nos 20 prochaines années commencent maintenant…
12 décembre 2011, 7 h 09 mi
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Contributions à une prospective buissonnière

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Et si les mythologies anciennes et modernes étaient des  clés de lecture des temps à venir?

Mutations, Mythologies, Prospectives: vers un plan C.

Vincent  Leclabart vient de publier  Comment vendre des salades sans en raconter. Editions du Rocher. 2011. Paris

Confessions d’un grand enfant désenchanté et heureux de l’être ? Repentances lucides d’un chevalier de l’industrie publicitaire qui a façonné avec ses pairs la pub de ces vingt dernières années – de triste mémoire ? Ca donne une littérature de vitupération, à la fois mélancolique et joviale. Et une prose fringante et fluide. On peut lire le livre de Leclabart comme une déclaration d’amour à la mutation des temps. Celle-ci s’incarne dans une jeune interprète, Lin Yao, qui le guide, tel le Virgile de Dante, dans une exploration comparée de l’Orient extrême et de l’Occident extrême, enfers et paradis. Ils  échangent par e-mails tout au long de l’ouvrage. Ou plutôt – est-ce par pudeur ou par construction littéraire (mais si Lin est une invention elle est formidablement réussie), ce sont les lettres de l’auteur que nous lisons.

Leclabart lui raconte en creux l’état du monde occidental – calamiteux mais pas désespéré, et Lin, en promenades et en citations, lui fait découvrir le monde à venir : la Chine et son présent éternel et rugueux. La femme de Shanghai en 2030 sera-t-elle le nouveau modèle culturel féminin planétaire ? La femme chinoise, dans les chariots de l’émergence d’un monde chinois dominant, est-elle en passe d’influencer radicalement l’imaginaire féminin de nos vingt prochaines années ? Elle éclaire le livre de bout en bout, elle annonce, dénonce sans jamais renoncer, semble-t-il, à questionner et notre monde et le sien. On nous a annoncé que le 21ème siècle allait être féminin,  c’est en train d’arriver !  et le train de l’histoire s’annonce de l’Est. Leclabart donne à cet évènement considérable une vitalité convaincante.

Leclabart regarde notre monde dans le rétroviseur de son expérience – il s’est bien amusé mais il n’en reste plus que des braises qui sentent le souffre. Il regarde la Chine, ses promesses, ses bonheurs autant que ses maléfices, et il est sidéré. Pas dupe, mais sidéré. Face aux temps qui viennent les trente dernières années que nous venons de vivre vont faire pâle figure. Leclabart les connaît bien, il a eu et a toujours les instruments d’observation et de navigation les plus efficaces – les planneurs stratégiques de son agence… et surtout sans doute sa propre intelligence du monde, son flair et son savoir-faire. Dont il n’est donc pas dupe.

C’est qu’il sait que quelque chose est en train d’advenir. La principale activité fantasmatique qu’il décèle chez ses concitoyens, à partir de maintenant, est
l’émergence d’une prise de conscience globale de la granularité individuelle, c’est à dire pour être clair que les gens en ont assez qu’on les prenne pour des cons. Quand on arrive au niveau de granularité d’un système, on ne peut plus découper l’information – ce niveau est celui de la reconnaissance de la parole et de l’être individuel. Peut-être s’agit-il là d’un mythe fondateur des temps à venir : La granularité d’une phrase est le mot. La granularité d’un mot est la lettre. La granularité d’une population est propre à ses individus. Et l’individu ne veut plus faire partie d’un ensemble qui l’étouffe. Et si cette émergence des personnes en tant qu’êtres uniques (qui se refusent à n’être que des grumeaux dans une grande soupe collective) … si tout cela avait un effet sur le politique? Cela est peut-être le moteur des émeutes indignées et autres protestations très contemporaines. On peut envisager ensuite  un rebond sur l’économique ( en particulier pour ce qui concerne l’auteur sur la désaffection vis à vis de la pub qui symbolise bien les contestations ambiantes). Va-t-on vers plus de proximité, d’écoute? et tout cela peut-il créer du poétique et faire envisager un monde enfin tiré d’affaire ? L’émotion, l’humain, l’art reviendraient s’asseoir à la table des négociations ?

La bataille fait rage entre utopie et dystopie, entre ceux qui croient qu’on va sauver le monde et ceux qui sont persuadés qu’on va dans le mur. Leclabart fait partie des premiers. Il sait que ce n’est pas gagné mais il donne de l’espoir à l’espoir. Sans naïveté et avec beaucoup d’élégance.

cg

cliquez sur la couverture de son livre pour aller en Australie.

A lire aussi en priorité et avec gourmandise le livre de Thomas Jamet. Une lecture subtile et érudite de l’extraordinaire prégnance des mythes aujourd’hui. Mythographie brillante et passionnante, cette Ren@issance mythologique dissèque l’imaginaire contemporain et ouvre des pistes inspirantes. Leclabart et Jamet se rejoignent sur le retour nécessaire d’une voie/voix humaine… étonnant non?

cg

(cliquez sur la couverture de son livre pour aller sur son blog)

Cette semaine dans le Magazine des Livres mon entretien avec Joseph Vebret.

Le n°33 est en kiosque.

Pour lire l’article sur le blog cliquez dans la couverture ci-contre

Lire aussi l’entretien avec Laurent Courau dans La Spirale. Cyberculture, pop culture, contre-culture et subcultures du 3eme Millenaire… La Spirale– L’eZine pour les Mutants Digitaux .

Un clic sur le logo et vous y êtes!

Comment cette démarche s’inscrit-elle dans le réel des entreprises? Dominique Cuvillier m’a invité à participer à deux conférences au Forum Empreintes, les 20 et 21 octobre dernier. Un endroit où se forgent les mythes du 21ème siècle…

En voici les minutes, cliquez dans le logo de Empreintes:


avec Luc Dellisse

En attendant la poésie

(cliquez dans le titre  pour y accéder directement)

(extrait)
La poésie est absente de notre esprit et de notre vie. Il est intéressant d’imaginer qu’elle reviendra un jour – par exemple dans vingt ans. Que l’expérience précise, acérée et cruelle de l’imaginaire poétique retrouvera sa place dans la création du monde.


avec Yvonne Behnke

(cliquez dans le titre ci-dessus  pour  accéder à son site)

 qui expose chez Home Contemporain à Paris au 27 rue Mazarine.

Jeudi 24 Novembre de 18h à 22h

C’est le jour du vernissage!

ensuite c’est jusqu’au 14 janvier.


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