Christian Gatard, études, recherches, curiosités, prospective


LE PROCHAIN CONCERT DE DELPHINE VOLANGE
10 septembre 2011, 10 h 11 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

Le vendredi 16 septembre 2011 à FONTAINE LA SORET, dans l’Eure. En dehors des sentiers battus, tout comme elle.





de@d
15 juillet 2011, 8 h 09 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

 

Hervé Brasebin n’est pas seulement dans la filiation revendiquée de Dantec, il en joue et l’élève taquine le maître. Lire Brasebin, c’est glisser dans les interstices de la culture contemporaine qui émerge, c’est rebondir sur l’actuel virtuel caché, le virtuel prêt à vous bondir dessus. C’est un virtuel plus que réel, dans cette frontière désormais insaisissable entre ce qui advient, ce qui pourrait advenir , ce qui est sans doute déjà advenu. Il prolonge les courbes de l’anticipation. Lecture haletante. Page turner, comme ils disent. Brasebin convoque avec élégance et un brin de perversité dans ses exergues les Edgar Morin, les Paul Virilio… qui donnent un effet de réel à une aventure haletante, à un scenario particulièrement bien ficelé. On est sans cesse sur le fil du rasoir, et ça coupe . A lire absolument.



Regis Estace, Stephen Peirce, Emile Morel et Pascale Consigny
5 juin 2011, 6 h 21 mi
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 Ce blog est un hub,  c’est à dire un point de convergence autant que de divergence: inspirations, inventions, salle d’arrivées, salle de départs, perles de sociocultures en vitrine, Cabinet de Curiosités en arrière-boutique, salle des machines un peu partout.  Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. CG.

Envie d’un bonus prospectif ? cliquez dans l’image   

Regis Estace, galeriste visionnaire, 74 rue Charlot dans le Marais, à Paris.

à visiter avant le 18 juin

J’étais venu pour Pascale Consigny qui présente l’exquis projet de La voleuse, Galerie Charlotte Norberg, au rez de chaussée de cette même adresse et dont je vais dire un mot dans ce post mais c’est Régis Estace qui m’accueille à l’étage. Il présente Stephen Peirce. Pascale Consigny propose une peinture figurative et un immense talent dans la veine de Hopper. Stephen Peirce explore les mondes transhumanistes et croise la science-fiction. Emile Morel, autre artiste proposé par Régis Estace, lui répond en écho et fait surgir les imaginaires d’un futur baroque. Il y a une filiation avec Yves Tanguy pour le premier et peut-être avec le Douanier Rousseau pour le second.

Que ces trois artistes évoquent ainsi des figures connues de l’histoire de l’art me semble parfaitement réjouissant. Ils s’inscrivent dans un cheminement, un sillon fertile. Pascale Consigny expose  un monde familier qu’elle recrée avec une empathie et  une  fraîcheur émouvante. Stephen Peirce et Emile Morel explorent des mondes inconnus, intérieurs et futuristes qui relèvent de la prospective la plus téméraire.

Un passage au 74 rue Charlot est urgent pour s’imprégner – au rez de chaussée comme à l’étage – d’expériences profondément différentes mais essentielles.

Régis Estace devant un Peirce (reproduit plus bas) et un Morel 

Régis Estace présente ainsi sa démarche: “un art de l’infiniment petit, de l’infiniment grand, de la répétition, de l’enchevêtrement. Un art qui a presque rejoint les comics et les BD d’anticipation que nous lisions enfant. Un art bouleversé par l’informatique, la génétique, la globalisation. Un art alchimique aux frontières du figuratif et de l’abstrait. Un art où l’on ressent un futur qui s’effraie en même temps qu’il espère”.

C’est peu dire que nous sommes sur des carrefours communs. La prospective buissonnière et peu académique que je pratique s’abreuve à ces sources. Croisements fertiles entre science-fiction, sociologie du présent, exploration des textes ésotériques , voyages, ethnographie du réel, un bon principe de réalité ancré dans l’entreprenariat  des créatifs culturels, un solide principe de plaisir que les conversations seules autorisent. Rencontrer Régis Estace accélère le monde et ralentit le temps pour mieux le goûter.

 

Stephen Peirce

Les peintures de Stephen Peirce décrivent des mondes inconnus composés d’éléments familiers et pourtant inidentifiables. Inspiré par l’astronomie, les écrits de Ballard et Huxley, le cinéma de Tarkovski et l’inquiétude de la communauté scientifique quant à l’avenir de la planète, Peirce imagine la vie dans un chaos post apocalyptique. A partir des déchets d’une société humaine disparue, une matière s’accumule, se développe et s’organise en formes nouvelles. Processus d’agrégation propre à la vie dont l’artiste nous rappelle la permanence et l’infinie valeur…

