été
3 août 2009, 8 h 00 mi
Filed under: Editions de L'ARCHIPEL

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AH AH VOICI NOS VINGT PROCHAINES ANNEES.

  si vous n’avez pas le temps, pour mémoire, voici de quoi il s’agit…

  Comment allons-nous consommer, voyager, nous divertir dans les 20 prochaines années ? Quels seront les comportements du grand public face aux changements qui vont affecter la vie quotidienne des deux décennies à venir ? Dans cet essai prospectif, Christian Gatard s’attache à repérer et comprendre comment les individus s’adapteront aux scénarios de vie que les experts imaginent aujourd’hui. L’étude de plusieurs paradigmes (le nomadisme, la sédentarité, la performance, le concept de marque et les rituels) et de thèmes clés (manger, boire, dormir, aimer, voyager etc.) sert une approche nouvelle de la sociologie de la consommation en se basant sur des études de consommateurs ainsi que sur des entretiens menés auprès des observateurs et des acteurs socioculturels d’aujourd’hui.

Et pour en savoir plus…

  Christian Gatard, sociologue de formation, est le fondateur de Gatard et associés, institut d’étude et de recherche en marketing et communication pour le compte d’entreprises et de publicitaires. Depuis plusieurs décennies, il sillonne le monde et hume l’air du temps pour conseiller ses clients sur la meilleure manière de « construire un univers, un imaginaire qui va charger le produit d’une désirabilité nouvelle ». Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont Le peuple des têtes coupées (Méditions Coprah, 2005) ou Bureau d’études (Impressions Nouvelles, 2008).

et voici la première de couverture:

couverture def

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

et voici comment nous contacter:

Gatard et Associés Market Research

3 rue Aumont Thiéville Paris 75017

France

cellphone +33 (0)607 740 771

Telephone + 33 (0)144 09 95 95

christiangatard@gatardresearch.com

 

et voici la présentation complète avec l’avant propos

Présentation de NOS VINGT PROCHAINES ANNEES

à paraître en Septembre 2009 chez ARCHIPEL

 

 Dans le futur que Christian Gatard décrypte s’entassent, pêle-mêle, une haute technologie toujours plus téméraire, une nostalgie indécrottable, des règles du jeu sociétal qui s’agitent et d’autres qui sont immuables. Pas une seconde pour s’ennuyer.  L’auteur a interrogé et écouté citoyens et consommateurs, prospectivistes et futurologues. C’est son métier qui veut ça : mener des études et des recherches en psychosociologie de la consommation, à la rencontre du monde réel. Lire ce livre c’est prendre de l’avance sur le temps, c’est se préparer à vivre dans un monde qui est à la fois déjà là et qui réserve autant de troubles que d’émerveillements.

 

Avant propos pour

NOS VINGT PROCHAINES ANNEES

Christian Gatard

 

 

Enquête buissonnière dans un futur incertain 

 

 

Curieux de ce qui se dit sur les deux prochaines décennies, j’y suis allé voir. J’ai interrogé et écouté citoyens et consommateurs, prospectivistes et futurologues. C’est mon métier qui veut ça : mener des études et des recherches en psychosociologie de la consommation. Avec une particularité : les méthodes qualitatives. Le qualitativiste explore les choses de la vie de tous les jours à la manière de l’aventurier qui passe le fleuve en pirogue – il  risque de prendre des flèches empoisonnées dans le derrière. Il est sur la ligne de front, il parle à chacun, les yeux dans les yeux. Il participe de la vie des vrais gens. Il rencontre le monde réel qui ne se cache ni derrière les chiffres, ni derrière les théories. C’est donc là que j’ai mené cette enquête. L’exercice consistait à explorer les contes et les légendes que déjà on imagine, les ragots et les rumeurs qui vont se propager, les faits et les méfaits qu’on soupçonne, les promesses et les espoirs que le monde d’aujourd’hui raconte sur celui de demain. J’ai cherché à me mettre dans la position d’un observateur participant décidé à regarder et à s’impliquer puisqu’avec les progrès de la médecine, on a des chances  d’en faire partie. Comme chacun parlait de possibles et de probables, de désirs et de fantasmes, ce que j’observais était du virtuel, ce à quoi je participais était de l’éventuel. C’est ainsi que, bardé d’incertitudes, j’ai emprunté les chemins qui se sont présentés et j’en suis revenu tout imprégné de ce que j’ai rencontré.

