Christian Gatard, études, recherches, curiosités, prospective


une heure pour décrypter les temps qui viennent
15 mai 2012, 7 h 50 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Une keynote conférence d’une heure,  décapante et inspirante,  au carrefour des études, de la prospective et de la curiosité.

Une heure pour guetter l’avenir et faire comprendre à tous son flot de paradoxes et de surprises. Pour préparer votre entreprise, votre institution, vos publics à la navigation périlleuse mais stimulante qui nous attend.

Prévoir le probable ? Insuffisant ! Le 21ème siècle sera baroque et déroutant. Je sillonne les possibles, j’étudie les scenarios, je cerne les tendances, j’explore les nouveaux rituels.

Aventurier de l’éventuel, adepte de la «pensée buissonnière», j’écoute citoyens et consommateurs,  j’interroge observateurs et acteurs socioculturels.

Loin de tout alarmisme, mon approche, prospective, documentée et ludique, présente d’étonnants scénarios de vie dont les plans sont déjà à l’étude…  C’est le sujet de mon précédent livre Nos 20 Prochaines Années. Mon nouveau livre Mythologies des Futurs (à paraître en 2012) continue cette exploration.

Mes keynotes conférences ouvrent des pistes et proposent de nouvelles fenêtres d’inspiration. Invitez les!

Christian Gatard

Fondateur de Gatard et Associés, institut d’études qualitatives, et christiangatard&co, conseil en prospective à l’écoute d’un monde en mutation

Directeur de la collection Géographie du Futur chez L’Archipel pour décrypter l’avenir avec les meilleurs auteurs

Partenaire de NO LOGIC CONSULTING, agréé formation, à la source des meilleurs experts transdisciplinaires

Partenaire de Intersearch, réseau international de sociétés d’études qualitatives pour comprendre les enjeux aussi bien locaux que globaux

contact : +33 (0) 6 07 74 07 71

christiangatard@gatardresearch.com

Ils ont été convaincus…

IRT Tourisme de l’île de la Réunion / Master Group/ horizon 10 ans; Kronenbourg et les figures du plaisir du 21ème siècle; Groupe Prévoir et la protection à 30 ans;Tribu/Agence Carrément -  future trends; UBS/SRG/New-York -European trends; UBS/SRG/Boulder –European trends;Leo Burnett – future trends; Procadres et le vivre ensemble en entreprise demain; Veolia – future trends ; Algoflash – le jardin du futur; Groupe TBWA – Jump – communiquer demain; Crystalco – future trends; Les Grands Ateliers de France – horizon 10 ans;  Sciences-Po Paris – future trends;  Columbia Campus day  – future trends; Intersearch– Oxford –future trends;  Vinexpo – l’étonnante saga du vin demain;  Mod’Art – demain le luxe; Syntec Etudes ; HR LAB avec Business Digest;La Gaîté lyrique et 2062 ; SNPTV – Dauphine ;  ICOM international Cannes avec Quai des Orfèvres…



actualités de nos 20 prochaines années
4 mai 2012, 6 h 46 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Bonjour, ce blog est celui de nos 20 prochaines années. Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. Le point de départ en est NOS 20 PROCHAINES ANNEES paru chez ARCHIPEL en 2009. Depuis, un dispositif à amplitude croissante s’est mis en place, fait de rencontres, de conversations, d’inspirations croisées débouchant sur des évènements, des travaux , des missions variées sur toute la planète. Les pistes qu’on propose sont de cet ordre: du familier et de l’extravagant – au sens littéral -. C’est également dans cette salle des machines que je mets la dernière main à mon prochain bouquin: MYTHOLOGIES DU FUTUR.

Christian Gatard

Revue de détail d’une actualité fournie.

ateliers et conférences ”Nos 20 prochaines années”

La Gaîté lyrique le 4 février; le SNPTV Dauphine le 7 février; l’IREP Pavillon Gabriel, le 15 mars; HEC DRH avec Business Digest Paris le 12 avril; ICOM Cannes le 23 avril et de nombreuses conférences privées d’ici l’été.

Le 9 avril Emission Cartes Mémoires sur France 3 avec le charmant  et enthousiaste Jan-Lou Janeir (cliquer  dans l’image pour voir l’émission)

Le roadshow s’enrichit de ces rencontres, rebondit sur les regards interrogatifs, plonge dans les perplexités et déclenche la conversation.

