Anthropogénie
3 avril 2010, 14 h 09 mi
Filed under: Luc Dellisse

Philosophie de la photographie et Histoire photographique de la photographie, ont été repris aux Impressions Nouvelles.
Mais Van Lier écrivit aussi sur les médias, les arts de l’espace, la sexualité et de nombreux autres sujets. Il anima sur France Culture plusieurs séries d’émissions marquantes sur les langues et la littérature. Puis, en correspondance avec des scientifiques du monde entier, il consacra toute son énergie à sa monumentale
Anthropogénie. http://www.anthropogenie.com/index.html

 

Henri Van Lier (1921-2009) a publié dans les années 1980 deux ouvrages de réflexion sur la photographie, aussi importants que La Chambre claire de Roland Barthes ou Sur la Photographie de Susan Sontag. Ces deux volumes,

 

Demeures philosophiques

par Luc Dellisse

 

Je circule dans ma mémoire comme dans un roman. Remontant le récit à l’envers, je croise mes personnages, comme le jour où courant dans le sens inverse à celui des aiguilles, autour du Réservoir de Central Park, je croisais les joggeurs essoufflés, surpris, joyeux. J’ouvre des portes dont la clé est perdue, mais dont la serrure cède au premier effort. J’entends à nouveau les voix, je revois les regards et les yeux, je sens la main sur mon épaule, les mots qui blessent et les mots qui touchent, je m’assieds dans des fauteuils dont les ressorts ont fondu depuis longtemps, j’écoute, je souris, je me penche du côté de la lumière. Tel est l’enchantement de ma vie.

Ou plutôt un des deux enchantements. L’autre est d’entrer à pas vif et pressé dans la vie des autres, dans leur cercle intérieur, de m’approcher de leur âme éveillée. C’est ce que j’appelle l’amour. Il ne m’est presque plus possible de parler d’amitié ou de voyage d’affaires, de parler d’autre chose. Et comment évoquer mes rapports avec Henri Van lier et sa femme Micheline, si c’est pour ne pas dire que ce fut cela, quand même, sans grands mots du registre sentimental, et sans se voir souvent, cela, une histoire d’amour?

Nos rencontres se sont faites en deux lieux principaux, l’un obscur et l’autre solaire, douze ans durant. Elles étaient rares, improvisées, mais pleines de vie, et joyeuses surtout, définitivement joyeuses. J’y courais toujours comme à un rendez-vous d’amour.

A l’époque où cela commence, 1986 ou 1987, les malheurs du temps m’avaient conduit à diriger un magazine d’art. Je n’ai jamais écrit aussi peu qu’alors que j’avais chaque mois quatre-vingt pages à ma disposition, Je me contentais de relire les écrits des autres. Tout de même, il n’était pas toujours absolument possible, ni souhaitable, d’éviter tous les vernissages, toutes les visites d’exposition ou d’atelier. C’est ainsi que j’ai fait la connaissance de Micheline Lo, ce peintre lancé dans une entreprise radicale, qui peignait à la fois les formes et les chiffres, avec la même minutie dans le travail de l’espace et dans le travail du temps ;  elle avançait alors dans une série qui s’appelait La Vache bleue, qui m’a captivé tout de suite, et de fil en aiguille, je suis revenu plusieurs fois, découvrir ses nouvelles toiles, toujours plus spatiales, plus fortes. Un jour, Micheline m’a retenu à déjeuner et j’ai vu venir à  moi, dans la lumière d’un carreau de cuisine, Henri Van Lier. C’était un sexagénaire très vif et très détendu, aigu, aérien, qui dansait les mots et les choses. Il m’a entrainé aussitôt dans ses tourbillons, sur le parquet craquant.

La matinée était lumineuse, j’entendais un bruit de casseroles remuées. Le bois sombre du piano fermé luisait. Henri souriait, les mouches dorées de l’instant dansaient devant ses yeux.

Il y a eu d’autres rencontres, très vite, mais toujours également partagées : mon arrivée, la montée jusqu’aux combles où était l’atelier de Micheline, la fumée de ma cigarette qui sortait par le vasistas, hiver comme été, puis la replongée, le retour au niveau philosophique, Henri quittait son clavier, son air penché, ses lunettes, et tandis que nous entendions voleter les oiseaux de la cour, nous entrions dans le cercle enchanté.