Emile Morel  http://emile.morel.over-blog.com/

Émile Morel -  surréaliste, voire psychédélique -  attire, inquiète et fascine. Dans ses « dessin-collage » des éléments disparates, de sources diverses, sont redessinées et réunis dans des mises-en-scènes où le bonbon le dispute à l’entraille. À la fois pop, drôle, éclatante et ostentatoire, contemplative et silencieuse, l’oeuvre de Morel joue sur les contrastes, s’amuse à les mixer. On pense d’abord contempler une scène pleine d’insouciance, de luxuriance, de lumière, de couleurs – en un mot presque enfantine – mais bientôt, on est obligé de constater le drame qui se joue. Chaque scène renferme le même secret : les personnages, les animaux et les choses y souffrent d’un mal étrange qui les duplique, les métamorphose voire les ronge sans qu’ils en aient apparemment conscience. Une sorte de lèpre baroque, qui, dans la multitude et la saturation, anime le détail de compositions en apparence classiques et posées. Les personnages de Morel ne comprennent-ils pas ce qu’ils leur arrivent ? Souffrent-ils stoïquement, résignés, fiers et mélancoliques? Ou ont-ils simplement décider de s’adapter en permanence afin de préserver l’équilibre, l’harmonie de l’ensemble mouvant qu’ils composent ? S’adapter, quitte à ne plus se reconnaître, à disparaître, à ne plus être…?

(Ces textes sont de la Galerie Estace)  www.estace.fr

Si la peinture de Pascale Consigny relève d’une autre démarche elle n’en est pas moins fascinante. Le dispositif scénique de la galerie installe une histoire. En voici la maquette. Cela parait un peu abstrait à partir de cette photo mais sur place on entre avec bonheur dans cette enquête mémorielle de l’artiste.

Dans l’oeuvre de Pascale Consigny et la brillante installation de la Galerie Charlotte Norberg des secrets sont cachés, des enquêtes sont menées, des pistes sont à découvrir.

Lien indispensable vers un très beau texte sur le travail de Pascale Consigny

http://mariedeparis-yafil.over-blog.com/article-pascale-consigny-est-elle-une-voleuse-les-indices-sont-a-la-galerie-charlotte-norberg-74493020.html

Au 74 rue Charlot, deux tensions de la modernité de l’art se cotoient et se complètent avec brio.

cg



découvertes
19 mai 2011, 16 h 13 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

 Ce blog est un hub,  c’est à dire un point de convergence autant que de divergence: inspirations, inventions, salle d’arrivées, salle de départs, perles de sociocultures en vitrine, Cabinet de Curiosités en arrière-boutique, salle des machines un peu partout.  Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. CG.

Dans cette livraison deux découvertes : Evangelia Kranioti et Michel Gorsse qui revient d’Oulan Bator avec Ganbaatar Choimbol 

Découverte 1

FotoRio ouvre ses portes le 28 mai 2011 à Rio.  Evangelia Kranioti, jeune photographe grecque  installée au Brésil, fait partie de la sélection officielle. Elle était à Paris cette semaine. Claude Grunitzky nous l’a présentée. Merci Claude toujours généreux dans ses découvertes!

 

HEROINAS  est un projet  passionnant et fertile.

Le dispositif de HEROINAS est magnifique et fascinant. 

Puissamment ancrées dans un temps contemporain, ces images de femmes d’aujourd’hui font surgir de la nuit des temps un mythe inattendu,  joué et rejoué sans cesse, mais oublié de l’homme moderne.

Celui de la femme absolue, solitaire, démiurge – la femme avant Eve, et après elle : Lilith. Lilith , la première femme d’Adam, son égale absolue, celle qui a su lui tenir tête, refuser le rôle et la position qu’il voulait lui imposer dans l’amour, celle qui a dit merde à Dieu et a pris son envol.

Cette séquence de photos la rend présente , immédiate, terriblement contemporaine. Eternelle. Regardez :  Adam a fui le paysage, Adam n’est pas en ville, Adam est terré quelque part, en berne.

Les femmes d’Evangelia tiennent  l’homme en respect. A distance. Sans haine ni mépris. Le temps de ces femmes est un temps sans l’homme – une respiration. Elles ne l’ont pas fait disparaitre, elles l’ont mis de côté le temps qu’elles reprennent leur souffle, qu’elles adviennent à elles-mêmes, qu’elles trouvent leur territoire.

 Peut-être l’homme reviendra-t-il. Mais pas maintenant. Ce temps est celui de la femme qui triomphe dans toutes ses beautés, dans toutes ses configurations, dans toutes ses acceptions. Avec ses multiples et puissants visages, Lilith s’incarne dans tous les corps, dans toutes les postures, dans tous les paysages, solitaire et sereine.

 

Elle déambule dans un monde post-industriel… déambule ? non elle flotte, comme au-delà de toutes souffrances, comme dans une absolue méditation sur elle-même. Elle met à distance, elle interdit la compassion, elle affronte son devenir.  Lilith revendique et obtient l’égalité avec l’homme, non sans douleur, non sans sacrifice.

Le dispositif de HEROINAS remet la femme au centre.  Evangelia y décrit  la solitude acceptée, maîtrisée, la question des origines, du désir, de la fuite et des retrouvailles avec soi, la quête d’identité.

Chacune de ces photos apparait comme une séquence dans le grand récit de la féminité, comme le renouvellement contemporain de ce récit. Pour chacune de ces femmes l’histoire de l’humain est encore à écrire. Chacune de ces photographies est le point de départ d’un conte moderne, chargé de mystère – chargé de raconter une nouvelle histoire du monde.   C.G.

