croisement des cultures françaises et japonaises : au japon, on se parfume très peu, la meilleure odeur est l’absence d’odeur… et les parfums français y ont quelques chose de mythique; le rouge est la couleur fétiche de Kenzo, le couturier ; le coquelicot, fleur nomade, fragile et forte, fantasque et voluptueuse, pousse partout, dans la nature et dans les villes…

… Et doit-on ne voir qu’une coïncidence si le logo de l’année de France au Japon (1998-99) s’était présenté sous la forme de deux coquelicots entrecroisés (… alors que le coquelicot est une fleur bien française, son côté sauvage, non apprêté, rappelle aux Japonais la fleur de cerisier, symbole de la brièveté mais aussi de la beauté de la vie….)

 A produit audacieux, communication forte et audacieuse !Des opérations puissantes et spectaculaires sur la nouvelle vague du marketing alternatif

La communication de FlowerbyKenzo, à grand renfort d’investissements financiers à opté pour une approche décalée et choc, pour des événements tous spectaculaires et novateurs. Lors du lancement, en mai 2001, 150 000 coquelicots sont plantés devant le Centre Pompidou à Paris pour être ensuite distribués aux promeneurs… Puis c’est au tour de Singapour et de Hong-Kong… de Londres, Vienne, Milan, Buenos Aires, Mexico…

 En 2008, fort de son succès, le coquelicot de Kenzo se cueille dans les parfumeries et les internautes sont invités à donner naissance à un champ virtuel à l’occasion d’un concours international de photographie… En décembre, à Paris et Lyon, 50 000 coquelicots sont à cueillir sur des 4X3 et des abribus Decaux… en mai 2009, c’est au tour de la Galerie de la Reine à Bruxelles…

 Partout de par le monde, l’initiative est remarquée… Les coquelicots se cueillent sur les pubs et, comme un cadeau, se ramènent à la maison où ils ne fanent pas (on me cueille et je m’enchante…).

Fonctionnant sur les registres de la séduction et du désir, les annonces presse et TV, tout en subtilité, semblent veiller à pouvoir être décryptées selon des nuances différentes dans les pays et cultures cibles.Gageons, que l’annonce presse, pour un regard français (en référence immédiate à la symbolique même non consciente de la fleur), se décrypte là une évocation de la perte de virginité. Cela, on peut d’ailleurs le lire dans quelques blogs sur Internet, qui soulignent que le modèle (Shu Qi) a débuté dans des films pornographiques: chacun des éléments de l’annonce est lu dans cette dimension agressive: la fleur au sommet des flacons est symbole d’une virginité qui vient tout juste d’être prise ; la ligne des gratte-ciel vient rappeler la turgescence des flacons ; la tache rouge en bas est  sexe féminin ; les ronds rouges pourraient être assimilés à des gouttes de sang…

Il est fort à parier que dans la lecture des anglo-saxons « le corn poppy des soldats morts » est gommé et se dissout dans une sensualité, elle, beaucoup moins sulfureuse.

Soulignons cependant, par ailleurs, que pour certains, une dimension guerrière est directement présente. D’aucuns reconnaissent dans les flacons une référence directe aux sabres et couteaux japonais « plutôt sous la forme shirasaya,… qui vont par trois dans un râtelier »… Et cela modifie peu la métaphore sexuelle, puisque les armes sont symboles phalliques, mais la replace dans un contexte culturel spécifique… Et Shu Qi est alors connue comme actrice de films d’action…

Dans le film publicitaire de Flowerbykenzo, on voit la belle Shu Qi, réveillée par une luciole. On la suit dans sa promenade nocturne, sur la capot d’une voiture (pieds nus !) puis dansant, mutine dans la nuit sombre, comme enfantine, en suspension, guidée par les lucioles rouges. Avec l’aube, la belle marche dans une lagune, les lucioles ont donné naissance à un champ de coquelicots…

Là le vecteur « lucioles rouges » (et les lucioles rouges, ça n’existe pas) est particulièrement bien venu. On est dans la fantaisie, dans le rêve, dans la magie, dans la féminité libre et poétique. Les anglo-saxons verront peu les coquelicots, simples fleurs rouges au lointain. Les français sont invités à une nouvelle lecture pour un coquelicot, plus mutin, plus innocent, plus souriant… mais tout aussi fantasque et sensuel.

 Kenzo fait aujourd’hui partie des très grandes marques de parfum dans le monde. On dit que les fleurs n’ont pas ou peu de nationalité, mais lorsque Kenzo, « de par le fait du prince » a choisi le coquelicot comme emblème d’un de ses produit vedette, toutes les femmes du monde ont commencé à regarder cette fleur autrement.

 

Il était sans odeur, fleur des champs qui fane dès qu’on la coupe, voici qu’il pousse dans les villes, fleuron de la parfumerie mondiale, il porte le luxe en lui; pour les français, il était inconstance, luxure, fugacité et sang, pour les anglo-saxons emblème des morts au combat, le voici devenu vibration pérenne et précieuse … le voici qui fait écho sur fond de sensualité à l’image de la femme d’aujourd’hui et de toujours.

 

 Pour les années à venir, il est probable que Kenzo et coquelicot continueront à être associés dans les esprits. Dans l’aventure, le coquelicot a gagné de nouvelles dimensions symboliques plus monolithiques et consensuelles… De nouveaux territoires de communication sont ouverts. Le coquelicot existe maintenant pour le monde entier.

 

 

 

 

 
 
 
 LE PAPILLON, une contribution de  Sabine Baffray
  

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Pas de doute, le papillon est tendance ! Partout il déploie ses ailes, blanc bleu, multicolore ou encore, plus rarement, sombre et noir.

Alliant qualités décoratives et image émotionnelle puissante, le papillon est dans l’air du temps. On le retrouve dans de multiples supports (mode, décoration, accessoires, bijoux, tatouages, expos, livres…), et bien sûr, très nombreuses publicités. D’où vient donc cet engouement soudain ? Est-ce la grâce ou la légèreté qu’il évoque ? Sont-ce les couleurs si variées de ses ailes ?  Papillon de jour, papillon de nuit : de quels papillons parle-t-on ? A quelles symboliques se réfère t-on quand aujourd’hui on l’aime et l’arbore à tout va ?