Vous trouverez en cliquant dans cette phrase les contributions liées aux mythologies et à la prospective. Bonne promenade dans cet état des lieux, des travaux en cours, des rencontres…

et en cliquant maintenant sur cette phrase vous avez accès aux archives récentes des ateliers, travaux et rencontres

compagnonnage stratégique

NO LOGIC et l’imprévisible – une plateforme de compétences d’un genre nouveau.

Comment anticiper l’imprévisible avec des experts du commerce et de l’industrie? exercice de métissage des genres. Michel Hébert sur BFM et au Medef Lyon Rhône

http://www.bfmbusiness.com/programmes-replay/emission/good-morning-business

http://nologic-consulting.com/cabinet-conseil-formation-blog.php

Au croisement des études, de la prospective, de la stratégie. Décalage créatif, partenariat qui décoiffe: une forme de réenchantement du monde? J’y suis allé voir. Ca fonctionne. Le métissage et l’allégeance rebelle se font sur le terrain.

compagnonnage mythologique

rencontrez les en cliquant sur la photo

compagnonnage artistique

Odon depuis  le 5 avril à Nogent -

écrire une préface / exercice d’admiration-sidération

Hervé Fischer à la Galerie Parisienne, 30 rue de Lille

photo Georges Lewi

La Pharmacie Fischer

Delphine Volange était à L’Européen le 10 avril.

HOTEL CHOPIN, le clip

compagnonnage poétique

Luc Dellisse

son nouveau  recueil

compagnonnage prospectif

Isabelle Musnik et la Revue de la communication et des tendances. Voir le post suivant, sous celui-ci. Craquant!

Olivier Parent

Le comptoir de la Prospective

édition

dans la salle des machines de la collection Géographie du Futur (aux Editions de l’Archipel, lien pour bientôt)

études qualitatives

avec l’Institut Gatard et Associés

pour en savoir plus: christiangatard@gatardresearch.com



INFLUENCIA innove encore !
8 avril 2012, 16 h 09 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

INfluencia, qui, le premier, a inventé un magazine totalement interactif, lance  la première revue papier reliée au digital.

Voici ce qu’écrit Isabelle Musnik, Directrice des contenus et de la rédaction:

http://www.influencia.net/fr/actualites1/influencia-revue-papier,44,2478.html

En lançant cette passerelle entre le off et le on, INfluencia fait plus qu’innover, il crée un concept avec un style de lecture moderne unissant le plaisir du papier à la dynamique du contenu enrichi. Avec des QR codes permettant d’apporter un complément d’info à la version papier.Ce premier trimestriel de 150 pages se veut intemporel. Et il est -logiquement- consacré à l’innovation. Pas seulement l’innovation technologique dont économistes, entrepreneurs et politiques ont fait leur mantra. Mais l’innovation comportementale et sociale, et ses usages. L’innovation et le «bien être», ou mieux encore l’innovation et le mieux être. Celle qui transforme le monde mais qui change aussi la vie.

Nous avons donc choisi de regarder la «journée ordinaire» d’un consommateur. Un consommateur connecté comme jamais, grâce à sa ville, son téléphone, sa voiture, sur son lieu de travail ou dans ses loisirs… Et qui rêve aux innovations de demain, dans un dernier chapitre -autre innovation- à retrouver uniquement dans notre magazine digital, «avatar» officiel de la revue.

«Demain ne sera pas comme hier. Il sera nouveau et il dépendra de nous. Il est moins à découvrir qu’à inventer», affirmait Gaston Berger

Isabelle Musnik

Abonnement bienvenu évidemment. C’est là: http://www.influencia.net/data/document/bulletin-abo-influencia.pdf

Isabelle Musnik m’a proposé d’y participer. Ce que je fis. Les illustrations dans la version papier sont superbes. Elles sont d’Amélie Fontaine.

in Influencia, La revue de la communication et des tendances. Avril Juin 2012. Page 127 à 131.

L’artiste du 21ème siècle dans la salle des machines de l’innovation : Allégeance rebelle et art angels.

Demain, le monde de l’art sera accessible à tous, tout le temps. Pas seulement techniquement. Une participation active et enthousiaste sera possible, exigée peut-être – avec à la clé une transformation radicale de la relation entre l’artiste et le public. La rencontre entre l’individualisme forcené de l’artiste et le crowdsourcing sera spectaculaire : le champ de l’innovation aussi. A la fois social, culturel et fantasmatique.