Ces instants concentrés, où j’étais un visiteur, un amateur, mal outillé pour ces hautes circonstances, reposaient pourtant sur un deux-à-deux égal, car Henri écoutait tout, entendait tout, rebondissait sur ce qu’on lui disait vraiment, et s’efforçait toujours d’envisager une question ou une remarque, cherchant par quelle part de vérité il pourrait y entrer et la faire entrer dans son biotope, en sorte que mes phrases étaient des sondes spatiales qui revenaient presque toujours de sa planète avec des échantillons précieux.

La littérature, l’histoire, la linguistique, la politique, les médias, la photographie et les arts de l’espace, la musique des XVIIIe et XIXe siècles, mais aussi les travaux sur la mémoire et sur l’équilibre hormonal, et la philosophie grecque, anglaise, française (en périphérie de la « vraie » philosophie, l’allemande, où je n’osais pas m’aventurer) plus tard un peu de géologie, un peu de botanique, au hasard de promenades autour du Mont Ventoux : ce sont quelques-uns des domaines où je l’ai suivi, en partenaire imprévisible et généralement insuffisant, au cours d’échanges qui n’ont quand même pas été innombrables, que je chiffrerais à 25, peut-être 30.

Ainsi donc, à 25 ou 30 reprises, à la fin du siècle dernier, j’aurai connu Socrate.

Socrate a eu deux témoins majeurs, atteints de manie scripturale, grâce auxquels on connaît sa pensée : Platon, un des plus éminents représentants de notre espèce, et Xénophon, une sorte de voyageur plus ou moins militaire et plus ou moins publiciste. On devine que je ne me compare pas à Platon. J’ai toujours cultivé mes sensations romanesques plutôt que mes idées. J’ai toujours préféré raconter qu’expliquer. 

Je retrouve ainsi à volonté, en dépliant le nom d’Henri Van Lier, avec l’odeur des feuilles mouillées et de l’écorce des choses, toutes mes rencontres, dans les deux maisons où je l’ai vu tour à tour, la ville et la campagne, avec le même galop de l’esprit : au fond d’une vieille bâtisse bruxelloise, et plus longuement, dans la lourde demeure à cinq faces, rivée dans la Drome. Je capte sans effort, par l’enjambement rapide des années, toujours, en pensant à lui, cette joie créatrice.

Il est étrange de se rappeler comme nous nous entendions bien. Cette compréhension n’était pas intuitive, télépathique, ni à clairement organisée sur l’échange direct, sur le principe de communication. Elle fonctionnait avec des mots, avec la résistance du langage, avec le fouet de la langue tout entière. Pour imaginer cette magie entre nous, il faut dire que nous avions à notre disposition une langue qui appartenait à l’instant, une langue naissant de notre échange, une sorte de monologue à deux voix n’appartenant pas strictement à l’un ou à l’autre, une parole binaire et phasée sur la durée, une tessiture un peu spéciale, un chant de sirène (une sirène intellectuelle) qui veillait à ne pas céder au vertige –  parole facile, précise, profonde, souple, attentive, accomplie. Celle-là, cette langue du 3e homme, trouvait ainsi une précision, une maturité, incroyables. Nous dansions en parlant.

Nous dansions, du reste, en français. Henri, qui avait un vrai goût théorique pour les systèmes ne cherchait pas à accrocher un système textuel pour parler. Il puisait à pleins bras dans la langue natale, notre langue. Si on veut comprendre ce qui se passait, là-bas, entre cet homme possédé par la sainteté, très fou, très sage, très grand, et le convalescent intellectuel que j’étais sans doute, il faut dire cela aussi, que nous parlions, avec nous et en nous, profondément, en français. Je rattache cette remarque qui n’est pas oiseuse à la simple constatation que l’Anthropogénie, description de la connexion générale des savoirs et des techniques issus d’Homo et le constituant – la seule totalisation connue de cet ordre – a été écrite en français.

J’ai ainsi assisté à des filages d’instants de l’Anthropogénie. Sans savoir bien sûr ce qui était en jeu dans la globalité, mais en voyant scintiller des facettes que les couleurs du jour mettaient en lumière.

