e-dito, le cabinet de curiosités de Gatard et Associés


pas vraiment un blog… disons un hub en travaux…
5 octobre 2009, 10 10 38 1038
Classé dans : Le Blog de Christian Gatard

 

L’essentiel  est disséminé dans l’ensemble du blog. Pour autant les pépites dévoilées y sont nombreuses. An acquired taste, comme ils disent. Pour visiter passez par les CATEGORIES juste là à gauche…

 

tout en bas une sorte de bio de Christian Gatard… vraiment tout en bas…

 

 

quelques bribes ci-dessous

à écouter d’urgence www.alexjacquemin.com

ZANCHIN

 

 

Un  chakra d’énergie et de conscience? Il régule la descente vers le Vieux Port. A vérifier à Marseille.

marseille-26-mars-2009

 

Sur l’Hudson, New York, en mars 2009.

sur-lhudson

 

… en miroir avec le blog de David Genzel : le premier commentaire sur les photos d’Olivier Roller.

http://davidetceline.over-blog.com/

L’exploration des photos d’Olivier Roller de publicitaires s’annonce fabuleuse, de l’ordre de la fable, du récit légendaire. Chevalerie sans sourire. Les sourires sont bannis? C’est que le sourire est un masque qui cherche à neutraliser le voyeur. Débarrassés de cette inutile et vaine connivence, les visages racontent une histoire tumultueuse, assourdissante. Cohorte urbaine, les publicitaires peuplent la ville et jouent le rôle de turbulents mascarons descendus des façades. Leur métier n’est il pas précisément de faire parler les murs! En chaque image, chaque visage, un silence intense, comme le recueillement avant le tournoi, le bivouac avant la bataille, l’oeil du cyclone avant la tempête. Chaque photo est une histoire puissamment individuelle et exclusive. L’accumulation des photos crée, elle, une sidération: quelque chose d’absolument unique appartient à chacun, est partagée par tous.

olivier-roller-commentaire-11

 

(à suivre)

 

 
 

 

 

 

… à part ça, ce projet d’installation de dayak apotropaïque. Il sera bientôt  en Touraine. Les figures de mythodromes se construisent peu à peu. Pour mémoire: le mythodrome des mascarons a son blog, celui des serre-joints et celui des objets aratoires restent à affiner…

 

 

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ces mythodromes seront bientôt racontés dans le séminaire de Pascal Ory à l’EHESS. J’en dirai deux mots bientôt…

et il y a toujours ça:

Pour comprendre le monde d’aujourd’hui et celui qui se prépare, dans ses multitudes et ses paradoxes, pour s’y reconnaître et s’impliquer, e-dito propose son HUB. Hub ?  … une sorte de « multi-prises », un concentrateur qui permet de faire communiquer entre eux le monde réel, les univers virtuels du net, les études sociologiques et la création culturelle.

C’est un matériau composite de nouvelle génération. Du « dur », du « soft », du « prospectif »…

Le « dur » du Bureau d’Etudes est situé 3 rue Aumont Thiéville à Paris 75017. Il propose aux acteurs de l’économie, de la culture et de l’industrie des études qualitatives internationales. Des études ad hoc et des centaines de références dans tous les domaines. Gatard et Associés fête cette année ses 25 ans d’activité.

logo22

Le « soft » c’est le site e-dito.com, le cabinet de curiosités de Gatard et Associés. 8 années de présence sur le net. Regards, analyses et bonnes prises sur le culturel qui explique et implique.

edito-logo

Le « prospectif », ce sont les nouvelles méthodologies d’études, de regards et d’intelligences sur le monde vers lequel on va. Nos vingt prochaines années ?