 

Dans ses ailes irisées, le papillon est porteur de multiples symboles. Diurne ou nocturne, il  n’a jamais laissé les humains indifférents. 

A l’origine, symbole de métamorphose, de renaissance et d’éveil à la sagesse, incarnant l’espoir, on le retrouve dans la mythologie et les légendes du monde entier. Turquie, Mexique, Japon, pays Bambara…, repris  dans toutes les traditions spirituelles de l’humanité, le papillon a depuis toujours inspirés artistes, poètes et philosophes.

Souffle vital échappé de la bouche de l’agonisant aztèque ou quittant un corps sur une fresque de Pompéi…, baptisé Psyché  (l’âme ) et brulé aux feux purificateurs de la passion, dans la torche d’Eros…, souvenir du guerrier mort accompagnant le soleil en jouant parmi les fleurs…, butinant  une fleur de l’inquiétant chardon au milieu du panneau central du Jardin des Délices de Jérôme Bosch…, associé à l’ange qui se nourrit de lumière et apaisement pour les chrétiens…, dans sa symbolique authentique, le papillon représente, du fond des temps, l’âme débarrassée de son enveloppe charnelle.

Le papillon n’est pas que lumière, il a un double visage. Nocturne, image de l’épreuve chtonienne, il porte le sceau des Enfers et se brûle aux chandelles. Sphynx-Tête de Mort (Acharontia Atropos), tirant son nom du fleuve infernal où il est né, la légende veut qu’il se soit libéré par une déchirure de la terre à la mort de Pan. Sa chenille se nourrit de Belladone et de Datura, il émet une sorte de cri mélancolique propre à sidérer. Multiples superstitions sont rattachées au papillon de nuit. De sinistre réputation, il rejoint la chauve souris dans l’arsenal de la magie noire et des cauchemars.
 

Fascinant et toujours bien vivant, aujourd’hui comme toujours, d’aucuns se plaisent à le convoquer et à s’en réclamer.

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Le papillon a volé sans discontinuité au travers des siècles et il est aujourd’hui plus que jamais présent. Pour inspirer couturiers et publicitaires, le frêle insecte nous revient nanti de significations complémentaires voire assez éloignées de sa symbolique première.

 

A PETITS BATTEMENTS D’AILES, LA « TENDANCE PAPILLON » A ENVAHI NOTRE UNIVERS

Papillonner, c’est butiner, à droite à gauche : serait-ce être libre ou bien éphémère?

Orphique, il est érotique, légèreté et inconstance. Psyché  (l’âme, enfant papillon), devenue immortelle, digne compagne de l’Amour, n’est–t-elle pas mère de Volupté ?

Fugace et fragile, il symbolise tout à la fois l’imagination, le rêve et la réalité, le jour où Tchouang-Tseu se réveille en émoi parce qu’il a rêvé être un papillon….

 

Il y a bien des choses à dire sur ce petit insecte.  Au sortir de sa gangue, sur les ailes du paradoxe, il se décline, comme sur mesure… Pour chacun, réussite et couronnement après l’effort, recherche fragile d’un idéal de beauté, il représente la femme pour sa grâce et sa légèreté, il symbolise l’immortalité, la nature… libre cours à la magie de l’imagination !

 


 

Almost too rare to wear, dans sa symétrie et ses couleurs, il correspond à merveille avec l’utilisation de la campagne Nike.

Pour Reebok, l’effet visuel du merchandising est saisissant.

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Beauté évanescente et mystérieux dans ses métamorphoses, il est  une des icônes de Van Cleef & Arpels, marque des parfums by Mariah Carey ou symbole de la marque Annick Goutal où on le retrouve sur chaque modèle.

Nœud rose dans le logo d’Eden Park, c’est un état d’esprit, un mélange de rigueur, de fantaisie et d’humour.

Tatoué sur l’épaule de Laure Manaudou, mélange d’exigence acharnée et de batifolage, capacité à se régénérer au travers de l’épreuve, il incarne toutes les valeurs et les qualités de la personnalité à laquelle aspire la nageuse.

Quand il nous parle des malades vulnérables, de soins palliatifs, de lèpre ou de tuberculose, il est espoir, dans l’alchimie d’un imaginaire qui mène à la sortie de la chrysalide.

 
 

Légèreté, alternative aux nuages, et aux plumes, il symbolise la bière Guiness Diet avec son poids équivalent en calories.

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Symbole de transformation pour une seconde vie dans le bien être, le temps libre et la joie, il devient « Papi’on » pour un salon senior chez nos amis de Liège.

S’il est liberté quand il parle d’Ingrid Betancourt, est-il encore liberté ou bien symbole d’éternité pour Microsoft, devenu incontournable de l’informatique ! 

… de fait, aujourd’hui, pour parodier le papillon zen en Origami des nouveaux forfaits d’Orange : « il se plie à toutes vos envies, sans limites ».

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DEUX ASPECTS NOUVEAUX POUR LA SYMBOLIQUE CONTEMPORAINE DU PAPILLON (la dimension « nature », l’ « effet papillon »)

- LE PAPILLON NATURE : le mythe infléchi en décalage

Aujourd’hui, nous avons relégué les filets de notre enfance… plus il est devenu rare dans nos jardins et nos prairies, plus se pose, plus il s’expose… Il faut dire que le papillon, revisité vient d’enrichir récemment sa symbolique. Il est devenu le marqueur de la nature et de sa protection.

C’est bien évidemment cette dimension que Nature et Découverte met en avant dans ses vitrines où un énorme papillon multicolore suggère en outre, foisonnement et variété de l’offre.

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Dans une pub Camper, on le voit minuscule (en haut, à droite du bonzaï), en touche finale. Il apporte à « l’imagination en marche » et à l’anticonformisme ambiant, une pointe d’écologie et d’attention aux détails.