Les images en 3D vont s’installer sur la table du salon à la place de la télévision ou surgiront des iPads. Cette situation amplifiera la visibilité des artistes et leur donnera une part de voix encore inconnue à ce jour.

L’effervescence qui va s’emparer du monde va-t-elle vers un Tous Artistes ?

L’allégeance rebelle

Vous voyez à peu près ce que peut être l’allégeance rebelle? Faire acte de fidélité ou de soumission (l’allégeance) et ne pas s’y laisser prendre (rebelle).  Ce n’est pas un oxymore de plus, c’est la feuille de route de l’artiste du 21ème siècle. Faire avec les grandes lois de la vie, accepter la tectonique des plaques et la monétisation des marchandises, se couvrir quand il fait vraiment trop froid ET titiller l’esprit de rébellion contre la pensée unique, le politiquement correct, la dictature des marchés et la fragilité de l’homme face à la nature.  L’allégeance rebelle aura bien peu à voir avec l’artiste maudit qui haranguait le monde depuis sa mansarde – façon romantique. Changement de stratégie, changement d’air et d’ère. Il protestera contre l’ordre ou le désordre du monde mais il le fera de l’intérieur.

Il ne le fera pas seul. Les art angels vont l’y aider.

Les arts angels, le crowdsourcing dans le réel

Art angels ? Les maîtres de la finance sont en pleine déconfiture – les business angels ont du mal à se remettre des dommages collatéraux occasionnés – pourtant l’aventure entrepreneuriale reste au cœur de l’innovation. Non pas que l’argent disparaisse du radar comme facteur d’accélération des processus d’innovation culturelle mais la multiplication à l’infini des comptes bancaires  ne fera plus recette, si l’on ose dire. Les art angels vont permettre l’émergence de « l’artiste-intrapreneur », le « sémiurgien » qui fabrique des signes et des symboles en puisant dans les nappes phréatiques de nos mythologies et en réinventant un nouveau rapport entre l’artiste et ses publics . Les art angels qui vont faire émerger un rôle nouveau à l’artiste ne seront plus des prédateurs. On parle déjà d’incubateurs. Il va falloir parler de co-créateurs. Changement de centres de gravité et de convictions.

Les art angels  s’intéresseront à l’émergence de l’art comme moyen d’expression d’eux mêmes, et pas simplement pour faire triompher les artistes qu’ils apprécient.  Ils trouveront dans la relation à l’artiste la possibilité d’avoir leur moment à eux.  On en voit les premiers signes avec les investisseurs sur internet qui soutiennent des groupes de musique. La chose peut prendre. Elle prend déjà. En fait on a encore rien vu, même si ce processus est l’aboutissement d’une histoire ancienne dont témoignent les files d’attente dans les grandes expositions à succès à Paris ou Londres ou l’affluence aux vernissages décalés à New York ou Shanghai. Les art angels se regrouperont en bandes, unis autour d’un artiste, d’un courant, d’un lieu. Non content d’être des fans ils seront parties prenantes, accompagnateurs, embedded. Une nouvelle idée, réenchantée, de ce que pourra être une communauté.

L’artiste des époques récentes avait cherché à revendiquer ruptures sur ruptures mais les historiens de l’art ont l’œil. Ils détectent les influences même quand celles-ci sont violemment refusées par les nouveaux entrants.

On ne se débarrasse pas des mythes comme ça : le corps

Il va y avoir quelques figures imposées. La première concerne le corps. C’est un passage obligé qui relève de l’allégeance nécessaire à l’ordre du monde. Le corps est et sera  revisité, réévalué, repensé.

De quoi la fascination du corps est-elle le nom?

Le rôle de l’artiste est d’épuiser le potentiel symbolique du corps puis de le renouveler sans cesse. Le défi est là: qu’est-ce que mon corps, tous les corps ont à nous dire? Le mythe fondateur ici est l’exploration de sa propre naissance, la redécouverte des étapes qui ont fait de soi un corps (la gestation intra-utérine et, avant même cette gestation, la rencontre des géniteurs et leur parade amoureuse, puis la sortie du corps, les premiers pas à l’air libre…) Pas besoin d’aller chercher des divinités extérieures et lointaines – c’est la nature, l’existence même qui est le principe de toute chose. Il faut lui faire allégeance. Et la questionner radicalement. Une nouvelle logique est là, très contemporaine et très spectaculaire : le vow factor, l’effet de sidération des sensations, le besoin de palpation …toucher, sentir, vibrer.