 

oeil-de-cg2

 

Ce HUB, vous y êtes…

 

 

 

To find one’s way and get involved, to make sense of today’s world and predict what the future holds (in all its diversity and paradoxes), Gatard & Associates is proud to introduce its HUB. Simply put, the HUB is a space where different worlds converge: the real world, virtual universes, market research and cultural creativity. What is this HUB made of you may ask? Of ‘hardware’, ‘software’ and ‘forecasting’… The ‘hardware’: our offices located at 3 rue Aumont Thiéville in Paris’ 17th district. A meeting ground for businesses, cultural representatives and ad hoc qualitative researchers. Given its credentials – Gatard & Associates is celebrating its 25th year in 2009 -, the hub has already accumulated hundreds of references from which to build upon. The ‘software’: our website – www.e-dito.com – and its busy blog, or 8 years of comments, analysis, creativity and human involvement.  The ‘forecasting’: new research methodologies, fresh intelligence and eye-opening insights into what is about to unfold.

 

 

Ci-dessous, toute l’actu des curieux, n’ayez pas peur, enfoncez vous dans la page…edito-logo

 

le 15 février

 Dans la série découverte voici Bernard Duplé. Un type qui nous écrit

… moult remerciements pour vos sites associés vos liens divers et variés et e-dito  / pure merveille d’un siècle plein de futur basé sur nos cultures multi-polaires / j’ai passé deux après midi entier de surf , j’en ai des crampes à la souris et un affolement des zygomatiques, /émoustillement neurologistique, perfectionnement oulipiste, métamorphose linguale ….

 on ne peut pas rester de glace… alors on va y voir de plus près… 

 www.bernard-duble.com

bernard-duple

La recherche de Bernard Dublé dit “GK”, aidée pendant plus de 10 ans par le laboratoire Conception Produits Nouveaux de l’Ecole Nationale Supérieure Des Arts et Métiers de Paris, a abouti à la numérisation d’une forme archétypique nommée Lolart ©. Lolart © est horizontalement un poisson, verticalement une femme et en position renversée un vase. C’est une oeuvre anthropo-zoomorphique, un « courant d’Art Techno  Conceptuel  Métaréaliste ». Avec son concept de découpe Lolart ©,  Bernard Dublé travaille depuis plus de 20 ans, principalement la sculpture. Il exploite tous les vecteurs de l’Art Contemporain en utilisant la forme à différentes échelles, en positif ou négatif, aussi bien pour les peintures, les installations que les vidéos. Il a exposé à Paris, Bruxelles, Château Royal d’Amboise, Tours, Rambouillet, Chatou, Nantes, Monts, Issy-les-Moulineaux, Il a vécu à Nice, Paris, Tours…

On lit sur son site:  Avec le «  lolartisme » le visible et l’imaginaire vont se côtoyer comme l’ombre et la lumière… Duplé est  sur des pistes qui nous sont familières… à suivre, donc.

14 février

Philippe di Folco a le goût de bien des choses. Voici son GOÛT DU SEXE au Mercure de France qui donne envie de se replonger dans Fleur en fiole d’or , dans Pierre Louÿs et tous ces garnements et garnementes lubriques et charmant(e)s…

sexe-di-folco

4ème de couv’: Depuis toujours, la littérature s’intéresse au sexe et le sexe s’immisce dans la littérature : des milliers de références en témoignent, l’Enfer pour les uns, un Paradis pour d’autres. Loin de l’interminable et répétitif catalogue de galipettes, positions et fétichismes, cette anthologie privilégie le style, l’inventivité, la richesse du vocabulaire, l’humour, l’originalité et la sincérité des situations. On prend goût, on prend plaisir à lire cette littérature quand la langue s’y fait labile et aventureuse, et met en scène désordre, luxure et volupté, dans un débordement des imaginaires qui semble vouloir nous révéler quelques secrets… À explorer en compagnie de François Rabelais, Colette, Pierre Louÿs, Louis Aragon, Georges Bataille, Guillaume Apollinaire, Jean Genet, Stendhal, André Pieyre de Mandiargues, Nina Bouraoui, Oscar Wilde, Guillaume Dustan, Marguerite Duras, Bret Easton Ellis, Jacques Serguine, Marie Nimier, Sade, Martin Amis et bien d’autres…

moins coquin mais même sujet:

Olivier Parent  http://www.avenir.youvox.fr/ accueille cette semaine mon idée de – Psychodrome à écran -  Son projet de journalisme prospectif explore avec bonheur les horizons qu’on se prépare. Dans ces fragments et ces passages furtifs se dessinent l’histoire de nos désirs. Ce texte est aussi en ligne dans L’ESCALE PROSPECTIVE (voir en haut à gauche sur cette page).