Toutes les fois que je l’ai vu, dans sa vieille maison bruxelloise, dans ce paravent d’idées, avec les présences fortes et fictives de l’attention perpétuelle, c’était un matin, et même, le déjeuner expédié, je repartais avant que les rayons soient redevenus obliques. En ce temps-là, je consacrais toutes les après-midi à mes plaisirs. Je n’aurais jamais vu d’autres heures que zénithales, au cadran solaire d’une existence si travailleuse, si au bout de trois ou quatre ans que nous nous connaissions, Micheline, avec l’accord d’Henri mais hors de sa présence, ne m’avait invité dans « l’autre maison ».

J’ai retrouvé ainsi Micheline et Henri, à deux reprises, dans la Drôme provençale, au Poët-Sigillat.

Le temps soudain sans compter, sinon sans limites, créait une sorte d’euphorie intellectuelle, au même titre que l’air limpide et immortel qui venait du cirque, de la montagne, de l’espace imaginaire face au mont Ventoux. Il était à notre service, en cercle autour de nous, et serré.

La littérature était notre oxygène et notre pourvoyeur d’imaginaire. Au Poët-Sigillat, c’était Valéry, un peu Ronsard, un peu Voltaire, très peu Proust, et Virgile, surtout Vigile, qui revenaient. Auxquels s’ajoutait Saint John-Perse, tout à fait de circonstance, sous ce vaste ciel antique, malgré mon manque d’enthousiasme pour l’ancien Secrétaire-général des Affaires étrangères, esprit chimérique et pédant, et une des causes prochaines de la défaite de 1940, à mon avis. Enfin, je dissimulais.

Il ne dissimulait pas, Henri, en revanche, son désintérêt pour celui que je considérais comme le plus grand styliste de notre langue et d’ailleurs de toutes les langues, Saint-Simon. Je crois qu’il le tenait pour un mémorialiste du siècle de Louis XIV, ni plus ni moins.

Etrange surtout était notre conversation sur Sade, auteur dont l’obscénité rayonnante et la folie aux recensions systématiques semblaient assez éloignées des intérêts d’un homme chez qui la fonction utilitariste du corps et le refus des séries croissantes, un certain goût laïc de la sainteté, aussi, étaient particulièrement activés. Henri connaissait Sade très bien. Et par bonne fortune pour cet échange, j’avais lu la correspondance de Sade peu avant (lecture infiniment plus stimulante pour comprendre l’invention et à l’industrialisation de la vitesse que ses romans).

Nous avions imaginé pour parler du Marquis de façon non biographique d’organiser les points saillants de son œuvre théorisante et abstraite autour de trois notions : la poudre, la foudre, le foutre. Ce troisième terme se passe assez de commentaires, s’agissant d’un auteur chez qui le label érotique est si fort. Les deux autres disent bien le système de notre petit échange (circa 1996)

La foudre, c’est celle qui foudroie Justine à la fin des Malheurs de la vertu, mais c’est aussi la vitesse singulière de l’écriture sadienne, la prise de possession du monde, les phrases conquérantes, comme par un déplacement de troupes imaginé par le grand rival, le prédateur libre d’agir, Napoléon. La poudre, c’est l’enfouissement, l’usure, le temps du sablier, le retour en poussière (quia pulvis est) du prisonnier perpétuel. Mais c’est aussi les fibres des victimes projetées l’une contre l’autre par des machines infernales, destruction nécessaire au plaisir des libertins, qui marque bien le besoin du feu, de la mèche, le vol du boulet, la décharge…

Sade, dans son cachot de Vincennes, écoutant la valse précipitée du carillon, croyait distinguer au centre d’une mélodie des paroles qui parlaient de lui avec horreur et compassion :

«  Je te plains, je te plains

Il n’est plus pour toi de fin

Qu’en poudre, qu’en poudre »

Nous avions tous les deux lu dans la correspondance du Marquis cette chanson funèbre, Henri, dressé, égayé, les yeux brillants, l’oreille captant le carillon du temps, improvisait une cavatine :

« Qu’en poudre, qu’en poudre… »

La maison à trois niveaux, avec ses portes imprévues, ces marches surgies comme par une trappe, ces couleurs et ces puits d’ombre, était incroyablement légère, absente, manteau pour les âmes frileuses, sérieuses, studieuses. Elle avait quelque chose de sacré.