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 Pareillement  est-il convoqué dans la publicité des industriels. Veolia réfère explicitement et directement à cette dimension (vous voyez un papillon, nous nous y voyons un défi pour rendre les transports plus agréables et moins polluants …)

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Depuis, c’est plus insidieusement que d’autres se sont engouffrés dans la déferlante « environnement ». En témoigne la publicité de marques automobiles comme Volkswagen où apparaît discret mais bien présent, un papillon blanc: alibi ou promesse d’évolution, sinon de révolution.

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 Rare insecte aimé des hommes, le papillon peut même se faire innocence.

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Ainsi, dans une annonce, en toute innocence, on le voit jouer le rôle de l’étoile des rois mages pour guider gaiement, les impétrants vers une société de crédit…

  

- L’EFFET PAPILLON : le mythe revisité

« Un battement d’aile de papillon au Brésil peut-il déclencher une tornade au Texas ». Quand E.N. Lorentz  réussit le tour de force de transformer un domaine mathématique rébarbatif en une féerie romantique et vulgarise sa théorie du chaos, « l’effet papillon », le symbole déjà si chargé du papillon se trouve redéployé vers une nouvelle acceptation: il devient enchaînement d’événements, espoir, promesse ou crainte du devenir.dvdeffet-pap 

La publicité de Guiness : Tipping point (la chute des dominos) s’inscrit directement dans cette mouvance. (les bonnes choses arrivent à ceux qui savent attendre). Le spot est aussi le plus couteux de la marque de bière.

 

La plus parfaite illustration de l’effet papillon reste cependant, à ce jour, celle du spot de l’assureur US, Nationwide « qui assure pour n’importe quels risques ».

Un papillon sur un rétroviseur de voiture déclenche une alarme … et dans une réaction en chaine les catastrophes se succèdent et s’amplifient jusqu’à l’improbable destruction du toit d’une maison.

 DANS LA SYMBOLIQUE COMTEMPORAINE, L’ARCHETYPE DU PAPILLON SE TROUVE REENCHANTE

Tout en modulation, le papillon cible les femmes. Quand les designers se creusent la tête pour les toucher, ils en appellent à ses ailes : un soupçon de liberté, de respect de la nature et beaucoup de féminité

 

Voici le Fruité Catalan, nouvel habillage, quand la cible féminine devient le souci des responsables marketing.

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  Kuoni n’est pas en reste, tout en féminité et fraicheur.

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Légèreté, insouciance, éphémère, le papillon est de nature à faire rêver les femmes de liberté et de vacances.

 

 
 

 Nature et sophistication, la femme est papillon…  

France Gall, Céline Dion, l’inénarrable Cindy Sander le chantent et se consument pour lui.

Avant l’envol et le grand voyage, on l’invite à papillonner, nuageuse, tout à son aise dans les duty freep1020419

 Ara, la fille de Philippe Stark joue avec l’imaginaire de la femme papillon.

Que veut-elle nous dire ?

  

Fantasque, aux ailes chatoyantes irisées de milles facettes… Femme phalène aux habits  de couleurs, réinventée lentement par ses transformations multiples, elle s’envole peut être vers son Soi, vers l’harmonie avec l’univers, englobée dans la totalité. Sans le savoir tout à fait, elle ressent et affirme son identité cosmique en convoquant Psyché, la présence des archétypes qu’elle porte en elle.

Héritière et oublieuse de ses mères suffragettes, la femme  butine de fleurs en fleurs. Elle se nourrit, toute puissante, et ensemence aussi, dans l’urgence d’une mode ou, comme dans la préscience de la fragilité et de l’éphémère de sa condition…

 

 Entre soleil et enfer, entre éphémère et immortalité, entre rêve et réalité, porteurs de lourds paradigmes, le papillon se rattache à des inconscients intemporels et universels.

On aurait pu croire le filon banalisé, exploité jusqu’à ses derniers recoins. Revisité et recyclé, il s’inscrit dans la revendication de la nature protégée, dans la théorie du chaos et la féminité consciente et triomphante. Il renait à nouveau de la chrysalide où il s’était endormi.

Signe des temps ou expression d’une immémoriale impermanence ? Nécessité ou simple effet de mode ? La question est posée.

 Nous le savons bien, depuis longtemps, il s’envole dans les mailings.

Et d’ailleurs, le plus simple et le plus efficace moyen de ne plus recevoir de publicité dans sa boite aux lettres n’est-il pas d’y apposer un papillon « stop pub »!

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Sabine Baffray
 

vous avez déjà des mythodromes familiers:
LE CARREFOUR http://www.e-dito.com/carrefour.asp
Le transculturalisme, c’est échapper aux barrières de l’identité fixe. C’est être à la fois soi-même et un autre.
LE MASQUE http://www.e-dito.com/masque.asp
La Pub pour Malibu et celle pour la Mêlée des Cultures pour le Musée du Quai Branly. Deux exemples qui donnent une actualité immédiate à un thème venu du fond des âges.
LE PERROQUET http://www.e-dito.com/perroquet.asp

Eté 2018, l’individualisme reste toujours furieusement tendance mais il aura de nouveaux moyens de s’exprimer. Blaise Gingembre s’est demandé où et comment cela allait se passer.
 
LE SAC http://www.e-dito.com/symbiosis.asp
Un ami romain regarde dans le sac des dames italiennes
LE SAUT http://www.e-dito.com/saut.asp
La marque Lacoste, s’adossant au saut de René, son héros-tennisman fondateur, semble avoir donné le la l’année dernière.
LES PIEDS http://www.e-dito.com/pied.asp
Pas de magazines sans que l’on rencontre pléthore de chaussures en gros plans (à talons, haut de gamme ou plus casual), mais des pieds nus, non !
dans quelques jours retour des PAPILLONS.
et c”est donc ici que vous allez découvrir bientôt quelques jolies choses:
- le sémiodrome des ventilateurs
- le mythodrome des objets aratoires et des culs de camions
- bientôt, dès que j’ai un moment, le mythodrome des serre-joints
- le mythodrome des mascarons est largement évoqué dans la catégorie MASCARONS. On en fera la théorie ici.