Je photographie le réel pour créer quelque chose qui l’est moins. Il suffit parfois d’une fraction de seconde pour qu’un visage emprunte les traits d’un alter ego latent, jusque là encore inconnu. La vie de nos propres images nous échappe et l’image de nos propres vies ne nous appartient pas. Mes Héroïnes sont des personnages en quête d’auteur, libres à incarner toutes les femmes à la fois. Simples passantes dans une histoire jusqu’à protagonistes dans une autre, comme dans le Rêve familier de Verlaine elles sont ni tout-à-fait la même, ni tout-à-fait une autre. Je suis sensible à ce potentiel de transformation qui est propre à la nature féminine, et qui repose dans le lac du regard, au détour d’un geste transcendant le contexte de l’image et son objectivité. Puis j’ai la conviction intime qu’en s’éloignant des apparences on ne peut que s’approcher à l’étrange vérité des choses. Au final tel est mon désir : créer des images qui racontent des histoires plus vraies que réelles.

Evangelia Kranioti       

Découverte 2

Michel Gorsse m’a fait parvenir son DIVAGALAMES paru chez ASILE POETIQUE,  un excellent dictionnaire subversif et pétillant de mots inventés

Il est l’auteur du CHEMIN DES CHANTS D’OISEAUX, puissant récit de son carnet de route sur le chemin de Compostelle, de nombreux recueils de poésie, membre actif du CERCLE DES AUTHENTIQUES CABOCHARDS DE L’IF et contributeur de La Licorne d’Hannibal, une revue artistique et littéraire basée à Perpignan dont chaque numéro axe sa thématique sur un artiste et un écrivain, le plus souvent méconnus du grand public.  Michel était donc destiné à rencontrer à Oulan Bator l’incroyable Ganbaatar Choimbol dont il a fait son ami

 

 

Je reviendrai bientôt sur ce peintre mongol. CG



Le nouvel essai de Thomas Schlesser: décapant!
11 mai 2011, 14 h 10 mi
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Parfois, les artistes font peur, la création fait mouche et les œuvres font mal. Alors, la censure frappe, et souvent fort. Elle interdit la production d’images, les détruit, en contrôle la diffusion. Elle bâillonne ou emprisonne leurs auteurs pour étouffer leur nuisance. De la Renaissance à nos jours, ils sont nombreux à en avoir été les victimes : Michel-Ange, Caravage, Manet, Malevitch, Pasolini… Cet essai explore les transgressions, les luttes et les résistances de ces géants face à l’abus de pouvoir ; il explique comment leur génie peut ébranler les autorités ; il raconte aussi les châtiments qu’occasionnent leurs audaces. À travers le récit et l’analyse de nombreuses affaires, l’auteur nous conduit à la découverte de chefs-d’œuvre méconnus et parfois disparus, de tableaux scandaleux, de gravures condamnées, de films prohibés. Du procès de Véronèse aux photographies de Larry Clark en passant par l’iconoclasme de la Réforme, l’incarcération de Daumier ou l’exposition d’« art dégénéré » organisée par les nazis, il trace le portrait des sociétés, des états, des églises, évoquant leurs craintes et leurs fantasmes. Fort de documents, de commentaires détaillés, d’oppositions entre culture officielle et iconographie subversive, cet ouvrage est le témoin passionnant d’un combat sans fin pour la liberté artistique.
 
 
 
Thomas Schlesser est historien de l’art, professeur à Penninghen, journaliste pour Beaux Arts magazine, chroniqueur à la télévision et à la radio. Spécialiste des liens entre les champs esthétique et politique, il est l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels d’importants travaux sur Courbet et Une histoire indiscrète du nu féminin (Beaux Arts éditions).
Il est aussi un de nos compagnons de route! Et ce communiqué de presse est parfait.


Coup de coeur pour les deux opus de Benoit Peeters sur et avec Derrida
7 novembre 2010, 8 h 24 mi
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Avant l’imbécile attaque de Michel Onfray,

j’avais lu     

et   

 Quelle aventure que ces lectures! J’y ai trouvé mille points d’ancrage. J’ai en tête cette image d’une carte d’état-major sur laquelle les figures emblématiques  de cette époque avancent selon une stratégie codée, mythes modernes en devenir, fixés avec la subtilité du biographe entomologiste amoureux. Ces deux livres m’ont raconté le devenir d’un texte et l’amour de l’écriture. Plan de bataille, compte rendu des armées et des forces en place . Je n’ai encore qu’une vague idée de la déconstruction mais ce n’est pas là que je vais m’aventurer. Ce serait plus dans  l’idée que Derrida était un artiste sémiurge et que Benoît Peeters a crée là, pendant ces trois années, une machine-texte qui relève de la pure création littéraire in situ. Raconter cette élaboration, la vivre comme contre-texte, comme expérience du devenir de l’écriture, c’est à la fois épatant et surtout d’une incroyable fertilité. Du contenu émerge la trace (c’est un concept derridien ? – tant pis ou tant mieux) de l’énergie du vécu et de l’écrit : le mouvement, la vibration, l’appétit.

 Onfray, lui,  mute en mandarin coquet et susceptible.  Il a beau frayer dans la BD avec Nietzsche, il est passé de l’autre côté : celui de l’arrogance  et de la suffisance. Cela mérite-il disputatio…?