Signaux annonciateurs

Voici Micheline Torres dont je vis le spectacle à l’Ile de la Réunion lors d’un festival de danse contemporaine qui torture son corps sur scène.

Voilà Olivier de Sagazan dont les clips sont sur  YOUTUBE qui « fait de lui même une humanimalité en petit pitoyable, pathétique, magnifique ».

Olivier Goulet incorpore les visages de ses amis dans une veste de peau. Cette tendance est illustrée dès maintenant par les transhumanistes dont il est un compagnon de route.

Il faut attendre encore des artistes d’autres explorations déroutantes. Ils participent d’une force innovatrice en rébellion non pas contre la société mais contre les limites de la nature humaine. Ils revendiquent le corps comme perpétuel manuscrit à écrire et à réécrire.

On ne se débarrasse pas des mythes comme ça : le cosmos

La seconde figure imposée c’est le cosmos. Merci Hubble mais on ne l’avait pas attendu. Une source d’inspiration inépuisable tournée  vers l’espace-cosmos avec une même ambition  de repousser les limites: mais cette fois en partant loin, vers le cosmique ou le divin.

 De quoi la fascination du cosmique est-elle le nom?

Le rôle de l’artiste est d’aller chercher au-delà, de passer les frontières, d’aller radicalement ailleurs.

Cette tendance est illustrée dès maintenant par le retour des sorciers ou des mystiques. Mais c’est dans les immenses tissages de l’artiste Odon, suspendues sous les coupoles de la Chapelle Saint Louis à la Pitié Salpetrière, que j’en eus un superbe exemple. Ce fut une rencontre avec des concepts et des vertiges qui appartiennent au Mythe de l’Eden Cosmique.

La fascination qu’excercent les espaces sidéraux se décline à plus soif : réémergence du religieux… Phénomène général.

Ces artistes travaillent encore à l’ancienne : galeries et musées (virtuels ou pas) leur sont nécessaires. Bien entendu ils rencontrent ou stimulent une énergie sociale : la recherche de sensations fortes est universelle, le besoin de spiritualité est planétaire.

Mais bientôt les art angels vont changer la donne. Les technologies de demain vont permettre aux particularités d’être partageables et universelles. Magie de l’interactivité.

Le lien, la médiation

La troisième “énergie” à l’œuvre : la médiation entre le microcosme et le macrocosme – il s’agit de faire le lien entre le dedans et le dehors, le sacré et le profane, entre le monde des hommes et le monde des dieux…. Cette rencontre renouvelle la scène du monde artistique – où vont se rencontrer les créateurs, les gurus, les savants et les illuminés comme au PS1 dans le Queens, New York. Les danseurs évoluaient dans la foule, intégrant les mouvements du public à leur lente chorégraphie, invitant chacun à participer, sans complaisance, avec une grâce sereine.

Mais ici il faut s’arrêter un instant sur le sens de cette participation du public. Participer «de» plutôt que participer «à». Cette discrète différence  suggère qu’un certain public revendique une similitude de nature avec le sujet. Il ne vient plus voir un spectacle mais participer d’un événement collectif, une symbiose, un rituel. C’est ce qui se passe à La Demeure du Chaos, à côté de Lyon. De l’ancien manoir du 17ème il reste à peine les volumes envahis par une végétation d’aciers rouillés, de carcasses de voitures brûlées, d’avions de chasse et de tanks. Dans le jardin, on avance au travers de poutrelles d’acier évoquant ground zero. Sous le jardin : la salle des machines de l’entreprise Artprice qu’a fondé Thierry Ehrmann et qui a fait sa fortune. Des gens travaillent là, devant des ordinateurs dernier cri, à côté d’un squelette d’acier à tête de robot penché lui aussi sur son écran. Artprice est le leader mondial de l’information sur le marché de l’art et La Demeure du Chaos le lieu de manifestations réputées sulfureuses, de Biennales extravagantes et forcément l’objet d’un scandale permanent. Délicieux péril du mélange des genres. Ehrmann est probablement le plus bel exemple actuel de l’allégeance rebelle. Ses visiteurs marchent sur les frontières entre virtuel et réel, œuvre d’art et art de vivre, magie blanche et magie noire.

Cela préfigure ceci :

Les figures libres du 21ème siècle

Le jeu, le banquet, l’émeute. C’est la trinité séculière de la mutation en cours. Trois figures du vivre ensemble, du créer ensemble, du se rebeller ensemble.

Le jeu.