 

Dans les archives d’e-dito



pas vraiment un blog… disons un hub en travaux…
5 octobre 2009, 10 10 38 1038
Classé dans : Le Blog de Christian Gatard

 

L’essentiel  est disséminé dans l’ensemble du blog. Pour autant les pépites dévoilées y sont nombreuses. An acquired taste, comme ils disent. Pour visiter passez par les CATEGORIES juste là à gauche…

 

tout en bas une sorte de bio de Christian Gatard… vraiment tout en bas…

 

 

quelques bribes ci-dessous

à écouter d’urgence www.alexjacquemin.com

ZANCHIN

 

 

Un  chakra d’énergie et de conscience? Il régule la descente vers le Vieux Port. A vérifier à Marseille.

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Sur l’Hudson, New York, en mars 2009.

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… en miroir avec le blog de David Genzel : le premier commentaire sur les photos d’Olivier Roller.

http://davidetceline.over-blog.com/

L’exploration des photos d’Olivier Roller de publicitaires s’annonce fabuleuse, de l’ordre de la fable, du récit légendaire. Chevalerie sans sourire. Les sourires sont bannis? C’est que le sourire est un masque qui cherche à neutraliser le voyeur. Débarrassés de cette inutile et vaine connivence, les visages racontent une histoire tumultueuse, assourdissante. Cohorte urbaine, les publicitaires peuplent la ville et jouent le rôle de turbulents mascarons descendus des façades. Leur métier n’est il pas précisément de faire parler les murs! En chaque image, chaque visage, un silence intense, comme le recueillement avant le tournoi, le bivouac avant la bataille, l’oeil du cyclone avant la tempête. Chaque photo est une histoire puissamment individuelle et exclusive. L’accumulation des photos crée, elle, une sidération: quelque chose d’absolument unique appartient à chacun, est partagée par tous.

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(à suivre)

 

 
 

 

 

 

… à part ça, ce projet d’installation de dayak apotropaïque. Il sera bientôt  en Touraine. Les figures de mythodromes se construisent peu à peu. Pour mémoire: le mythodrome des mascarons a son blog, celui des serre-joints et celui des objets aratoires restent à affiner…

 

 

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ces mythodromes seront bientôt racontés dans le séminaire de Pascal Ory à l’EHESS. J’en dirai deux mots bientôt…

et il y a toujours ça:

Pour comprendre le monde d’aujourd’hui et celui qui se prépare, dans ses multitudes et ses paradoxes, pour s’y reconnaître et s’impliquer, e-dito propose son HUB. Hub ?  … une sorte de « multi-prises », un concentrateur qui permet de faire communiquer entre eux le monde réel, les univers virtuels du net, les études sociologiques et la création culturelle.

C’est un matériau composite de nouvelle génération. Du « dur », du « soft », du « prospectif »…

Le « dur » du Bureau d’Etudes est situé 3 rue Aumont Thiéville à Paris 75017. Il propose aux acteurs de l’économie, de la culture et de l’industrie des études qualitatives internationales. Des études ad hoc et des centaines de références dans tous les domaines. Gatard et Associés fête cette année ses 25 ans d’activité.

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Le « soft » c’est le site e-dito.com, le cabinet de curiosités de Gatard et Associés. 8 années de présence sur le net. Regards, analyses et bonnes prises sur le culturel qui explique et implique.

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Le « prospectif », ce sont les nouvelles méthodologies d’études, de regards et d’intelligences sur le monde vers lequel on va. Nos vingt prochaines années ?

 

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Ce HUB, vous y êtes…

 

 

 

To find one’s way and get involved, to make sense of today’s world and predict what the future holds (in all its diversity and paradoxes), Gatard & Associates is proud to introduce its HUB. Simply put, the HUB is a space where different worlds converge: the real world, virtual universes, market research and cultural creativity. What is this HUB made of you may ask? Of ‘hardware’, ‘software’ and ‘forecasting’… The ‘hardware’: our offices located at 3 rue Aumont Thiéville in Paris’ 17th district. A meeting ground for businesses, cultural representatives and ad hoc qualitative researchers. Given its credentials – Gatard & Associates is celebrating its 25th year in 2009 -, the hub has already accumulated hundreds of references from which to build upon. The ‘software’: our website – www.e-dito.com – and its busy blog, or 8 years of comments, analysis, creativity and human involvement.  The ‘forecasting’: new research methodologies, fresh intelligence and eye-opening insights into what is about to unfold.

 

 

Ci-dessous, toute l’actu des curieux, n’ayez pas peur, enfoncez vous dans la page…edito-logo

 

le 15 février

 Dans la série découverte voici Bernard Duplé. Un type qui nous écrit

… moult remerciements pour vos sites associés vos liens divers et variés et e-dito  / pure merveille d’un siècle plein de futur basé sur nos cultures multi-polaires / j’ai passé deux après midi entier de surf , j’en ai des crampes à la souris et un affolement des zygomatiques, /émoustillement neurologistique, perfectionnement oulipiste, métamorphose linguale ….

 on ne peut pas rester de glace… alors on va y voir de plus près… 

 www.bernard-duble.com

bernard-duple

La recherche de Bernard Dublé dit “GK”, aidée pendant plus de 10 ans par le laboratoire Conception Produits Nouveaux de l’Ecole Nationale Supérieure Des Arts et Métiers de Paris, a abouti à la numérisation d’une forme archétypique nommée Lolart ©. Lolart © est horizontalement un poisson, verticalement une femme et en position renversée un vase. C’est une oeuvre anthropo-zoomorphique, un « courant d’Art Techno  Conceptuel  Métaréaliste ». Avec son concept de découpe Lolart ©,  Bernard Dublé travaille depuis plus de 20 ans, principalement la sculpture. Il exploite tous les vecteurs de l’Art Contemporain en utilisant la forme à différentes échelles, en positif ou négatif, aussi bien pour les peintures, les installations que les vidéos. Il a exposé à Paris, Bruxelles, Château Royal d’Amboise, Tours, Rambouillet, Chatou, Nantes, Monts, Issy-les-Moulineaux, Il a vécu à Nice, Paris, Tours…

On lit sur son site:  Avec le «  lolartisme » le visible et l’imaginaire vont se côtoyer comme l’ombre et la lumière… Duplé est  sur des pistes qui nous sont familières… à suivre, donc.