 Les commentaires vont bon train sur e-dito comme sur le reste de la blogosphère. Voici celui de S. Baffray: “pourquoi Onfray ne s’est-il pas limité aux “Ventres des Philosophes” là, il était bon… depuis, dommage, il a pris la grosse tête”.



e-dito est le blog de Christian Gatard. Le cabinet de curiosités de ses enquêtes buissonnières. Voici le coup de coeur de la rentrée
14 septembre 2010, 10 h 41 mi
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Dévoré, le passionnant travail de Dominique Cuvillier. Les 100 Tendances pour demain sont d’une grande efficacité. J’aime à la fois le ton, la posture de l’auteur, son humour et sa plume. Pour tout vous dire je le prends pour un des meilleurs bouquins parus ces derniers temps sur le sujet.Au vrai, c’est une formidable source d’inspiration , déjà incontournable.  Très impressionné par la maîtrise de tant de sujets, je confesse (avec bonheur) avoir appris plein de choses, et  avoir eu envie de rebondir, de partir fouiner pour en savoir plus sur d’autres. C’est un déclencheur que ce bouquin ! Sa liberté de ton est un délice… Ceci évoque nécessairement la proximité de nos travaux. Combien de fois ai-je eu le sentiment au cours de cette lecture que nous étions de même équipage, lancés sur les territoires vastes – et encore vierges évidemment – de futurs plus ou moins proches, arpentant  des terroirs numériques  et des arpents de réalités émergentes, tels des aventuriers sur ces sentiers prospectivistes. Lire Les 100 Tendances pour demain me donnait le sentiment que nous nous retrouvions au bivouac, nous donnant des tuyaux  pour l’exploration du lendemain, pour nos découvertes à venir.

CG

 http://www.cuvillierconsultant.com/



COUP DE COEUR POUR LE ROMAN DE PAULINE KLEIN
4 août 2010, 10 h 27 mi
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Alice Kahnhttp://www.alliaeditions.com

Voici un livre qui sort de l’ordinaire! En naviguant avec grâce entre la fragilité de la place qu’on a au monde et la distance critique et curieuse vis à vis de ses personnages autant que d’elle-même, Pauline Klein crée un monde unique.  Elle aborde l’intrigante expérience du devenir soi. Rien n’est tout à fait rangé, tout à fait acquis, tout peut être joué et rejoué. Comment sortir de l’indifférencié des rôles sociaux? Comment perturber les scenarios attendus?

S’incruster dans la création des autres et délicatement y porter une trace – aussi discrète soit-elle – fait partie du jeu. Que ce soit en remplaçant sur la terrasse du café la jeune fille attendue par le jeune homme, en effleurant du bout du feutre une litho de Warhol, en plaçant dans le Musée de la Vie Romantique un portrait qu’aussitôt le gardien approprie au lieu, la narratrice pose les jalons. Chaque seconde est  une tentative, un possible. Peut-être est-elle tous les personnages à la fois, ou aucun. Ou pas encore.

Il s’agit bien d’un livre sur l’invention de soi-même. S’inventer un passé, se jouer du présent. Alice Kahn incarne  le double invisible de la narratrice. Sa présence/absence , son art de n’y être pas, sa créativité ironique ne laissent pas d’exciter la curiosité. La vie à Paris dans l’avant-garde artistique, les rues familières, l’évocation new-yorkaise disent notre contemporain, sans doute, mais éclairé en oblique, dans une lumière subtile, inattendue.

Une atmosphère très particulière imprègne l’écriture de Pauline Klein: trouvailles littéraires, humour délicieux, pas une once de naïveté, un va et vient permanent entre mélancolie et émerveillement, espièglerie et méditation … avec  au bout du compte une certitude: on vient de lire un livre important.

On est pas les seuls à le penser:

http://www.dailymotion.com/video/xe2mqh_pauline-klein-alice-kahn-mediapart_news



COUP DE COEUR POUR LE PRIX JULES VERNE
18 juillet 2010, 9 h 15 mi
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Paschal Grousset a vécu dans l’ombre de Jules Verne et dans la lumière de la Commune de Paris. Il connu la pénombre d’un pénitencier en Nouvelle Calédonie,  le crépuscule londonien d’une vie d’auteur en exil, les feux de la rampe de la vie politique de la fin du 19ème. Un parcours fascinant décrit par un chercheur fasciné… Xavier Noel est habité par son sujet et son enthousiasme diffuse tout au long de la lecture. Il a l’humour qu’il faut, une connaissance absolue, abyssale de Grousset, il semble impossible d’aller plus loin dans le pistage attendri et méticuleux. Chaque grande scène de la vie de Grousset est une époque en soi, une performance de grande magnitude. Noël le suit jusqu’au moindre geste. Comment a-t-il pu cerner aussi bien le bonhomme ? Tout est passionnant: le communard, le bagnard, l’écrivain, l’homme politique… et ce qui fonde une trame de vie autour de ce ré inventeur étonnant qu’il fut de lui-même.

Célébration des vies multiples, rebondir toujours, never to submit or yield … c’est un des secrets de Grousset. Cela donne une vie gourmande, parfois hargneuse, toujours au bord du vide.

