Conversations avec Henri Van Lier
21 avril 2010, 6 h 19 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

INTRODUCTION

La Délégation générale Wallonie-Bruxelles à Paris et Les Impressions Nouvelles ont organisé jeudi 15 avril une après-midi de rencontres et de témoignages autour de la personne et de l’oeuvre de Henri Van Lier (1921-2009).

Jean-Pol Baras, notre hôte,

 ici avec Pierre Sterckx                     

accueillait Benoit Peeters, éditeur d’Anthropogénie avec Jan Baetens et Marc Avelot

 
CONVERSATIONS
 
C’est ainsi que pas à pas je fis mieux connaissance avec Van Lier. Benoit nous offrit pour commencer ce très rare moment de conversation en image…

http://www.dailymotion.com/video/xczkgx_henri-van-lier-anthropogenie_school

Luc Dellisse et Emmanuel Driant

se succédèrent à la tribune. Je n’avais pas vu le premier depuis 3 jours et le second depuis 3 décennies.

CONSIDERATION 1.

La lecture de Van Lier est nécessaire. Elle est une connection ou une reconnection  indispensable avec le sens des choses. Pour ne pas se perdre de vue. Par SE j’entends bien sûr la conscience de soi, la méditation toujours féconde sur la place qu’on occupe dans son village et le repérage de son clan. Et par extension  le fait ne pas perdre de vue l’immensité des connaissances, de garder le contact avec la complexité du monde. Et en l’occurence avec ses amis. Les témoignages de cette après-midi d’hommages, souvenirs, anecdotes, inspirations croisées témoignaient que l’art de la conversation – et sans doute la façon dont Van Lier le maîtrisait – reste un bon moyen de retricoter tout ça.

CONSIDERATION 2.

Le pari des Impressions Nouvelles est de faire vivre ensemble le site http://www.anthropogenie.com  et le livre. L’écran et le papier se lancent des passerelles et ne se perdent pas de vue. Le livre est gros et lourd mais son approche et sa consultation autorisent une déambulation légère. Le site est immense. Il évoque ce que Roger Caillois appelle ilinx (jeux de vertige) où le plaisir ludique vient d’un certain affolement des sens.  Les clés d’entrée sont innombrables. Pour qui, comme moi, découvre Van Lier, il s’agit à cet instant d’une énorme gourmandise intellectuelle, de la promesse d’un festin philosophique.

CONSIDERATION 3.

J’avais été mis en appétit par la contribution de Luc Dellisse publiée sur son blog  (https://christiangatard.wordpress.com/category/le-blog-de-luc-dellisse/.  L’après-midi orchestrée par Benoit Peeters a confirmé une piste : la dégustation  d’un auteur relève d’une triangulation à la manière d’un GPS – le texte , l’homme qui en est l’auteur, le  moment culturel qu’il occupe dans son bassin sémantique(1) . Dégustation, donc, car c’est d’une invitation à un banquet qu’il s’agit. Menu en trois temps: entrée, plat, dessert. Pour ce qui est de l’ordre d’arrivée des plats, à chacun ses priorités. Le texte comme entrée, l’homme comme plat et le bassin sémantique en dessert… ce n’est pas normatif. On peut inverser.

(1) vous connaissez cette métaphore géniale de Gilbert Durand?

CONSIDERATION 4.

Benoît Peteers retissait un lien

que Luc Dellisse saisissait au bondet qu’Emmanuel Driant interpellait du fond des âges.

Mais ce sont là des considérations de l’intermonde chères à Villiers de l’Ile Adam. Vraiment de quoi je me mêle?

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