14 février

Philippe di Folco a le goût de bien des choses. Voici son GOÛT DU SEXE au Mercure de France qui donne envie de se replonger dans Fleur en fiole d’or , dans Pierre Louÿs et tous ces garnements et garnementes lubriques et charmant(e)s…

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4ème de couv’: Depuis toujours, la littérature s’intéresse au sexe et le sexe s’immisce dans la littérature : des milliers de références en témoignent, l’Enfer pour les uns, un Paradis pour d’autres. Loin de l’interminable et répétitif catalogue de galipettes, positions et fétichismes, cette anthologie privilégie le style, l’inventivité, la richesse du vocabulaire, l’humour, l’originalité et la sincérité des situations. On prend goût, on prend plaisir à lire cette littérature quand la langue s’y fait labile et aventureuse, et met en scène désordre, luxure et volupté, dans un débordement des imaginaires qui semble vouloir nous révéler quelques secrets… À explorer en compagnie de François Rabelais, Colette, Pierre Louÿs, Louis Aragon, Georges Bataille, Guillaume Apollinaire, Jean Genet, Stendhal, André Pieyre de Mandiargues, Nina Bouraoui, Oscar Wilde, Guillaume Dustan, Marguerite Duras, Bret Easton Ellis, Jacques Serguine, Marie Nimier, Sade, Martin Amis et bien d’autres…

moins coquin mais même sujet:

Olivier Parent  http://www.avenir.youvox.fr/ accueille cette semaine mon idée de – Psychodrome à écran -  Son projet de journalisme prospectif explore avec bonheur les horizons qu’on se prépare. Dans ces fragments et ces passages furtifs se dessinent l’histoire de nos désirs. Ce texte est aussi en ligne dans L’ESCALE PROSPECTIVE (voir en haut à gauche sur cette page).

 

et aussi cette semaine:

Delphine Volange et un récital sidérant http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=169305373

Michel Lascault et les poésies de Charles d’Orléans 

Jean-Francois Minne et le barouf à Neuilly

Philippe di Folco et les photos interdites d’Evgueni K.

Philippe Cahen et les signaux faibles

Benoît Peeters et Les Impressions Nouvelles

Brice de Villers et les machines désirantes

Jean-Yves et Sophie Corre et leurs blogs effrontés

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Concert de Delphine Volange – intense, sidérante artiste – samedi soir 7 février à l’Archipel,

 

De quelle planète vient-elle? Volange est-elle déjantée ou gravement lucide? Vous choisirez.
Elle chante des mots signés Brigitte Fontaine, Marie Nimier, Thierry Illouz, Françoise Mallet-Joris, Isabelle Adjani ou d’elle-même (majoritairement) sur des musiques de Ferdinand Berville, Serge Gainsbourg, Bertrand Belin ou Marc Gauvin.
Sa voix cristalline se fait émouvante à souhait lorsqu’elle évoque son mal intérieur ou les voyages immobiles, suave sitôt qu’il s’agit de se rendre chez Ladurée ou Bonne maman, percutante si on la traite de “précieuse” ou face à la rumeur du monde, sensuelle à l’évocation de bijoux délicats ou de Paris Hilton.
     

     http://www.myspace.com/delphinevolange 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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 … et voici un monde à mi-chemin du quinzième siècle et d’aujourd’hui. Un monde avec des princesses lointaines, des hommes dévorés de solitude, avec des guitares électriques et des saxophones.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Michel Lascault, accompagné de Sandrine Liochon, qui lira les textes dans leur version originale,  présente son  nouvel album :

Chansons d’amour du quinzième  siècle 

le mercredi 11  février 2009

au Centre de la chanson

24, rue Geoffroy-l’Asnier

75004 PARIS.

De 18 à 20 heures.

Métro : Pont-Marie ou Saint-Paul

Parking : Pont-Marie

14 titres, poèmes ou chansons du quinzième siècle, principalement de Charles d’Orléans, mais aussi de Christine de Pizan et d’anonymes.

Ont mis leur touche dans cet album Eric Löhrer, Bubu Bricole, Travis Bürki, Xavier Ferran, Annie-Gabrielle Mallet, Virgile Vaugelade, Stanley Smith, Vincent Lepape, Alan Ward, Fabien Krzyzanowski.

Titres en écoute :

http://mlascault.free.fr/CD/quinziemesiecle.htm


 

 7 février

Déjeuner hier avec Jean-François Minne qui a publié HOLD UP SUR LA MAIRIE DE NEUILLY

 

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  Quelle chose étonnante que ce livre pétillant, impliqué, ( embedded, faudrait-il sans doute dire), effronté et militant. Récit de navigateur dans un 92 rugissant, mugissant, c’est un parcours hors d’haleine dans un microcosme qui se bricole au jour le jour entre morceaux de bravoure et miettes pusillanimes. Effet garanti ! Nous avons eu des parcours parallèles, Minne et moi, des doubles vies qu’on ne se soupçonnait pas. Pendant que je m’aventurai au cœur de Bornéo chez les tribus dayaks, il ne prenait pas moins de risques dans les tribus de l’Ouest parisien. Nous étions donc décidément de la même cohorte : des buveurs de café fort.  

4 février 2009

une info de Philippe di Folco, donc prioritaire: une expo très curieuse, ethnobizarre (organisée par  Thomas Chaumont), qui sera ouverte le mardi 17 février

“PRUTJIA”
Photographies interdites d’Evgueni K.
présentées par Sydney Applebaum (PHOTO JOINTE)

Evgueni K., né en 1969, est un photographe de mode né en Russie, menacé par la censure dans son pays. Une première en France.

Galerie Bar Le Politburo
25 rue du roi de sicile
75004 Paris

19h. – Minuit.
sydney1

3 février 2009

philo1

 

La nouvelle vie d’e-dito se met en place.  Voici une contribution de notre philosophe maison, Brice de Villers. Histoire de remettre les choses à leur place.