Parmi les étonnements et découvertes du livre, la correspondance avec son éditeur  Hetzel. En dehors du fait – en soi épatant que ces lettres soient conservées – le ton, les formules, la tournure des phrases relèvent d’une autre époque. On n’écrit plus comme ça, on ne s’engueule plus, on ne négocie plus de cette manière. Et c’est  cette manière un peu désuète qui m’arrête. Le “un peu”, précisément. Les nuances subtiles dans les adjectifs, les façons de dire qui ne sont pas tout à fait celles d’aujourd’hui m’entraînent dans une méditation mélancolique sur ce qu’est l’esprit du temps, sur la Geistzeit d’une époque. Grousset comme Verne ont annoncé la science-fiction avec suffisament de talent pour qu’on leur emprunte un instant ce véhicule. Machine à remonter le temps. Je m’assieds à côté d’eux sur une terrasse des Grands Boulevards. On bavarde, on se raconte. Est-ce qu’on se comprend? Qu’est-ce qu’on comprend l’un de l’autre? Sommes-nous des martiens les uns pour les autres?  Je sais bien que la peinture, la littérature de toutes les époques donnent dans l’universel et que l’art transcende le temps, etc… mais une conversation au café?

Je reviens en souriant à ma lecture du livre de Xavier Noël. Je n’ai pas la réponse à ma question, j’ai beaucoup mieux, j’ai un livre qui me renvoie en permanence à des questions de ce genre. La clé de tout ça, on le devine, est l’identification. Je suis Grousset! Et je suis Noël  racontant Grousset! Noël qui travaille sur Grousset depuis trente ans et que Grousset travaille. Noël qui laisse entendre que sa quête n’est pas terminée et que se cachent sans doute ici ou là des manuscrits, des lettres, des bouts de papier qui dévoileront plus encore. Ce Grousset aventurier, ce Grousset sur les barricades, ce Grousset à Londres… évidemment c’est moi. Et ce Noël le pistant et le dépistant partout, qui croyez vous que c’est?

Bref ce bouquin  fait surgir ces merveilleux mensonges vrais que sont les identifications héroïques.

Une dernière chose: le lecteur très attentif d’e-dito se souvient peut-être de ces quelques lignes aujourd’hui enfouies dans les profondeurs de ce blog…

 Il y a quelque temps une visite ensoleillée au Salon du Livre Ancien de Bergerac me met en contact avec Alain Braut, résidant à Canals, près de Grisolles, le village où Paschal Grousset a passé son enfance.  Alain Braut a été co-organisateur du premier colloque sur Paschal Grousset, à Grisolles justement. Alain Braut me parle alors de Xavier Noël à qui je propose de rencontrer Benoit Peeters.

 Je n’avais pas lu le livre. Il y avait  quelque chose dans l’air qui semblait juste. Benoit Peeters a pensé la même chose que moi.

http://www.lesimpressionsnouvelles.com/grousset.html

Grand prix Jules Verne 2010

décerné  par

l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire

Opposant au Second Empire, ministre de la Commune de Paris en 1871, enfermé au Fort Boyard, déporté en Nouvelle-Calédonie, évadé, Paschal Grousset est en exil à Londres quand il entreprend pour l’éditeur Hetzel des romans sur les mondes éducatifs, uniques par leur approche documentée. Premier traducteur de L’Ile au Trésor de Stevenson, il écrit aussi des récits d’aventures (parfois signés… Jules Verne) qui en font l’un des pères de la science-fiction. Utopiste, il propose un laboratoire du feu central terrestre à l’Exposition universelle de 1900. Promoteur de l’éducation sportive pour tous, il précède Coubertin dans l’intention de ressusciter les Jeux olympiques. À nouveau présent pour quinze ans sur la scène politique, il apporte ses idées dans les grands débats qui traversent la Troisième République.

Cent ans après la disparition de Paschal Grousset, son œuvre multiforme, d’une portée considérable, mérite largement d’être redécouverte, au travers du parcours engagé et souvent entravé, de cet homme injustement oublié. Fruit de longues recherches, cette biographie, richement illustrée, lui rend enfin l’hommage qu’il mérite. François Schuiten a dessiné pour cet ouvrage une couverture originale, comme il l’avait fait pour Paris au XXe siècle, un roman inédit de Jules Verne, longtemps disparu et finalement publié en 1995.

 

Xavier Noël a découvert Paschal Grousset lors de ses études de Lettres en 1980. Après lui avoir consacré une maîtrise, un D.E.A. et plusieurs articles, il a entrepris de longues recherches pour donner une lecture panoramique et cohérente de la vie et l’œuvre de Paschal Grousset, d’apparence éclatée, car menée sous divers pseudonymes. Exerçant dans le secteur de la formation professionnelle (actuellement au Conservatoire national des arts et métiers),  Xavier Noël est également photographe.

84 avenue Albert – 1190 Bruxellestél : 32 2 503 30 95info@lesimpressionsnouvelles.comwww.lesimpressionsnouvelles.com

 



welcome
28 mars 2010, 0 h 00 mi
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 e-dito est le blog de Christian Gatard. Sa cybercaverne pour  curieux. Le cabinet de curiosités de ses enquêtes  buissonnières. Bonne visite. Allez tout de suite sur http://christiangatard.wordpress.com/category/actualite-et-nouveautes-de-dito/

Semaine fertile.