 Il est donc prudent que le lecteur en soit alerté, cette enquête a le look de notre futur. De là où nous sommes la vue sur nos vingt prochaines années est déroutante. C’est une cybercaverne d’Ali-Baba. S’y entassent, pêle-mêle, les perles semi-précieuses d’une haute technologie toujours plus téméraire, les coffres poussiéreux d’une nostalgie indécrottable, des règles du jeu sociétal qui s’agitent et d’autres, immuables, et mille morceaux d’un passé/présent/futur qui gravitent autour. Un sentiment de déjà-vu, un autre d’improbable. Du bricolé, du rapiécé, tout de bric et de broc. Pas une seconde pour s’ennuyer.

A quoi est-ce dû ?

Est-ce parce cette enquête relève de la pensée buissonnière ? C’est-à-dire pas bien académique, furetante et furtive. La pensée buissonnière relève de la sérendipité, c’est-à-dire l’art de saisir au bond ce qu’on cherchait sans le savoir. C’est une technique nomade, un art de survie dans la forêt, une façon peut-être de chevaucher la flèche qu’on vous décoche. C’est une façon de faire feu de tout bois. Cette flèche, c’est de l’information. Brute. C’est ainsi que je glanais la matière première de cette enquête. Cette matière, ce sont des fragments, des bribes, des passages lancés. Quelques fois ce sont des leurres et j’ai du m’y laisser prendre. D’autres fois ce sont sûrement des bonnes prises, mais comment savoir ? Ma recherche a fini par ressembler à ce que j’étudiai.

Ou parce qu’il n’y a aucune raison pour que le futur soit plus malin que le présent, c’est-à-dire aucune raison pour que les choses s’arrangent et que dans les années qui viennent nous soyons mieux organisés, plus cohérents, moins contradictoires, plus sages. Ce futur excite, amuse, terrifie.

Ce futur, c’est maintenant et c’est une question: réalité et/ou fiction ? Une enquête sur le futur, dans le futur, est forcément fictive et pourtant chaque jour qui passe nous enfonce plus avant dans son réel bien réel. Nous sommes entrés dans une ère où l’opposition entre les deux ne convainc plus personne. Les technologies dans le monde réel et les avancées dans le monde spirituel et mental ont créé une porosité entre le patent et l’invisible, entre l’avéré et l’imaginaire. La fiction en apprend plus sur le réel que le documentaire.

On peut donc s’apprêter à lire ce livre comme on regarde un film.

 

1. (Prégénérique) L’horizon de nos utopies.

 

Le premier chapitre cherche à définir l’horizon de nos utopies ce qui permet de situer l’action. Puisque c’est un pré-générique, il donne le ton : les apocalypses annoncées ne sont pas une certitude, les mythes sont une mine inépuisable, les cycles sont une source d’espoir et les accumulations de toutes sortes le meilleur moyen de faire passer la pilule.

 

2. (Le décor) Les lignes de haute-tension.

 

Ce sont des plans larges sur les hautes tensions qui vont colorer les comportements, ils dressent le décor de l’enquête. Celle-ci s’attarde ici sur les sept registres, les sept angles de vue qui vont donner le ton aux deux décennies qui viennent. On notera que la technologie est réduite à une portion congrue. Les priorités seront ailleurs.

 

 

3. (Gros plan) Les tribulations du moi.

 

On entre ensuite dans le vif du sujet. Les gros plans sur les tribulations du moi font la part belle aux personnes – vous et moi. Qui on est ? Où on va ? Avec qui ? Comment ? Dans quelles tribus ? Dans quel courant du fleuve ? Du côté de l’upstream   – c’est-à-dire vers l’amont, à contre-courant, en défricheur ? Du côté du mainstream – c’est-à-dire vers le confort protecteur de l’appartenance au plus grand nombre ? Ou du côté du downstream, c’est-à-dire vers la pente naturelle d’une permissivité insouciante ?

 

4. (Plans de coupe) L’art de vivre.

 

Des plans de coupe, ensuite, racontent notre art de vivre, ses inflexions, ses sidérations, ses facéties. C’est le gras de l’enquête. Les choses simples de la vie le seront-elles encore ? Comment va-t-on gérer le quotidien ?  Surprises et déceptions sont au rendez-vous. Ce qu’il faut prendre comme une excellente nouvelle – le neuf ne viendra sans doute pas de là où on l’attend.  

 

5. (Travelling) La mobilité.

 

Un travelling nous amène ensuite sur la mobilité à laquelle le chapitre entier est consacré parce que la planète sera un immense terrain de jeu que l’on visitera, mobile ou immobile.

 

6. (Voix off) Des hybridations, des miettes, des  inquiétudes

 

Ensuite une voix off chuchote dans un court  interlude qu’il faut sans doute faire confiance aux artistes mais se méfier des chuchoteurs. Ce qui menace les vingt ans qui viennent c’est sans doute l’indécrottable et méchante bêtise…  

 

7. (Bonus) De quelques paradigmes

 

Des bonus permettent d’introduire quelques paradigmes éclairants : la musique, les médias, les marques, les mythodromes, le luxe – la panoplie de l’homme moderne des vingt ans qui viennent ? 