 

et aussi cette semaine:

Delphine Volange et un récital sidérant http://profile.myspace.com/index.cfm?fuseaction=user.viewprofile&friendid=169305373

Michel Lascault et les poésies de Charles d’Orléans 

Jean-Francois Minne et le barouf à Neuilly

Philippe di Folco et les photos interdites d’Evgueni K.

Philippe Cahen et les signaux faibles

Benoît Peeters et Les Impressions Nouvelles

Brice de Villers et les machines désirantes

Jean-Yves et Sophie Corre et leurs blogs effrontés

  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

Concert de Delphine Volange – intense, sidérante artiste – samedi soir 7 février à l’Archipel,

 

De quelle planète vient-elle? Volange est-elle déjantée ou gravement lucide? Vous choisirez.
Elle chante des mots signés Brigitte Fontaine, Marie Nimier, Thierry Illouz, Françoise Mallet-Joris, Isabelle Adjani ou d’elle-même (majoritairement) sur des musiques de Ferdinand Berville, Serge Gainsbourg, Bertrand Belin ou Marc Gauvin.
Sa voix cristalline se fait émouvante à souhait lorsqu’elle évoque son mal intérieur ou les voyages immobiles, suave sitôt qu’il s’agit de se rendre chez Ladurée ou Bonne maman, percutante si on la traite de “précieuse” ou face à la rumeur du monde, sensuelle à l’évocation de bijoux délicats ou de Paris Hilton.
     

     http://www.myspace.com/delphinevolange 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  delphine-volange-7-fevrier-20092

 

 

 … et voici un monde à mi-chemin du quinzième siècle et d’aujourd’hui. Un monde avec des princesses lointaines, des hommes dévorés de solitude, avec des guitares électriques et des saxophones.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

michel-lascaut-11-fevrier-2009

  

Michel Lascault, accompagné de Sandrine Liochon, qui lira les textes dans leur version originale,  présente son  nouvel album :

Chansons d’amour du quinzième  siècle 

le mercredi 11  février 2009

au Centre de la chanson

24, rue Geoffroy-l’Asnier

75004 PARIS.

De 18 à 20 heures.

Métro : Pont-Marie ou Saint-Paul

Parking : Pont-Marie

14 titres, poèmes ou chansons du quinzième siècle, principalement de Charles d’Orléans, mais aussi de Christine de Pizan et d’anonymes.

Ont mis leur touche dans cet album Eric Löhrer, Bubu Bricole, Travis Bürki, Xavier Ferran, Annie-Gabrielle Mallet, Virgile Vaugelade, Stanley Smith, Vincent Lepape, Alan Ward, Fabien Krzyzanowski.

Titres en écoute :

http://mlascault.free.fr/CD/quinziemesiecle.htm


 

 7 février

Déjeuner hier avec Jean-François Minne qui a publié HOLD UP SUR LA MAIRIE DE NEUILLY

 

 jean-francois-minne

  Quelle chose étonnante que ce livre pétillant, impliqué, ( embedded, faudrait-il sans doute dire), effronté et militant. Récit de navigateur dans un 92 rugissant, mugissant, c’est un parcours hors d’haleine dans un microcosme qui se bricole au jour le jour entre morceaux de bravoure et miettes pusillanimes. Effet garanti ! Nous avons eu des parcours parallèles, Minne et moi, des doubles vies qu’on ne se soupçonnait pas. Pendant que je m’aventurai au cœur de Bornéo chez les tribus dayaks, il ne prenait pas moins de risques dans les tribus de l’Ouest parisien. Nous étions donc décidément de la même cohorte : des buveurs de café fort.  