Les 16 et le 19 mars, trois livres, trois évènements et un autre – à découvrir ici:

[Petit Robert.  Evènement: fait auquel vient aboutir une situation, ce qui arrive et qui a quelque importance pour l'homme]

 

Une soirée Impressions Nouvelles avec le livre de Xavier Noël

Paschal Grousset

De la Commune de Paris
à la Chambre des députés.
De Jules Verne à l’olympisme

et  une SOIREE MORTELLE avec Philippe di Folco

 et enfin le premier livre de Myriam Gallot

 

 

 

 

et ça aussi… Mardi, ça fait désordre!!!

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Premier évènement c’est Mardi 16 Mars 2010, à partir de 19h30

Soirée mortelle

Il y a tout juste deux ans Philippe di Folco me demandait de participer à son approche plurielle et généreuse des différentes façons de penser la mort. Ce que j’ai fait. Avec lui et 200 auteurs curieux. C.G.

http://christiangatard.wordpress.com/category/le-blog-de-la-mort/

Le 16 mars, vous apprendrezcomment la mort voyage à travers l’aventure des mots . Vous comprendrez comment les mots de la mort permetttent de mieux apprécier la vie.  Vous saurez pourquoi, face à la mort, les mots semblent résolument impuissants à signifier ce qui est. Tels sont les trois enjeux  qui parcourent ce dictionnaire, unique en son genre. 200 auteurs sous la direction de Philippe Di Folco croisent leurs approches.

Une soirée organisée par les Editions Larousse.

 

 

6, villa Marcel-Lods
Passage de l’Atlas
75019 Paris – FRANCE

 

 

 

 

 

 

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C’est quoi Mardi ca fait désordre ?Au bal des curieux ceux là font très fort. C’est aussi mardi 16, pas très loin du MOTIF. On peut faire la navette? Ben ouihttp://www.cafaitdesordre.com/blog/

Nous on fera!

 

 

 

 

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 le 19 mars, deuxième évènement: il y a quelque temps une visite ensoleillée au Salon du Livre Ancien de Bergerac me met en contact avec Alain Braut, résidant à Canals, près de Grisolles, le village où Paschal Grousset a passé son enfance.  Alain Braut a été co-organisateur du premier colloque sur Paschal Grousset, à Grisolles justement. Alain Braut me parle alors de Xavier Noël à qui je propose de rencontrer Benoit Peeters. Voici la suite :

Benoît Peeters, responsable des éditions Les Impressions Nouvelles vous prie de bien vouloir assister à la présentation en avant-première de la biographie de Paschal Grousset, par Xavier Noël le vendredi 19 mars 2010 à 18 heures 30 au Café des Techniques du Musée des Arts et Métiers 292, rue Saint-Martin, Paris 3e

Merci de confirmer votre présence au : 06 16 72 77 20Ou par courriel : noel-xavier@orange.fr 

 http://www.lesimpressionsnouvelles.com/

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Myriam Gallot vient de publier LES COEURS SUSPENDUS chez NOVINY. C’est un autre évènement dont on parlera bientôt. C’est aussi le 19 mars de 18h30 à 21h30 à la galerie Mycroft, 13 ter rue Ternaux Paris 11ème.

Myriam Gallot c’est aussi http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/

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L’évènement du début du mois ce fut la soirée de Delphine Volange le 3 mars.

 Demandez son disque au  rayon chanson française  à la Fnac Ternes, Halles ou Montparnasse.

 Encore une fois, mille bravos & “bravi” à Delphine qui nous a enchanté!C’est un personnage qu’elle fait exister sur scène; et, de plus, elle joue avec son personnage! C’est carrément pirandellien. Elle n’est pas “qu’une”chanteuse-auteur-compositeur. Elle est un tout enchanteur, magique, qui nous fait entrer dans son univers en deux mots, deux attitudes, quelques répliques décalées, incongrues, drôles. J’ai A-DO-RE, comme tout le monde!  Françoise Gallo   le 4 mars

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La visite du Cabinet de Curiosités se fait dans la liste des CATEGORIES là, à gauche…

à lire dans cette nouvelle mise en ligne:

LE ROADSHOW de Christian Gatard

INFLUENCIA et Isabelle Muznik

LA CHINE selon Denis Lejeune

LA MORT en dictionnaire selon Philippe di Folco (voir ci-dessus et ci-dessous, la mort on y échappe pas facilement)

LE POETIQUE RADICAL de Luc Dellisse

LA CULTURE ET LA TRANSCENDANCE par Benoît Peeters

and much more avec Jean-Yves Corre, Sabine Baffray…

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e-dito a trois sons favoris, Jean-Philippe Goude, Alex Jacquemin et Delphine Volange.

Le clip de Delphine Volange est sur Dailymotion

http://www.balandraseditions.com/newsclipchina2.html

et sa page Facebook http://www.facebook.com/pages/Delphine-Volange/323308330190 est à déguster comme un macaron de LADUREE…

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Le roadshow a pris son envol, pour suivre son actualité, c’est ici: http://christiangatard.wordpress.com/category/ah-ah-ah-voici-nos-20-prochaines-annees-et-son-roadshow/ 

et pour en savoir plus sur ma démarche , l’entretien avec Myriam Gallot:

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/09/entretien-avec-christian-gatard.html

 

 

 

 

Le roadshow c’est aussi l’actualité Prospective, et l’actualité prospective, c’est çà:

Le premier magazine interactif CarnetTendance Influencia est sur  http://www.influenciatendance.net/  Le Trendmag des influences est une source d’inspirations, de rebondissements et de surprises. Le futur est déjà là! C’est une prospective du présent, c’est le goût des choses qui s’annoncent. C’est le propos d’Isabelle Musnik. Son edito est à lire  tous les jeudis. Les tendances, signaux faibles des chambardements de demain, signaux forts de nos passés les plus récents?