Le travail solitaire de l’artiste est aujourd’hui revisité par le jeu. Expo The Fifth Dimension-Art of Fiber and Space à Shanghai. Je  me glisse dans la salle où flottent des nuages de cotton. Des jeunes filles éclatent de rire. Bataille de fibres de neige.

Vittoz place la notion de jeu au carrefour de l’art, de la vie sociale, d’une morale, d’une philosophie et du réenchantement du monde. Il propose l’artplay,  la contraction en anglais des mots jouer et art, l’art à jouer, « Art play games ». Dans un monde au bord de l’abime, la fascination du manège, du tournis, de la voltige rend sans doute compte de la perplexité générale. Les art angels adorent.

Le banquet.

Paris.  Je rencontre Caroline Champion à la Slick, la FIAC off. Elle est attablée avec une amie et le repas qu’elles partagent est la performance artistique qu’elle propose.

Beaubourg. Un groupe d’étranges «Blanche Neige» évolue autour d’une longue table, sur laquellesont entre autres dispersés des animaux morts et des bouteilles de champagne. Mise en scène par Catherine Baÿ.

Qu’est-ce que la Fête des Voisins sinon une ritualisation du jeu à être ensemble autour de la table ? Le retour du banquet comme élément essentiel de la sociabilité, pour  rythmer la vie des  communautés – voilà une figure sur laquelle les artistes vont travailler et un moment artistique que les Art Angels ne voudront manquer sous aucun prétexte.

L’émeute

La figure de l’émeute est plus exigeante, non ? L’émeute ou les meutes ? Ce n’est pas un jeu de mots. Oui si. Mais c’est le jeu sur les mots et les maux qui sera le prochain enjeu. Chaque émeute mérite d’être considérée comme le début possible de la fin du monde… ou le début d’un autre. La logique de l’allégeance rebelle sera-t-elle poussée à son comble ? Les art angels ont des visages multiples. lls mettent le feu aux poutres dans les dictatures : ils veulent un autre « art de vivre ». Ils balisent des pistes sur les zones blanches du futur. Les jeunes tunisiens, les jeunes égyptiennes ont peint sur la toile numérique les nouveaux paysages de leur monde avec leurs téléphones portables. L’autre jour un ami américain évoquait devant moi la grande révolte facebook de la classe moyenne américaine. Les créatifs culturels sont des gens gentils. Ils ont aussi en moyenne trois armes à feu dans chaque foyer. S’ils se lassaient des facéties de Wall Street la police fédérale serait totalement incapable de mater leur révolte.

Ce sont sans doute eux les « sémiurgiens » de demain, pressés de faire de leur vie une œuvre d’art, impatients d’innover.

Christian Gatard

et dans la revue  papier et en ligne, plein de choses passionnantes d’Olivier Parent, Eric de Riedmatten, Anne-Caroline Paucot, Michaël V. Dandrieux, Stephane Hugon, Brice Auckenthaler et Sophie Combes… pour ne citer que les compagnons de route…




AXEL PFENNIGSCHMIDT I THE 2ND GLANCE I
 PHOTOGRAPHIE 

2 avril 2012, 16 h 06 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

http://www.pfennigschmidt.com

Axel Pfenningschmidt

Les murs parlent, pleurent,  laissent des traces. Axel Pfennigschmidt fait parler les murs des villes du monde.

Vernissage: Mardi 3 Avril 2012

18h à 22h

Exposition:
 Home
 Contemporain
 
27 
rue
Mazarine
 
75003
 Paris

du 3 
Avril
 au 
31
 Mai
 2012

Lundi
 14h30 
à 
19h

Mardi
-
Samedi
 10h30
 à
 19h



de la nature de ce blog
17 septembre 2011, 18 h 49 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Observer le monde et faire bouger les lignes, les regarder frémir et leur donner des coups, les questionner et les acculer au bord du précipice pour qu’elles sautent enfin dans l’ère suivante. Autrement dit faire œuvre d’observateur participant, d’observacteur. Ah faire l’acteur !