4 février 2009

une info de Philippe di Folco, donc prioritaire: une expo très curieuse, ethnobizarre (organisée par  Thomas Chaumont), qui sera ouverte le mardi 17 février

“PRUTJIA”
Photographies interdites d’Evgueni K.
présentées par Sydney Applebaum (PHOTO JOINTE)

Evgueni K., né en 1969, est un photographe de mode né en Russie, menacé par la censure dans son pays. Une première en France.

Galerie Bar Le Politburo
25 rue du roi de sicile
75004 Paris

19h. – Minuit.
sydney1

3 février 2009

philo1

 

La nouvelle vie d’e-dito se met en place.  Voici une contribution de notre philosophe maison, Brice de Villers. Histoire de remettre les choses à leur place.

 

 

 

Dis-moi comment tu fonctionnes…  

Pour expliquer, justifier, excuser un comportement, nos contemporains ont de plus en plus recours à l’ expression «  c’est comme cela que je fonctionne ». A-t-on affaire à des machines, à des organismes génétiquement robotisés ?

On sait l’influence des neurosciences et des théories comportementalistes – depuis le fameux behaviorisme des années 30 – sur la démarche et les soutiens psychologiques en tout genre. Mais qui est au principe de ces fonctionnements ou dysfonctionnements ? mon corps ? un amas de cellules ? un tas de neurones plus ou moins bien organisés ? un enchaînement de fonctions saisis dans une chair ? Dans toutes ces hypothèses, ce qui fait ma particularité d’individu disparaît derrière la transparence d’un système dont le « fonctionnement » est descriptible et surtout prévisible.

Loin de revendiquer une histoire, des intentions, des doutes ou des désirs, « je » fonctionne comme une bonne vieille machine à écrire, à parler, à me déplacer, à tousser ou à hoqueter comme ma guimbarde qui par ces frimas a du mal à démarrer.

Chacun en vient à parler de soi non plus comme « qui » il est mais comme la manière dont il se donne à décortiquer.

Bien sûr, me direz-vous, c’est l’environnement techno-scientifique qui favorise cette lecture de soi mais ne serait-ce pas plutôt une facilité de langage et d’action qui nous ferait oublier notre liberté, nos choix, nos décisions bien plus difficiles à comprendre et à faire comprendre ?

Bizarrement, on « fonctionne » ou , plus souvent d’ailleurs, on « dysfonctionne » , pour parler vulgairement, on « pète les plombs » de l’armoire électrique que nous sommes devenus mais en même temps, on s’imagine unique, particulier, singulier , en un mot, un Narcisse pour magazine.

Lorsque Deleuze et Guattari parlaient de «  machines désirantes », ils échafaudaient un mécanisme organique animé de pulsions proprement humaines, le désir, le délire, la frustration, le vouloir-dire.

Si l’on en vient à réduire la « machine désirante » en simple machine, c’est toute l’aventure de l’individu qui se trouve atrophiée, parce que lui manque les hésitations, ratés, essais et réussites qui font de la vie de chacun de nous tout sauf un programme coordonné d’actions que le moindre plombier pourrait surveiller et réparer si besoin est.

Si tu me dis comment « tu fonctionnes », je ne te dirai pas qui tu es mais ce que tu représentes comme ensemble d’organes explicables et descriptibles.