 

 

 

Dis-moi comment tu fonctionnes…  

Pour expliquer, justifier, excuser un comportement, nos contemporains ont de plus en plus recours à l’ expression «  c’est comme cela que je fonctionne ». A-t-on affaire à des machines, à des organismes génétiquement robotisés ?

On sait l’influence des neurosciences et des théories comportementalistes – depuis le fameux behaviorisme des années 30 – sur la démarche et les soutiens psychologiques en tout genre. Mais qui est au principe de ces fonctionnements ou dysfonctionnements ? mon corps ? un amas de cellules ? un tas de neurones plus ou moins bien organisés ? un enchaînement de fonctions saisis dans une chair ? Dans toutes ces hypothèses, ce qui fait ma particularité d’individu disparaît derrière la transparence d’un système dont le « fonctionnement » est descriptible et surtout prévisible.

Loin de revendiquer une histoire, des intentions, des doutes ou des désirs, « je » fonctionne comme une bonne vieille machine à écrire, à parler, à me déplacer, à tousser ou à hoqueter comme ma guimbarde qui par ces frimas a du mal à démarrer.

Chacun en vient à parler de soi non plus comme « qui » il est mais comme la manière dont il se donne à décortiquer.

Bien sûr, me direz-vous, c’est l’environnement techno-scientifique qui favorise cette lecture de soi mais ne serait-ce pas plutôt une facilité de langage et d’action qui nous ferait oublier notre liberté, nos choix, nos décisions bien plus difficiles à comprendre et à faire comprendre ?

Bizarrement, on « fonctionne » ou , plus souvent d’ailleurs, on « dysfonctionne » , pour parler vulgairement, on « pète les plombs » de l’armoire électrique que nous sommes devenus mais en même temps, on s’imagine unique, particulier, singulier , en un mot, un Narcisse pour magazine.

Lorsque Deleuze et Guattari parlaient de «  machines désirantes », ils échafaudaient un mécanisme organique animé de pulsions proprement humaines, le désir, le délire, la frustration, le vouloir-dire.

Si l’on en vient à réduire la « machine désirante » en simple machine, c’est toute l’aventure de l’individu qui se trouve atrophiée, parce que lui manque les hésitations, ratés, essais et réussites qui font de la vie de chacun de nous tout sauf un programme coordonné d’actions que le moindre plombier pourrait surveiller et réparer si besoin est.

Si tu me dis comment « tu fonctionnes », je ne te dirai pas qui tu es mais ce que tu représentes comme ensemble d’organes explicables et descriptibles.

Machine si vous voulez mais toujours et en même temps désirante   

    

 

 

 

 

 

La video de l’apéritif littéraire du 16 janvier 2009 filmé par Vladimir Peeters. Moments épiques.

http://vimeo.com/2914598

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le 18 janvier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle réussite de l’apéritif littéraire de vendredi. Une centaine de personnes, des trouvailles et des retrouvailles. Bref un passage dans le monde réel. Luc Dellisse résume bien ce qui s’est passé : l’écoute, la rencontre, l’accueil fait aux auteurs –  l’ambiance, le sentiment de participer à une manifestation culturelle de qualité et « d’en être », bref, l’effet « rendez-vous d’e-dito » – les ventes, l’intérêt pour les livres, la circulation du catalogue – la reconnaissance du travail des IMPRESSIONS NOUVELLES : un éditeur qui ne publierait que de bons livres, qui n’auraient que des auteurs intelligents.

 En 2009 nous allons tenter une nouvelle expérience avec e-dito. Nous allons inverser les polarités. Nous allons transformer le site en blog – même nom , bien sûr, même adresse sous wordpress. Le site sera la salle des archives, il restera donc présent. J’expliquerai tout ça bientôt.

    Le vendredi 16 janvier, apéritif littéraire au 3 rue Aumont Thieville dans le 17ème à Paris. Flyer ci -dessous.  

    

invitationgatard

  

 Quelques tips, genre cadeaux de nouvel an:

 Tout d’abord , le dernier livre de Benoît Peeters – ECRIRE L’IMAGE, un itinéraire – Passionnant récit d’apprentissage, essai et autobiographie, c’est un livre qui se lit comme on écouterait la narration d’un explorateur revenu d’un voyage haut en couleur dans le Paris littéraire et intellectuel des deux ou trois dernières décennies. Peeters est tout à la fois créateur et observateur participant, actif et attentif, écrivain et cinéaste, scénariste et essayiste, éditeur et concepteur d’expositions. A vous couper le souffle. Et encore vous n’avez rien vu. Ce livre n’est qu’une étape. Lecture de bivouac. Il est déjà en route vers ses nouvelles aventures.

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Ensuite, une visite du site  A.Word.A.Day créé, piloté, alimenté avec une belle énergie par Anu Garg à l’adresse:  http://wordsmith.org

Wordsmith est une communauté en ligne d’un demi-million d’internautes qui se délecte tous les matins de mots nouveaux ou redécouverts, de vocabulaires revisités, des jeux de mots, de tournures de phrases. C’est en anglais. C’est un vrai bonheur. Les mots sont des plantes vivantes dont les racines vont jusqu’au commencement de l’histoire.

 le 19 décembre ,  j’ai écrit ceci à Jean Yves Corre

Cher Jean Yves
Je viens de découvrir ces deux blogs que je ne connaissais pas : la digue et la route.
Nouvelles facettes.
Je ne voudrais pas en faire trop. J’ai déjà, j’ai toujours, donné dans l’enthousiasme à la découverte de vos travaux. Hé bien encore une fois, même pioche. Pas moyen d’y échapper. Ces deux pistes sont tout aussi passionnantes et réussies que Culturecorre,  site culte. Je commence à cerner la Corre Attitude : regard croisé, radar balayant – de l’hédonisme le plus fulgurant à l’ascétisme le plus pointilleux. Exigence esthétique, au-delà certes des canons habituels, façon de défricher une nouvelle plastique du monde. Comme si le moment était venu de faire surgir du vivant, du minéral, de la vulve et du légume, de l’anodin et de la rupture une voie et une voix nouvelle. Comme si il était encore trop tôt pour dire ce que cette voix dit, ou là où mène cette voie. Comme pour tout explorateur qui parvient à l’endroit de la carte où s’arrêtent les dessins, là où le cartographe n’a plus d’informateur, je suis devant votre œuvre comme devant une zone blanche de la carte, une terra incognita. Mais c’est tout sauf un monde perdu. C’est un monde dans le monde, un alien au cœur du civilisé. Quelque chose que vous découvrez qui se tapit dans les interstices. C’est quelque chose qui mugit dans les coulisses de notre imaginaire.
Je continuerai donc, avec la prudence qui s’impose, mon exploration du monde selon Corre et je tâcherai d’en informer mon camp de base, à savoir blogs et sites, dont je me suis témérairement éloigné en partant à l’exploration que je viens de dire.
 