De nature curieuse, je cherche à comprendre – de manière buissonnière et non académique – vers où vont les gens, vers où va le monde, vers où je vais. De tempérament plutôt actif j’ai du mal à rester au bord de la route à regarder sans bouger. Je poursuis donc l’enquête entamée il y a peu[1]. Sans davantage prétendre à quelque objectivité dans le récit de cette fiction qu’est le futur. Je me suis simplement posé la question : y a-t-il pertinence à explorer ce que les mythes ont à dire sur le futur et à narrer cette exploration ? Ou pour le dire autrement à mêler récit et enquête ? Ou encore : être spectateur et acteur.  Michel Godet[2] – qui fait référence en matière de prospective – parle d’indiscipline intellectuelle. Cette logique me parait acceptable. Il suffit de la pousser un peu plus loin et se proposer une règle du jeu : le futur, ce sont des ondes de choc émises ici et là, hier et aujourd’hui, peut-être demain (si on pense que le futur influence le présent et je pense que, oui,  le futur qu’on imagine influence le présent qu’on vit et c’est l’objet même de ce livre). Ces ondes nous rebondissent dessus. On peut peut-être en ressentir les effets, ou les deviner. La meilleure façon d’en parler c’est de descendre sur l’aire de jeu et de plonger dans la mêlée. Mes notes de voyages sont pleines des histoires qu’on m’a racontées : il y a là-dedans des légendes qui se murmurent, des fantasmes qui se divulguent. Une grosse masse d’imaginaires flottent sur nos têtes : altocumulus gravitant autour de nous, nous surplombant avec bienveillance ou nous menaçant de biais et indiquant souvent des changements de temps sociétaux. Il m’a semblé qu’ils étaient autant faits de mythes (gouttelettes du passé) que de visions( cristaux de glace du futur). Les uns comme les autres s’emparent de notre bel et terrible aujourd’hui projetant sur l’écran de l’horizon immédiat un paysage sang et or. Image baroque, sans doute, qui témoignent d’un jeu de représentations du passé et du futur[3] qui se narguent ou s’épousent selon leurs humeurs… était-ce simplement la lecture que j’en faisais ?

C’est donc la nature de ce blog: un avant-goût de mon prochain bouquin sur les mythologies du futur.


[1]  Christian Gatard. Nos 20 Prochaines Années. L’Archipel. 2009

[2]  Michel Godet, Manuel de prospective stratégique, Dunod, 2ème édition, Paris 2004.



été 2011
26 juillet 2011, 9 h 48 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Bonjour, ce blog est le hub de nos 20 prochaines années, métissage du site e-dito (créé en 2001), du blog christiangatard&co (créé en 2011). Hub? Point de convergence autant que de divergence: inspirations, inventions, salle d’arrivées, salle de départs, perles de sociocultures en vitrine, Cabinet de Curiosités en arrière-boutique, salle des machines un peu partout.  Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. Le point de départ en est NOS 20 PROCHAINES ANNEES paru chez ARCHIPEL en 2009. Depuis, un dispositif à amplitude croissante s’est mis en place, fait de rencontres, de conversations, d’inspirations croisées débouchant sur des évènements, des travaux , des missions variées sur toute la planète. Les fidèles de ce blog en ont deviné les contours. Le futur est déjà là mais il n’est pas réparti de façon égale. Les pistes qu’on propose sont de cet ordre: du familier et de l’extravagant – au sens littéral -. Réparties de façon inégale dans l’ensemble de ce hub.

Voici donc quelques pistes pour aller plus vite que l’été et ralentir toute accélération inutile:

Le nouveau single de Delphine Volange, le nouveau livre de Michel Hébert (article dans Futur Hebdo ici) ( et dans ce blog:là) , la mise en ligne du 15ème épisode de L’HEURE, un aperçu sur les ATELIERS PROSPECTIFS, les chroniques Sciences & Fictions de Peyresq, le blog de Luc Dellisse, le site de Daniel Berger, le roman d’ Hervé Brasebin de@d, le site d’Olivier Parent: l’incontournable FUTUR HEBDO

(cliquez dans les noms pour aller vers leurs sites )

 Christian Gatard.



le nouveau single de delphine volange
19 juillet 2011, 8 h 47 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

 Delphine Volange

Hier j’ai reçu, par le hasard des réseaux, Hôtel Chopin de Delphine Volange.
A la première écoute, j’éprouve un coup au cœur familier, une réminiscence musicale, amoureuse même, portée par la voix singulièrement suave de l’interprète.
Une chanson languide, lancinante, avec des paroles faussement simples – poétiques.
Je regarde mieux les indicateurs: Jean-Claude Vannier a fait la musique. Lui, l’immortel co-compositeur de Melody Nelson. Pas mal…
Son talent est là, intact : lyrique, précis, transparent.
Et elle, la chanteuse à voix pure qui déroule ses mots ardents avec une sorte de sensualité mélancolique… ( je la connaissais déjà un peu à travers un titre hypnotique, Sirènes, l’an dernier…).