Machine si vous voulez mais toujours et en même temps désirante   

    

 

 

 

 

 

La video de l’apéritif littéraire du 16 janvier 2009 filmé par Vladimir Peeters. Moments épiques.

http://vimeo.com/2914598

 benoit-peetersluc-dellissejeanne-moulin

 

 

 

  
le 18 janvier
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

  
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Belle réussite de l’apéritif littéraire de vendredi. Une centaine de personnes, des trouvailles et des retrouvailles. Bref un passage dans le monde réel. Luc Dellisse résume bien ce qui s’est passé : l’écoute, la rencontre, l’accueil fait aux auteurs –  l’ambiance, le sentiment de participer à une manifestation culturelle de qualité et « d’en être », bref, l’effet « rendez-vous d’e-dito » – les ventes, l’intérêt pour les livres, la circulation du catalogue – la reconnaissance du travail des IMPRESSIONS NOUVELLES : un éditeur qui ne publierait que de bons livres, qui n’auraient que des auteurs intelligents.

 En 2009 nous allons tenter une nouvelle expérience avec e-dito. Nous allons inverser les polarités. Nous allons transformer le site en blog – même nom , bien sûr, même adresse sous wordpress. Le site sera la salle des archives, il restera donc présent. J’expliquerai tout ça bientôt.

    Le vendredi 16 janvier, apéritif littéraire au 3 rue Aumont Thieville dans le 17ème à Paris. Flyer ci -dessous.  

    

invitationgatard

  

 Quelques tips, genre cadeaux de nouvel an:

 Tout d’abord , le dernier livre de Benoît Peeters – ECRIRE L’IMAGE, un itinéraire – Passionnant récit d’apprentissage, essai et autobiographie, c’est un livre qui se lit comme on écouterait la narration d’un explorateur revenu d’un voyage haut en couleur dans le Paris littéraire et intellectuel des deux ou trois dernières décennies. Peeters est tout à la fois créateur et observateur participant, actif et attentif, écrivain et cinéaste, scénariste et essayiste, éditeur et concepteur d’expositions. A vous couper le souffle. Et encore vous n’avez rien vu. Ce livre n’est qu’une étape. Lecture de bivouac. Il est déjà en route vers ses nouvelles aventures.

benoit-peeters1 

 

  

Ensuite, une visite du site  A.Word.A.Day créé, piloté, alimenté avec une belle énergie par Anu Garg à l’adresse:  http://wordsmith.org

Wordsmith est une communauté en ligne d’un demi-million d’internautes qui se délecte tous les matins de mots nouveaux ou redécouverts, de vocabulaires revisités, des jeux de mots, de tournures de phrases. C’est en anglais. C’est un vrai bonheur. Les mots sont des plantes vivantes dont les racines vont jusqu’au commencement de l’histoire.

 le 19 décembre ,  j’ai écrit ceci à Jean Yves Corre

Cher Jean Yves
Je viens de découvrir ces deux blogs que je ne connaissais pas : la digue et la route.
Nouvelles facettes.
Je ne voudrais pas en faire trop. J’ai déjà, j’ai toujours, donné dans l’enthousiasme à la découverte de vos travaux. Hé bien encore une fois, même pioche. Pas moyen d’y échapper. Ces deux pistes sont tout aussi passionnantes et réussies que Culturecorre,  site culte. Je commence à cerner la Corre Attitude : regard croisé, radar balayant – de l’hédonisme le plus fulgurant à l’ascétisme le plus pointilleux. Exigence esthétique, au-delà certes des canons habituels, façon de défricher une nouvelle plastique du monde. Comme si le moment était venu de faire surgir du vivant, du minéral, de la vulve et du légume, de l’anodin et de la rupture une voie et une voix nouvelle. Comme si il était encore trop tôt pour dire ce que cette voix dit, ou là où mène cette voie. Comme pour tout explorateur qui parvient à l’endroit de la carte où s’arrêtent les dessins, là où le cartographe n’a plus d’informateur, je suis devant votre œuvre comme devant une zone blanche de la carte, une terra incognita. Mais c’est tout sauf un monde perdu. C’est un monde dans le monde, un alien au cœur du civilisé. Quelque chose que vous découvrez qui se tapit dans les interstices. C’est quelque chose qui mugit dans les coulisses de notre imaginaire.
Je continuerai donc, avec la prudence qui s’impose, mon exploration du monde selon Corre et je tâcherai d’en informer mon camp de base, à savoir blogs et sites, dont je me suis témérairement éloigné en partant à l’exploration que je viens de dire.
 