A tout bientôt
PS il est tout aussi fascinant de considérer les périples de Sophie – d’une autre nature, sans doute,  mais pas moins pétillants. Est-ce l’iode et l’air marin qui vous donne cette tonicité ?
 
Christian Gatard

il me répond cela:

arrêtez, je n’en peux plus, j’ai failli me pâmer de satisfaction.

Encore merci pour ce superbe texte qui ne peut que m’encourager à poursuivre mes explorations.
à bientôt
 

Pour conclure sur cet échange disons que cela s’appelle de la cross fertilisation.

 

Le 18 décembre

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Corre vit sa vie de Corre. On a vu Jean Yves Corre faire des siennes avec son  blog des Ménagères http://corre-housework.blogspot.com/ 

sophie

la voici avec les Aventures d’Annie Maillart http://anniemailart.blogspot.com/

  bus

 

 

Voyage chez les CORRE.  Vaut le détour ***. Créatifs, disruptifs, peur de rien, ces deux-là je leur  ai promis un dîner à La Cigale à Nantes… d’autant qu’à Nantes les mascarons en cohorte nous feront la fête dans l’Ile Feydeau  

  sur DELPHINE VOLANGE d

 

 Nous nous sommes rendus ensuite à L’Archipel pour le récital de Delphine Volange.. 

Delphine fend la salle en déshabillé de soie rose, verre d’alccol dans une main, et cigarette bio dans l’autre. Fatale et déglinguée, irrésistiblement drôle, elle nous plonge aussitôt dans sa petite folie “précieuse”, quand elle lâche comme une petite fille les mains serrées sur les tempes : “J’ai une intense vie spirituelle mondaine” ! On rit mais on tremble quand elle reprend Dommage que tu sois mort de Daho ou encore La gare du Maine-Montparnasse de Marie-Paule Belle. Céline et sa soeur Michèle n’oublieront pas de longtemps les trépidements intérieurs de cette ravissante femme au coeur fragile. 

De la part de Anne Nguyen 

Mademoiselle (de) Volange possède la grâce et l’esprit que sa noble filiation pouvait laisser pressentir, une voix enchanteresse, d’une voluptueuse ingénuité. Elle tient son personnage, que l’on imagine sans la connaître une tendre caricature d’elle-même, au plus près du bord, de ses multiples contours et sans jamais verser. On aurait aimé les musiciens, qui tous la servent avec talent, en nombre plus restreint dans un format si intimiste ou plus ouvertement complices dans un jeu de scène à l’équilibre. Mais ce fut une très belle soirée et je souhaite à Delphine encore beaucoup de roses pareilles au velouté de sa voix et à la délicatesse de ses tenues. 

De la part de Claude Grunitzky 

Merci pour ce sublime concert d’hier. j‘ai été très heureux de vivre ce moment de bonheur et d’émotion, en écoutant les nouveaux morceaux et la nouvelle version des bas filés. Cette nouvelle orientation jazz/soul a résonné fortement en moi parce que j’y ai trouvé, exprimé avec talent, une vérité qui correspond à l’image que je me fais de toi depuis presque dix ans. bravo, aussi, pour ce court métrage, que j’ai trouvé bien illustré et… hilarant. bises, et à bientôt. 

de la part de Francoise Gallo 

Bonjour, j’ai beaucoup aimé le spectacle de Delphine, hier, complet et irrésistible de drôlerie décalée, de charme. Elle a beaucoup de talent, c’est une artiste complète et elle semble très bien mener sa barque! Merci beaucoup à vous pour cette découverte et tous mes compliments à Delphine! 

  &

L’Expo Yvonne Behnke  continue jusqu’au 6 décembre. J’ai fait une petite intervention sur LE PEUPLE DES TETES COUPEES samedi 22. Les sourires bienveillants des uns, les regards brillants de curiosités et d’étonnements des autres m’ont laissé à penser que les mascarons allaient avoir quelques amis de plus et que certains lèveraient la tête plus souvent vers les façades. Que de bonnes nouvelles.

L’expo d’Yvonne mérite le détour. Les visages qu’elle propose sont travaillés à l’eau et au jet tout comme les mascarons le sont par les intempéries. Cette fraternité du destin ne passa pas inaperçue… 

Ma présentation a effectivement quelque chose comme ça…A ma gauche : la (fausse) naïveté, la vulnérabilité (prétendue) du peuple des pierres, tribus figées dans les façades, prisonnières des intempéries et du silence des passants. A ma droite : la ruse de la peinture, le couvert des galeries d’art, les exclamations des admirateurs. Deux armées s’observent, chacune sur leurs hauteurs. La première s’adosse à l’éternité, la seconde à l’éphémère. La première a oublié le monde des vivants, ses armes sont le silence et le vent. Elle est à l’extérieur, elle donne sur la rue, se voit de la rue, est exposée aux éléments. La seconde est le cri même des vivants, ses armes sont la conversation et la protestation. Elle est à l’intérieur, elle ne s’expose (précisément) qu’à l’intérieur. Peuvent-elles jamais se rencontrer si un mur les sépare, les met dos à dos, leur interdisant de jamais laisser se croiser leurs regards… ?

