Delphine Volange le 12 mai au Sentier des Halles!
13 mai 2010, 15 h 17 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

 

Delphine Volange était le 12 mai à 21h45 au Sentier des Halles

http://www.lesentierdeshalles.fr/soiree/299

C’était au 50 rue d’Aboukir, c’était à Paris, c’était son nouveau spectacle!

Fragile et drôle, Delphine Volange a  offert à une salle comble et comblée sa sensualité singulière et la tendre extravagance dont elle a le secret.

Elle semble réveiller le doux fantôme d’un passé éternel, diva de cinéma, pimpante ou poignante, qui joue sur scène – non sans dérision – ce qu’elle est au naturel à la ville, dans ses toilettes distinguées et subtilement anachroniques.

Ce fut  l’occasion de célébrer la sortie du clip et du single Sirènes, dans les bacs depuis le 28 avril 2010

 

http://www.myspace.com/delphinevolange

son clip:

http://www.dailymotion.com/video/xc88a2_delphine-volange-sirenes_music

Mais de quel ciel tombe-t-elle ? Delphine Volange est venue au monde en déshabillé de soie rose pâle, parmi les roses anglaises d’un jardin sarthois, à la fin d’un mois d’août. Enfant, elle se plonge avec délices dans les Liaisons dangereuses et fait la lecture des Petites filles modèles à sa poupée en pimentant légèrement le récit. Ses parents, charmés, décident de lui donner une éducation religieuse, chez les Sœurs de Sainte Marie des Invalides, dans le 7ème arrondissement de Paris. Après avoir hésité à entrer au couvent, elle séduit ses professeurs de bel canto et débute en cocotte fin de siècle, délicieuse et déglinguée, dans les salons des beaux quartiers où l’on donne encore des concerts à l’heure du thé. Un passage éclair à l’École Normale de musique la conforte dans sa voie : elle sera chanteuse et auteure, aux confins de la musique de chambre et du pop-rock.

Depuis 2003, lancée sur les petites scènes du tout Paris, elle affole le cercle de ses aficionados : fragile et drôle, comédienne sur les bords, elle offre à qui veut l’entendre sa sensualité singulière et la tendre extravagance dont elle a le secret. Elle semble réveiller le doux fantôme d’un passé éternel, diva de cinéma, pimpante ou poignante, qui joue sur scène – non sans dérision – ce qu’elle est au naturel à la ville, dans ses toilettes distinguées et subtilement anachroniques.

Pour autant, les textes de Delphine sont étrangement modernes. On est tenté d’évoquer l’esprit poétique d’un certain XIXème siècle à la fois limpide et raffiné mais c’est pour dire qu’ils sonnent « classique » au meilleur sens du terme c’est-à-dire teinté chez elle d’une sorte d’intemporalité gracieuse. Ils témoignent d’une plume vénéneuse trempée dans l’eau de rose, une plume de cygne caressante, et acérée aussi.

Parmi les chansons que je préfère… la belle et intense Rumeur du Monde donne à entendre que nos chaos intérieurs entretiennent le brouhaha du monde, sa violence et ces guerres même dont nos médias sont obsédés. …

Entre un Je Vous salue Marie sensuel et rédempteur “entre vos cils merveilleux le diamant pur de vos yeux abolit le péché si vieux “ et des Bas de soie hautement féminins qui n’en finissent pas de filer vers les étoiles …Delphine exalte et taquine une virilité chérie dans ses quelque peu virtuoses Bijoux, saupoudrés de poil à gratter… Aux dernières nouvelles, elle célèbre le départ au Ciel de Paris Hilton tuée par les vanités terrestres et s’abandonne au chant des Sirènes de la ville qui chavirent d’amour les vaisseaux dans nos veines et nos cœurs au long cours, Capitaine …

Le plus grand mystère entoure la vie privée de la chanteuse. Je tiens de son père qu’elle cache un flacon de sels dans le revers de ses jupes, ne dit plus son âge depuis son douzième anniversaire, parle aux âmes errantes, ne boit que des jus d’algues et ne goûte que des gâteaux de riz japonais, n’écoute que du Puccini et danse sur Franz Ferdinand. D’aucuns disent qu’elle change d’hôtel chaque soir, en exigeant des duvets de soie. Qu’elle n’utilise que le parfum Empreinte de Courrèges, depuis introuvable. D’autres vous diront que l’amour de sa vie s’est noyé dans le lac de Côme et qu’elle chante à en mourir, pour le ressusciter. Décidément, la voix inclassable de Mademoiselle Volange et ses manières d’oiseau rare sont un baume pour les âmes sensibles en ces temps égarés.

Gilles Schlesser 

Gilles Schlesser

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