J’ai écouté, puis ré-écouté cet Hôtel Chopin: comme les chasseurs de gros gibiers, je tire toujours deux fois de suite.
J’aime cette voix des altitudes, et ce sourd battement dansant.
C’est contemporain et intemporel – violemment romantique, dirons-nous.
Ce sont les premiers frémissements d’un album complet de Delphine Volange qui – m’a-t-on répondu – sortira bientôt.
Je l’attends.

Luc Dellisse

Cliquez dans l’image pour écouter son  nouveau single “Hôtel Chopin” (Delphine Volange/ Jean-Claude Vannier) – réalisé par David Aron-Brunetiere, mixé par Dominique Blanc-Francard, arrangements de David Aron-Brunetière et Victor Paimblanc, guitares Eric Delval et Ambroise Willaume, batterie Tatiana Mladenovitch, sténopé de Philippe-Georges André, 2011 Balandras Editions



sommaire du jour
10 juillet 2011, 10 h 33 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Bonjour, ce blog est le hub de nos 20 prochaines années,  c’est à dire un point de convergence autant que de divergence: inspirations, inventions, salle d’arrivées, salle de départs, perles de sociocultures en vitrine, Cabinet de Curiosités en arrière-boutique, salle des machines un peu partout.  Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. CG.

Sommaire de cette livraison

contacts & commentaires christiangatard@gmail.com

Les ateliers prospectifs, les news de Nos 20 Prochaines Années, les initiatives pour prendre de l’avance sur… cliquez sur ce mot: l’avenir

http://mtonvin.net/ merci à Daniel Berger

Les marques en 2029

à lire ici:

 http://www.prodimarques.com/documents/gratuit/65/les-marques-en-2029.php

Les chroniques Sciences & Fictions de Peyresq

Le blog de Luc Dellisse sur Insolvables

Cliquez dans les photos pour accéder aux liens.

Meet your host:



itinéraire de ce hub
14 mai 2011, 5 h 12 mi
Filed under: Actualité et nouveautés
Dans cette livraison: Luc Dellisse, Thomas Schlesser, Gilles Schlesser, Brice de Villers, Yvonne Behnke, les Ateliers “prospective”, L’Heure, quelques mascarons et quelques mythdromes…

Le nouveau billet de Luc Dellisse, Culte Solaire: étonnant!

(cliquez dans la photo)

 

Le nouvel essai de Thomas Schlesser: décapant coup de coeur!

http://christiangatard.wordpress.com/category/c-comme-les-coups-de-coeur-de-e-dito/
(cliquez dans le lien ci-dessus)
 
Thomas Schlesser est historien de l’art, professeur à Penninghen, journaliste pour Beaux Arts magazine, chroniqueur à la télévision et à la radio. Spécialiste des liens entre les champs esthétique et politique, il est l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels d’importants travaux sur Courbet et Une histoire indiscrète du nu féminin (Beaux Arts éditions). Il est aussi un de nos compagnons de route!

Les Schlesser mettent le feu! Le dernier de Gilles fait un carton.

 tout est dans la photo, cliquez-y!

Christian Gatard?

(cliquez-moi donc)

L’HEURE est un roman d’anticipation à épisodes mis en ligne toutes les semaines sur FuturHebdo.

hé oui faut cliquer dans la photo aussi…

Les mythodromes font passerelles entre hier et demain.

(pareil)

Les mascarons vous contemplent des façades.

(encore)

 une nouvelle contribution de Brice de Villers – Qui a peur du futur? brrr… pas lui, mais il reste prudent

cliquez ici pour le site d’Yvonne http://www.yvonnebehnke.com/

mais pas sur les photos…

Yvonne Behnke exposait lors des Portes ouvertes des ateliers d’artistes à Meudon, le week-end du 7 et 8 mai

Le travail d’Yvonne Behnke prend de l’ampleur et de la vigueur. La figuration des visages a baissé la garde. Quelque chose est à l’oeuvre dans un espace nouveau. Un espace derrière les visages qu’elle convoquait encore l’année dernière. Elle est allé y voir : téméraire exploration. Dans le jardin ensoleillé du week-end, les toiles témoignaient du voyage.  Au-delà du seuil qu’elle venait de franchir un paysage de forces et d’énergies: quelque chose comme la gestation de la matière brute du monde. Fascinant.

et pour tout savoir sur tout

ça c’est ici http://christiangatard.wordpress.com/category/a-comme-actualite-et-nouveautes-de-christiangatardco/ mais en fait vous y êtes, c’est tout ce qui se passe en dessous



News
2 mai 2011, 5 h 46 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

 

Des nouvelles du roadshow de

Nos 20 Prochaines Années

Vin et unième siècle: l’étonnante saga du vin de demain

Le Dimanche 19 juin 2011

(prenez date!)