 

8. (au travail pour le prochain script) Nuages, carrefours

 

Enfin on s’intéresse à deux passeurs, Pisani et Grunitzky,  qui incarnent sans doute les réponses les plus enthousiasmantes et les plus virulentes aux théories du complot : une pratique de la lumière.

 

 

9. (micro-trottoir). Début et fin

 

Après une illustration par le réel, on vous propose en annexe une série de mantras prospectifs. A déguster en silence car si les tous témoignages recueillis dans cette enquête sont forcément sujets à caution, ils sont aussi «un lieu de construction des mémoires collectives des sociétés actuelles [1]» et, tous, le point de départ de visions dont la subjectivité est peut-être toute la richesse.

 

Nous verrons bien.

 

Cette enquête n’est pas un ouvrage collectif – je prends la responsabilité de ce que j’écris et des citations que je convoque – mais c’est une forme de travail à plusieurs. Lire, écouter, regarder entraina une collaboration secrète et bienveillante avec tous les témoins et protagonistes.

On aura beau jeu de contester tel scénario taxé d’une banalité décevante, telle piste improbable, telle contre-vérité qui seront dénoncées le lendemain de la lecture de ces pages. Ce qu’on va lire relève de ce que les gens imaginent. Le grand moteur d’aujourd’hui c’est la coopération entre experts et amateurs (frontière floue), entre consommateurs et producteurs (partenariat à la mode)…Tant que faire se pouvait j’ai essayé de rendre crédit à mes inspirateurs.

 

Enfin, le lancement d’un film ne se faisant plus aujourd’hui sans sa campagne de publicité soutenue par un slogan plus ou moins mystérieux et prometteur, cette enquête ne pouvait en faire l’économie. Voici donc quelques épigraphes. Première accumulation. Il va falloir s’y faire. Le futur en sera saturé.

 

Nous pénétrons dans le 21ème siècle avec les pouvoirs d’un demi-dieu et les instincts d’un primate.

Thierry Gaudin

Le futur a été créé pour être changé.

Paulo Coelho

Ne t’écarte pas des futurs possibles avant d’être certain que tu n’as rien à apprendre d’eux.

Richard Bach

Philosophiquement parlant, la mémoire n’est pas un prodige moindre que la divination du futur.

Jorge Luis Borge

Je ne pense jamais au futur. Il vient bien assez tôt.

Albert Einstein

L’urgence, c’est le pressant avenir immédiat … le futur en train de se faire présent.

Vladimir Jankélévitch

… une fois qu’on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière.

Paul Auster

Pour voir le futur, il faut regarder derrière soi.

La Bible

Tout porte à croire qu’il existe un certain point de l’esprit d’où la vie et la mort, le réel et l’imaginaire, le passé et le futur, le communicable et l’incommunicable, le haut et le bas cessent d’être perçus contradictoirement.

André Breton

Les empires du futur seront spirituels.

Churchill

Plus vous saurez regarder loin dans le passé, plus vous verrez loin dans le futur.

Churchill

Le futur n’est plus ce qu’il était.

André Fontaine
Le futur appartient à celui qui a la plus longue mémoire.

Nietzsche

Je préfère un futur imprévisible à un futur imposteur.

Maurice Schumann

La sagesse du futur, celle qui évitera le suicide de l’humanité, ne consistera plus à gagner du temps mais à le remplir, à le vivre, à en prendre toute la mesure.

Jacques Attali

Le futur c’est tout de suite

Guy Sorman

L’avenir est trop immense pour qu’elle l’imagine, il arrivera, c’est tout

Annie Ernaux

Le futur peut exister indépendamment de l’avenir qui lui n’est certain de rien. Le miracle serait que nous puissions marcher sur l’abîme.

Mais les miracles

Ne sont pas éternels

Michel Gorsse

 

Et surtout…

… le futur est déjà là. Simplement, il n’est pas réparti de manière uniforme 

Robert Metcalfe

… c’est bien en effet ce qu’on va constater : un assemblage hétéroclite de champs temporels.

Au fond personne ne sait rien sur rien. Le futur, c’est très intéressant, c’est très instable, c’est tout de suite, dit donc Guy Sorman dans son blog. C’est bien là le propos. Ce futur incertain n’est peut-être que notre présent en costume.

Bien sûr, le trivial et le futile sont de la partie.

Peut-être surtout ça : la banalité quotidienne. Mais on peut toujours la réenchanter. C’est très tendance, le réenchantement, c’est preuve de bonne humeur et de bonne volonté. C’est notre liberté et on va en avoir besoin.

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