A tout bientôt
PS il est tout aussi fascinant de considérer les périples de Sophie – d’une autre nature, sans doute,  mais pas moins pétillants. Est-ce l’iode et l’air marin qui vous donne cette tonicité ?
 
Christian Gatard

il me répond cela:

arrêtez, je n’en peux plus, j’ai failli me pâmer de satisfaction.

Encore merci pour ce superbe texte qui ne peut que m’encourager à poursuivre mes explorations.
à bientôt
 

Pour conclure sur cet échange disons que cela s’appelle de la cross fertilisation.

 

Le 18 décembre

 

 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sophie Corre vit sa vie de Corre. On a vu Jean Yves Corre faire des siennes avec son  blog des Ménagères http://corre-housework.blogspot.com/ 

sophie

la voici avec les Aventures d’Annie Maillart http://anniemailart.blogspot.com/

  bus

 

 

Voyage chez les CORRE.  Vaut le détour ***. Créatifs, disruptifs, peur de rien, ces deux-là je leur  ai promis un dîner à La Cigale à Nantes… d’autant qu’à Nantes les mascarons en cohorte nous feront la fête dans l’Ile Feydeau  

  sur DELPHINE VOLANGE d

 

 Nous nous sommes rendus ensuite à L’Archipel pour le récital de Delphine Volange.. 

Delphine fend la salle en déshabillé de soie rose, verre d’alccol dans une main, et cigarette bio dans l’autre. Fatale et déglinguée, irrésistiblement drôle, elle nous plonge aussitôt dans sa petite folie “précieuse”, quand elle lâche comme une petite fille les mains serrées sur les tempes : “J’ai une intense vie spirituelle mondaine” ! On rit mais on tremble quand elle reprend Dommage que tu sois mort de Daho ou encore La gare du Maine-Montparnasse de Marie-Paule Belle. Céline et sa soeur Michèle n’oublieront pas de longtemps les trépidements intérieurs de cette ravissante femme au coeur fragile. 

De la part de Anne Nguyen 

Mademoiselle (de) Volange possède la grâce et l’esprit que sa noble filiation pouvait laisser pressentir, une voix enchanteresse, d’une voluptueuse ingénuité. Elle tient son personnage, que l’on imagine sans la connaître une tendre caricature d’elle-même, au plus près du bord, de ses multiples contours et sans jamais verser. On aurait aimé les musiciens, qui tous la servent avec talent, en nombre plus restreint dans un format si intimiste ou plus ouvertement complices dans un jeu de scène à l’équilibre. Mais ce fut une très belle soirée et je souhaite à Delphine encore beaucoup de roses pareilles au velouté de sa voix et à la délicatesse de ses tenues. 

De la part de Claude Grunitzky 

Merci pour ce sublime concert d’hier. j‘ai été très heureux de vivre ce moment de bonheur et d’émotion, en écoutant les nouveaux morceaux et la nouvelle version des bas filés. Cette nouvelle orientation jazz/soul a résonné fortement en moi parce que j’y ai trouvé, exprimé avec talent, une vérité qui correspond à l’image que je me fais de toi depuis presque dix ans. bravo, aussi, pour ce court métrage, que j’ai trouvé bien illustré et… hilarant. bises, et à bientôt. 

de la part de Francoise Gallo 

Bonjour, j’ai beaucoup aimé le spectacle de Delphine, hier, complet et irrésistible de drôlerie décalée, de charme. Elle a beaucoup de talent, c’est une artiste complète et elle semble très bien mener sa barque! Merci beaucoup à vous pour cette découverte et tous mes compliments à Delphine! 