Ce sacré était sans gravité et presque sans rituel. Peut-être une certaine façon malicieuse d’Henri de déboucher une bouteille de vin auquel il ne toucherait pas, comme j’imagine aurait fait un philosophe grec du siècle de Solon pour la gourmandise d’un visiteur – sachant que tout passant est à la fois un larron possible et Hermès déguisé. Ce vin m’était précieux, au milieu d’un environnement si sobre. Je l’avalais les yeux fermés, conscient du don. Je n’étais ni sage ni païen. Par exemple j’avais toujours faim, toujours soif, toujours envie de fumer, de marcher, de rire. Il faut m’imaginer, en short et torse nu, à deux heures du matin, rôdant dans la cuisine, grignotant un peu de mie, ouvrant le frigo, détachant de son suc une côtelette froide, rinçant un verre, plongeant une cuillère dans un pot de miel de châtaignier, pour comprendre que l’esprit est un visiteur de l’autre monde, une sorte de chat de gouttière qui vient par les toits.

Il faut convenir que j’étais un animal intellectuel assez peu réductible aux signaux rapides de l’intelligence et de l’animalité…

Est-ce pour cela que je sentais toujours une lenteur, une sorte d’hésitation souriante, du philosophe quand sortant de son travail et me retrouvant sur une des terrasses, il jetait un coup d’œil sur mon livre, sur mon carnet à l’écriture tordue, ou sur les longues robes à fleurs de ma compagne ?

Il se tenait plus souvent debout qu’assis pour parler (il parlait, il bavardait très peu) et sa force venait aussi de cette posture, de cette cheminée tirant sa combustion de l’espace. Sa présence verticale accompagnait ses phrases, la tension musculaire de ses rapides synthèses, de ses brusques saillies qui renversaient vos hypothèses sans dévier.

Touchant à la littérature et à l’histoire, ma mémoire habituées aux lectures toujours doubles me permettait de citer, pour le renvoyer aux faits extérieurs, et je le revois, debout, écoutant avec son corps, épousant l’air de ses deux mains, pour accompagner la voix, tandis que je lui disais une phrase de Proust, par exemple : « Ce n’était pas, certes, je le savais, que j’aimasse Albertine le moins du monde… »  une de ces longues phrases qui s’enroulaient lentement sur le rouet du monde.

Lui, sa pensée jouée, interprétée, testée en temps réel, pouvait épouser la respiration d’un texte avec une étonnante intensité. Ma co-voyageuse, lors de mon second séjour, l’a souvent vu faire pareil pour Kafka, pour Joyce – je veux dire dans le texte allemand et anglais qu’elle entendait en trilingue parfaite, et où la profération analogique d’Henri Van Lier était tout autant révélatrice.

Il parlait, disait, chantait, énonçait le monde, avec ce corps textuel raturé, cette énergie de la signature ou du paraphe, redressé dans la tourmente d’un ciel fouetté, comme radioactif, face au mouvement de la montagne, là-bas, le mont Ventoux, témoin de la force de frappe d’une époque qui s’achevait. C’était toujours, comme une promesse sur l’homme, promesse qui ne pouvait pas être tenue, mais donnait à rêver.

Henri faisait une courte sieste l’après-midi. Et il allait se coucher assez tôt, après de rapides conseils de voyageur pour la longue route de la nuit. Je le revois gravir l’escalier. Je suis persuadé que les rêves d’Henri Van Lier étaient très beaux, avec une prédominante part de l’enfance, des visions de géométrie et de chiffres, et peut-être un peu de chant grégorien.

J’aurai vu ainsi quelque chose qui appartient à la pureté de cette espèce humaine impossible, qui sur sa propre planète ne pouvait être acclimaté, comme prototype et comme espérance.

Mes deux séjours dans la maison de la Drôme appartiennent à la poésie, à la beauté et à la divinité mortelle de l’aventure humaine.

Il y a eu une troisième demeure, la dernière, à Bruxelles à nouveau : une rue, une façade, un intérieur que je n’ai pas eu l’occasion de vraiment pénétrer, qui semblait se rattacher au temps un peu rétréci de la fin, mais la flamme joyeuse, l’éblouissement, même la danse légère du vieux corps debout, et les mots que nous avons prononcés ce jour-là, paraissaient intenses, précis, et pourtant sans conséquence. Le taxi m’attendait au bord du trottoir, le compteur tournait, j’ai abrégé cette rencontre, et ce fut la dernière.