 Pour en savoir plus cliquez à gauche dans la catégorie LE PEUPLE DES TETES COUPEES vous y lirez le papier de Myriam Gallot sur mon bouquin éponyme.

le site d’Yvonne: yvonnebehnke.com/ -

ca se passe là: Espace Tristan Bernard 64 rue du Rocher dans le 9ème

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Christian Gatard est à la tête d’un Institut d’études internationales de marchés. Il est le fondateur du site www.e-dito.com, dédié à la création littéraire et à la recherche psychosociologique. 

Ses études de littérature anglaise et de sociologie s’enrichissent d’expériences diverses. L’année 1969 est consacrée à Steve McQueen qu’il accompagne en tant qu’interprète sur un film. En 1971, lecteur de français en Corée du Sud, il rentre en délicatesse avec l’Ambassadeur de France après un dîner où leurs conceptions de l’ésotérisme élisabéthain ne concordent pas.

De retour en France il traduit des essais de psychanalyse qui paraissent chez Calmann Levy. Il crée bientôt avec quelques amis, en parallèle avec son Institut, dans un loft sur le Canal St Martin, « Au Lieu d’Images » un garage à musiques, théâtres et arts plastiques. Il monte des installations sur l’imaginaire des objets aratoires, puis sur les bêtes à cornes.

Son institut prend son véritable essor avec l’arrivée de Thierry Tricard, au début des années 90. Leur association fait merveille et Gatard & Associés s’installe solidement sur le marché.

Profitant de nombreuses missions d’études en Asie, Christian Gatard visite Bornéo à de nombreuses reprises, de 1980 à 1995, jusqu’à la parution de L’Ile du Serpent-Coq, son premier roman. Il publie De Conchita Watson le ciel était sans nouvelles en 2001. Et en 2003, En respectant le chemin des Dragons. Trois ouvrages qui se réfèrent au réalisme fantastique.

Le Peuple des Têtes Coupées, un essai sur les mascarons, paraît en 2005 et Bureau d’Etudes en 2008.

NOS VINGT PROCHAINES ANNEES est publié en septembre 2009. Voir la CATEGORIE.

Gatard et Associés est une des dix premières sociétés d’études qualitatives en France

 

 

 bureau-detudes  Récit de société

 

 

tetes-coupeesL’enquête sur les mascarons

 

en-respectant-le-chemin-des-dragonslile-du-serpent-coq La trilogie du i (avec Conchita, encore partie en ballade…)

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la vraie vie d’un institut d’études de marchés
4 octobre 2009, 9 09 43 1043
Classé dans : Gatard & Associés, l'institut

 

 

logo

 

Pour comprendre le monde d’aujourd’hui et celui qui se prépare, dans ses multitudes et ses paradoxes, pour s’y reconnaître et s’impliquer, Gatard et Associés propose son HUB.

Ce HUB est le lieu de convergence du monde réel, des univers virtuels du net, des études sociologiques et de la création culturelle.

Ce HUB est un matériau composite de nouvelle génération. Du « dur », du « soft », du « prospectif »…

Le « dur » du Bureau d’Etudes est situé 3 rue Aumont Thiéville à Paris 75017. Il propose aux acteurs de l’économie, de la culture et de l’industrie des études qualitatives internationales. Des études ad hoc et des centaines de références dans tous les domaines. Gatard et Associés fête cette année ses 25 ans d’activité.

Le « soft » c’est le site e-dito.com www.e-dito.com et son blog. 8 années de présence sur le net. Intenses.

Le « prospectif », ce sont les nouvelles méthodologies d’études, de regards et d’intelligences sur le monde vers lequel on va.

Appelez Christian Gatard ou Thierry Tricard au +33 (O) 1 44 09 95 95. Pour préparer vos réponses à la nouvelle époque qui se prépare…

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Ces missions opérationnelles s’adossent à nos publications en «prospective / créative» :

- contribution à Entreprise 2018 (smartfutur.fr) ouvrage collectif paru en décembre 2008

- rédaction de l’ouvrage « Nos vingt prochaines années »  -  paru en septembre 2009 chez Archipel

- les marques en 2029  – article paru dans la Revue des Marques janvier 2009

- le luxe en 2015 (ouvrage collectif publié par René Duringer) – 2009

 

C’est cela le côté pratique de notre HUB PROSPECTIF, une sorte de « multi-prises », un concentrateur qui permet de faire communiquer entre eux le monde réel, les univers virtuels du net, les études sociologiques et la création culturelle. Ce sont les nouvelles méthodologies d’études, de regards et d’intelligences sur le monde vers lequel on va.

 

 

Pour info quelques exemples d’études prospectives récentes menées par l’Institut Gatard et associés
l’avenir des sites internet, la voiture de demain 2008 / les risques du greenwashing 2008/ la sociologie contemporaine 2008 / le nouvel hédonisme – le futur du chocolat haut de gamme 2008 / la Méditerranée comme destination touristique du 21ème siècle 2006 / les nouveaux luxes et le magasin de luxe de l’avenir 2008 / les sources de business du futur 2008 / les perspectives des sites internet de nouvelle génération 2009 / les points de vente du futur de la réparation automobile 2007 / le voyage en avion et internet 2008 /  les perspectives d’évolution de la cuisine 2009

 

29 mai 2009
 Gatard et Associés vous a invité hier 28 mai  à la soirée parisienne du Research Club, dont il était le sponsor ce soir. C’était au Murphy´s House, 10 rue de la chaussée d´Antin, 75009 Paris à 18h30.
 
David Genzel , toujours au coeur de l’actualité, était là…

   David Genzel 28 mai 2009

 
  Jonathan Wheeler, Christian Gatard, Mickael Gootjes
  John, Christian et Mickael Gootjes 28 Mai 2009
 
 
 
 
  Antoine Couder et Anne Thomson 
Antoine Couder et Anne Thomson 28 mai 2009
  
  
  
 Jonathan Wheeler, Jean Jacques Vincensini et Julien, Dominique Servant 28 mai 2009avec Jean Jacques Vincensini, Julien et Dominique Servant
  
  et Michel Gutsatz et Virginie Michelet…
Michel Gutsatz et Virginie Michelet 28 mai 2009