 

 

 

 

dans son Observatoire des tendances, René Duringer en fait une analyse complète et passionnée

 http://smartfutur.blogspirit.com/archive/2010/02/13/influencia-lance-carnettendance-influencia-le-premier-magazi.html

l’actu de Nos 20 Prochaines années, c’est aussi http://www.trendmark.fr/perspectives53_tendance3.html avec un joli clin d’oeil de Dominique Cuvelier, fin tendanceur, passionnant blogueur de l’air du temps.

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- Une autre actu, c’est la Chine. Voici une contribution de Denis Lejeune qui y vit. C’est ici http://christiangatard.wordpress.com/category/le-blog-de-denis-lejeune/ et c’est assez radical.

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- Question radicalisation le regard de Luc Delisse sur l’efficace du poétique est remet une couche (c’est dans son blog et ça décape tout autant)http://christiangatard.wordpress.com/category/le-blog-de-luc-dellisse/

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Sortie le 16 mars 2010,  LE DICTIONNAIRE DE LA MORT, ça c’est toujours d’actu et c’est sous la direction de Philippe di Folco. Vous trouverez dans la catégorie LE BLOG DE LA MORT quelques unes des contributions que ce projet m’a inspiré.  http://christiangatard.wordpress.com/category/le-blog-de-la-mort/

 le communiqué de presse: 

http://www.philippedifolco.info/ext/http://www.editions-larousse.fr/Service_Presse/Communique/PDF/Dictionnaire_de_la_Mort.pdf

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Benoit Peeters  interroge la culture dans le magazine culturel de l’Université de Liège

http://culture.ulg.ac.be/jcms/prod_194866/-la-culture-est-peut-etre-la-meilleure-facon-de-croire-a-la-transcendance

Ses derniers livres : Lire Tintin, Les Bijoux ravis et Ecrire l’image, tous deux aux Impressions Nouvelles, 2009. Son témloignage est au coeur des tensions fécondes dans lequelles les lecteurs d’e-dito se reconnaitront.

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“L’Atelier du Scénariste”, un essai et “Le professeur de scénario”, un roman

Ecoutez Luc Delisse, passionnant analyste de l’écriture de scénario et romancier de son “autobiographie imaginaire”

http://www.demandezleprogramme.be/L-Atelier-du-Scenariste-un-essai

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Jean-Yves Corre continue de nous émouvoir avec ses béatifications numériques

http://madones-madhommes.blogspot.com/2009/10/madones.html

http://corre-housework.blogspot.com/

et, dans le genre décapant, Corre, c’est aussi ça:

http://uneimageunjour.blogspot.com/

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Sabine Baffray enrichit nos mythodromes contemporains d’une nouvelle belle prise: LE FAUTEUIL

c’est ici http://christiangatard.wordpress.com/category/mythodromes-contemporains/

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L’année a très bien commencé avec Delphine Volange, c’était aux Trois Baudets  les 12 et 13 Janvier . On la retrouve au China Club le 3 mars. www.lechina.eu

http://www.regarts.org/

Fragile et drôle, Delphine Volange offre à qui veut l’entendre sa sensualité singulière et la tendre extravagance dont elle a le secret. Elle semble réveiller le doux fantôme d’un passé éternel, diva de cinéma, pimpante ou poignante, qui joue sur scène – non sans dérision – ce qu’elle est au naturel à la ville, dans ses toilettes distinguées et subtilement anachroniques.

L’éditeur Laurent Balandras, à l’origine de la carrière d’Olivia Ruiz, décide de soutenir activement son travail. Entourée par un nouveau groupe de musiciens dont le guitariste Eric Delval et Gouleck, le batteur du groupe Weepers Circus, elle se produit en 2008 et 2009 à l’Archipel et au Sentier des Halles. En Octobre 2009, elle participe au Show Chet aux Trois Baudets, aux côtés d’Adrienne Pauly, Camille BazBaz ou encore Bertrand Belin. La chanson Sirènes est enregistrée au Studio « le Chantier » à Montreuil et un clip se prépare sous la direction d’Armel Hostiou. Delphine Volange a noué de solides liens artistiques avec Bertrand Belin qui participe aujourd’hui à l’écriture musicale de son premier album.

Dans Le FIGAROSCOPE

L’occasion de découvrir Delphine Volange, une artiste dont le cercle des admirateurs ne cesse de s’agrandir. On ne résiste pas au charme à la fois suranné et terriblement moderne de cette belle chanteuse. A.G.

 

http://www.myspace.com/delphinevolange

www.lestroisbaudets.com

64 bd de Clichy
75018 Paris

lire aussi le papier de Gilles Médioni (L’Express)

http://blogs.lexpress.fr/all-access/2010/01/post-4.php
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www.lesimpressionsnouvelles.com

 

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Sandrine Prévot, ethnologue, chargée d’études chez Gatard et Associés, publie chez L’Harmatt

an

Les éleveurs Raika en Inde. Nomades d’aujourd’hui? 