14:30
Amphithéâtre B – Palais des Congrès

http://www.vinexpo.com/fr/visiter/programme/

 Cette conférence haute en couleur cherche à cerner le rôle symbolique et réel du vin, les fantasmes et les légendes, les usages et les mythes qui feront de lui, dans les décennies qui viennent, un acteur clé du vivre ensemble. L’approche de Christian Gatard n’est pas (du tout) académique. Il dira pourquoi et comment le verre de vin sera (peut-être) au cœur des  reconciliations possibles entre les civilisations. Il expliquera que la transparence qui est devenue une dictature politiquement correcte à la mode va sans doute laisser place à une ère d’hybridation, de métissage dont le vin – art de l’assemblage – détient le code secret. Il … mais chut! il faut y aller pour tout savoir de ces mystères…

Après Mortelles Voyelles, Gilles Schlesser revient avec SAGA PARISIENNE. En librairie dans quelques jours!

1942 / 1958 Un balcon sur le Luxembourg
 
Paris sous l’Occupation. Un tableau de Picasso disparaît dans la grande rafle du 16 juillet 1942. Une famille se déchire. La guerre scelle les destins… et notamment celui de Pierre Ormen, romancier en vue et résistant de la première heure, que tout oppose à son frère Amédée, vague collabo et vrai salaud. Pierre fait partie de ces êtres auxquels la Providence semble avoir donné toutes les vertus et la vie toutes les chances. Après la Libération, sa réussite est éclatante. Mais derrière les apparences s’abrite une âme sombre, dévastée par des secrets que nul ne doit partager.
Ce portrait de famille est aussi celui d’une époque, de l’effervescence du Paris de l’après-guerre, des cabarets de Saint-Germain-des-Prés, des cafés où l’on reconstruit le monde, des maisons d’édition où l’on tente de le conquérir…
Un balcon sur le Luxembourg est le premier volume d’une « Saga parisienne » qui en comptera trois, donnant vie à autant de générations de la famille Ormen, de l’Occupation à nos jours

 

Magazine à géométrie variable et réjouissante USBEK  & RICA autorise des lectures longues et approfondies, curieuses et radicales. Je suis un fan depuis le début… en fait non pas tout à fait. La librairie de la Place Clichy m’a offert le premier numéro que j’avais loupé – j’y ai acheté le dernier hier. Même s’ils n’avaient pas besoin de me convaincre j’ai aimé leur enthousiasme.

http://usbek-et-rica.fr/

prochain numéro le 9 juin, chez vos libraires!

Je n’ai pas vu une ligne de “pub” dans le magazine. Cette absence de publicité lui donne une fraîcheur épatante et pointe l’émergence d’entités rédactionnelles (faute d’autres termes pour qualifier ce travail inventif et subtil) autonomes, indépendantes et franc-tireurs. Cela permet de requalifier ce qu’est – et sera peut-être – les lectures du futur : pertinentes, utiles et titillantes. On peut imaginer que des annonceurs acceptent de jouer le jeu et que leurs produits soient présentés comme des faits de société, comme des héros de contes populaires, bons ou méchants, bons et méchants. Peut-être paieraient-ils pour ça. Question: est-ce que USBEK & RICA aura besoin de ça? Peut-être pas. Je lis que le prochain numéro sort le 9 juin et, j’imagine, toujours sans pub. En fait il y a une question beaucoup plus intéressante: est-ce que les annonceurs auront besoin de USBEK & RICA et de “supports” de ce genre: enthousiastes sans être naïfs, inspirants et utopistes, drôles et tendres? Je ne sais pas si c’est un nouvel humanisme, mais ça ne ferait pas de mal aux annonceurs de se poser la question.

USBEK & RICA fait une prospective du présent et raconte le futur. Et vice-versa.

et le nouveau billet de Luc Dellisse sur son blog

http://christiangatard.wordpress.com/category/d-comme-le-blog-de-luc-dellisse/




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