  &

L’Expo Yvonne Behnke  continue jusqu’au 6 décembre. J’ai fait une petite intervention sur LE PEUPLE DES TETES COUPEES samedi 22. Les sourires bienveillants des uns, les regards brillants de curiosités et d’étonnements des autres m’ont laissé à penser que les mascarons allaient avoir quelques amis de plus et que certains lèveraient la tête plus souvent vers les façades. Que de bonnes nouvelles.

L’expo d’Yvonne mérite le détour. Les visages qu’elle propose sont travaillés à l’eau et au jet tout comme les mascarons le sont par les intempéries. Cette fraternité du destin ne passa pas inaperçue… 

Ma présentation a effectivement quelque chose comme ça…A ma gauche : la (fausse) naïveté, la vulnérabilité (prétendue) du peuple des pierres, tribus figées dans les façades, prisonnières des intempéries et du silence des passants. A ma droite : la ruse de la peinture, le couvert des galeries d’art, les exclamations des admirateurs. Deux armées s’observent, chacune sur leurs hauteurs. La première s’adosse à l’éternité, la seconde à l’éphémère. La première a oublié le monde des vivants, ses armes sont le silence et le vent. Elle est à l’extérieur, elle donne sur la rue, se voit de la rue, est exposée aux éléments. La seconde est le cri même des vivants, ses armes sont la conversation et la protestation. Elle est à l’intérieur, elle ne s’expose (précisément) qu’à l’intérieur. Peuvent-elles jamais se rencontrer si un mur les sépare, les met dos à dos, leur interdisant de jamais laisser se croiser leurs regards… ?

 Pour en savoir plus cliquez à gauche dans la catégorie LE PEUPLE DES TETES COUPEES vous y lirez le papier de Myriam Gallot sur mon bouquin éponyme.

le site d’Yvonne: yvonnebehnke.com/ -

ca se passe là: Espace Tristan Bernard 64 rue du Rocher dans le 9ème

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Christian Gatard est à la tête d’un Institut d’études internationales de marchés. Il est le fondateur du site www.e-dito.com, dédié à la création littéraire et à la recherche psychosociologique. 

Ses études de littérature anglaise et de sociologie s’enrichissent d’expériences diverses. L’année 1969 est consacrée à Steve McQueen qu’il accompagne en tant qu’interprète sur un film. En 1971, lecteur de français en Corée du Sud, il rentre en délicatesse avec l’Ambassadeur de France après un dîner où leurs conceptions de l’ésotérisme élisabéthain ne concordent pas.

De retour en France il traduit des essais de psychanalyse qui paraissent chez Calmann Levy. Il crée bientôt avec quelques amis, en parallèle avec son Institut, dans un loft sur le Canal St Martin, « Au Lieu d’Images » un garage à musiques, théâtres et arts plastiques. Il monte des installations sur l’imaginaire des objets aratoires, puis sur les bêtes à cornes.

Son institut prend son véritable essor avec l’arrivée de Thierry Tricard, au début des années 90. Leur association fait merveille et Gatard & Associés s’installe solidement sur le marché.

Profitant de nombreuses missions d’études en Asie, Christian Gatard visite Bornéo à de nombreuses reprises, de 1980 à 1995, jusqu’à la parution de L’Ile du Serpent-Coq, son premier roman. Il publie De Conchita Watson le ciel était sans nouvelles en 2001. Et en 2003, En respectant le chemin des Dragons. Trois ouvrages qui se réfèrent au réalisme fantastique.

Le Peuple des Têtes Coupées, un essai sur les mascarons, paraît en 2005 et Bureau d’Etudes en 2008.

NOS VINGT PROCHAINES ANNEES est publié en septembre 2009. Voir la CATEGORIE.

Gatard et Associés est une des dix premières sociétés d’études qualitatives en France

 

 

 bureau-detudes  Récit de société

 

 

tetes-coupeesL’enquête sur les mascarons

 

en-respectant-le-chemin-des-dragonslile-du-serpent-coq La trilogie du i (avec Conchita, encore partie en ballade…)

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