 

Sandrine a exploré un passé qui n’en finit pas de se survivre… Fascinante épopée.

Les Raika sont une caste d’éleveurs dans la zone la plus aride de l’Inde, le Rajasthan. Si, selon la mythologie, le dieu Shiva les a créés pour élever les dromadaires, ils sont aujourd’hui des éleveurs de moutons. Cette activité favorise l’intégration économique des Raika à l’Inde contemporaine, alors que les changements économiques et écologiques qui ont affectés le pays de ces dernières décennies ont paradoxalement contraint ce groupe à la vie nomade. Ce changement de mode de vie n’a toutefois pas entraîné une profonde modification de leur organisation sociale. Par ailleurs, la structure sociale pastorale a également été entretenue par la spécificité de leur système d’alliance : un mariage par échange de sœurs entre deux groupes agnatiques. Cependant leur mobilité croissante les isole socialement et culturellement de la société moderne. Cela pourrait n’avoir aucune répercussion sur leur structure sociale si certains membres de cette caste, qui choisissent d’abandonner le pastoralisme pour exercer des métiers dans les villes et remettent en cause l’institution du mariage, n’initiaient un mouvement de scission au sein de la caste.

 Sandrine Prévot a partagé pendant plus d’un an la vie des Raika. A travers une description fine de leur vie quotidienne elle propose dans cet ouvrage une analyse des transformations du pastoralisme face à la modernisation de l’Inde. Sandrine Prévot est ethnologue, docteur du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative de l’université Paris X – Nanterre, et membre du Centre d’Etudes de l’Inde et Asie du Sud. Elle apporte aujourd’hui toute la finesse de ses analyses à Gatard et Associés.

http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&obj=numero&no_revue=&no=31396

  

   Gilles Schlesser, un des fondateurs d’e-dito, revient à ses premières amours.

Vient de paraître :

   

  C’est chez Parigramme. C’est donc dans toutes les bonnes librairies. Un polar rimbaldien ! et qui a déjà ses enthousiastes blogosphériques: http://4decouv.blogspot.com/2010/05/mortelles-voyelles-de-gilles-schlesser.html

http://www.paperblog.fr/3273651/mortelles-voyelles/

et un très beau papier dans Marianne du 29 mai de Guy Konopnicki!

   

 Thomas Schlesser, un autre fondateur d’e-dito, publie lui :

 Une histoire indiscrète du nu féminin

Cinq siècles de beauté, de fantasmes et d’oeuvres interdites

La nudité féminine parcourt toute l’histoire de l’art et devient centrale dans la peinture à partir de la Renaissance. Explorant la façon dont les peintres s’emparent des archétypes et jouent avec les codes de l’histoire de l’art, Thomas Schlesser, raconte cinq siècles de représentations de la femme occidentale.

Qui d’autre que Thomas pouvait se lancer dans cette sublime randonnée ?

http://www.evene.fr/livres/livre/thomas-schlesser-une-histoire-indiscrete-du-nu-feminin-43506.php

   

 Soline Haudoin etGéraldine Genin font Tilt.

Soline a été jusqu’à récemment au cœur de l’essor d’e-dito avant de voler de ses propres ailes et faire Tilt.

 L’agence Tilt est spécialisée dans le conseil en communication culturelle :http://www.agence-tilt.fr/SITE_FLASH_03.swf

Au service des entreprises, des artistes et des collectivités, l’Agence Tilt est spécialisée dans le conseil en communication et en développement d’initiatives culturelles et artistiques à travers trois pôles métiers :
- Le conseil en communication culturelle
- L’ingénierie touristique et culturelle
- La promotion d’artistes

L’agence est le commissaire de l’exposition :

L’art selon Elles, un regard sur les artistes femmes de 1850 à nos jours

Martine Aballéa – Geneviève Asse – Georgette Agutte – Virginie Barré – Carole Benzaken – Rosa Bonheur – Louise Bourgeois – Rebecca Bournigault – Sophie Calle – Geneviève Claisse – Céline Cléron – Camille Claudel – Louise Damasse – Sonia Delaunay  - Gloria Friedman – Cécile Hartmann – Rebecca Horn – Virginie Isbell – Krystyna Kaminska – Arezu Karubi – Yayoi Kusama – Nicola L – Emmelene Landon – Marie Laurencin – Dora Maar – Aurélie Mathigot – Lisette Model – Berthe Morisot – Lucy Orta – Vera Pagava – Catherine Panchout – Titi Parant – Malgorzata Paszko – Françoise Pétrovitch – Sophie Ristelhueber – Candida Romero – Colette de Sadeleer – Maria Sepiol – Jeanne Susplugas – Agnès Thurnauer – Suzanne Valadon – Françoise Vergier – Elisabeth Vigée Le Brun…

C’est à l’Espace Culturel Les Dominicaines, Pont-L’Evêque (Normandie) – 5 juin-19 septembre 2010 

Soline et Géraldine explorent les ponts de singe qui seront demain des viaducs de l’esprit : l’art et l’entreprise ont-ils signé leur pacte faustien ?

La renaissance annoncée dans le roadshow est entre leurs mains : fulgurance et  impertinence. Thomas Schlesser fera la conférence inaugurale de L’art selon Elles,  le 5 juin à 17h. 

 




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