Au beau milieu de l’hiver suivant, dans un autre taxi, dans un autre Bruxelles où je venais de moins en moins souvent (et certes la présence radioactive d’Henri n’était plus là pour me rendre cette ville nécessaire), gagnant la gare au terme d’un séminaire, j’ai demandé au chauffeur de faire un détour, de passer sous les fenêtres vides, mais je n’ai pas reconnu la forme de la maison, on a continué à rouler, jusqu’à déboucher sur un parc ou sur un square dont Henri m’avait dit : « Je suis propriétaire ! J’ai un parc au bout de la rue ! Pour moi tout seul » (il s’émerveillait toujours que la société mette librement à notre disposition le territoire du monde).

A ce moment-là, comme le taxi prenait son virage, c’est arrivé, cette chose qui n’a pas vraiment de nom, cette entente entre deux esprits très divers, dont les corps sont insaisissables, et qu’on appelle parfois l’amitié, j’ai ressenti, au beau milieu du cœur, dans le muscle (car tout ça est expressément physique), s’enfonçant net, la pointe. 

Luc Dellisse

Les Impressions Nouvelles
84 avenue Albert
1190 Bruxelles
Belgique

Tél : 02/503.30.95
Fax : 02/503.30.33

http://www.lesimpressionsnouvelles.com
info@lesimpressionsnouvelles.com

Henri Van Lier
Une pensée encyclopédique à l’âge du numérique

La Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Paris et Les Impressions Nouvelles vous invitent à l’occasion de la parution de l’ouvrage d’Henri Van Lier, Anthropogénie, le jeudi 15 avril 2010 de 14h30 à 18h, à une après-midi de rencontres et de témoignages autour de la personne et de l’oeuvre de ce grand philosophe (1921-2009).

Lieu : siège de la Délégation générale Wallonie-Bruxelles
274, boulevard Saint-Germain
75007 Paris

Programme :
— Benoît Peeters : Introduction
— Présentation d’un entretien filmé inédit avec Henri Van Lier
— Pierre Sterckx : Henri Van Lier, quelques images
— Denis Baudier : L’Anthropogénie, petit survol d’une grande oeuvre
— Luc Dellisse : Les demeures philosophiques
— Christophe Genin : L’Anthropogénie : joindre le geste à la parole
— Emmanuel Driant : Van Lier, homme de radio
— Sébastien Fevry : Photographie et cinéma dans l’œuvre d’Henri Van Lier
— Jan Baetens : Sous le signe de Van Lier

Une réception et une présentation de l’ouvrage auront lieu dès 19h.

RÉSERVATION OBLIGATOIRE :
Tél : 01 53 85 05 11
Télécopie : 01 40 62 97 53
delgen@walbru.fr

Le livre

Durant près de vingt ans, le philosophe Henri Van Lier a rédigé un livre exceptionnel, qui se veut la somme de tous nos savoirs actuels sur l’évolution de l’homme, depuis l’émergence de ses premiers ancêtres aux acquis les plus récents et les plus pointus en art comme en science. L’aboutissement de cet effort sans pareil n’est pas une encyclopédie des connaissances, mais un véritable récit, celui du devenir de l’homme (discipline post-darwinienne que Van Lier nomme Anthropogénie) et de sa découverte progressive du monde qui l’entoure, du niveau le plus élémentaire à celui de l’univers en expansion continue.

Entreprise déraisonnable à l’ère des spécialisations ? Chez Henri Van Lier, grand savant mais aussi grand narrateur, l’aventure humaine s’impose au contraire comme un projet à la fois uni et résolument ouvert. Dans son Anthropogénie, il s’appuie sur un champ de connaissances extrêmement vaste, allant de la paléoanthropologie à la biologie en passant par la neurologie, l’archéologie, la physique, les mathématiques, la philosophie, ou encore la sémiologie.

Essai
Collection « Réflexions faites »
17 x 24 cm / 1040 pages
ISBN : 978-2-87449-092-7
38 €

Offre de souscription

Un an après sa disparition et selon les vœux de son auteur Henri Van Lier, Les Impressions Nouvelles, en collaboration étroite avec la Fondation Henri Van Lier, ont concrétisé sur papier cette œuvre exceptionnelle qu’est l’Anthropogénie et vous proposent cet ouvrage en souscription avant sa sortie en librairie.

Pour obtenir l’Anthropogénie au prix de 32€ au lieu de 38€, toutes taxes et frais de port pour la Belgique compris (Europe +6€), il vous suffit de remplir notre formulaire de souscription (doc ou pdf) et de nous le renvoyer par courrier électronique ou par voie postale.

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