affaires à suivre: Hervé Fischer à La Galerie Parisienne
19 février 2012, 8 h 01 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

Les mythes sont des instruments de navigation dans des temps difficiles et les mythologies anciennes et modernes une lecture possible des temps à venir. Nous ne cessons d’en créer, nous inspirant d’une immense réserve léguée par les siècles passés. Ils continuent d’être performants et efficaces, annonçant ainsi leur pérennité.

La littérature sur les mythes refleurit. Thomas Jamet, Georges Lewi les analysent au présent dans leurs livres récents. Jean Jacques Vincensini se penche sur leurs passés dans la livraison de la Collection Bouquins sur les Hauts Lieux Mythiques.  Rémi Sussan, Laurent Courau se penchent en avant et créent les conditions d’une vraie visibilité des mutations en cours. Rémi Sussan anime les conférences du Samedi à la Gaîté lyrique de l’évènement 2062. Laurent Courau souffle sur les braises sidérantes de La Demeure du Chaos.

Je m’inspire de la méthode ethnographique d’observation participante, n’hésitant pas à me prendre comme sujet d’expériences, me proposant comme informateur du futur, au besoin comme conteur de mythes à venir. J’ atteste ainsi d’une présence mythologique prospective. Je repère des ondes de choc qui vont déclencher des mutations étonnantes. Je témoigne de la façon dont je suis – comme chacun d’entre nous – impliqué dans le processus d’élaboration et de pérennisation des mythes. Mes travaux en cours témoignent de ce que les mythes sont des feuilles de route pour les temps à venir.

Quant à Hervé Fischer il ouvre la voie à Cyberprométhée et à la mythanalyse.

http://www.hervefischer.net/

La Société sur le divan et Cyberprométhée sont des livres incontournables. A dévorer. Il faut prendre toute la mesure de la mythanalyse d’Hervé Fischer : chaque chapitre, chaque idée rebondissent sur le temps profond du monde et le révèlent. Il souffle sur les braises des mythes et le futur s’y enflamme en un brasier qui réchauffe et éclaire. C’est une œuvre à lire et relire tant sa richesse, sa fluidité aussi grâce à un style vivant et emphatique, permettent d’appréhender l’incroyable athanor digital qui se prépare pour demain. La vieille science des alchimistes s’y recycle avec une grâce nouvelle dans le triomphe des liens proactifs et créateurs qu’il sait si bien décrire. Hervé Fischer est descendu dans la salle des machines ontologique et il en est revenu avec ce qu’il faut de tendresse et de facétie, tout autant que d’informations de première main sur le fonctionnement du monde. Il y a du trickster en lui. On croyait qu’il ne mettait plus trop le nez à la fenêtre celui-là. Hervé Fischer fait du déboulonnage des idoles un vrai bonheur. On ne peut qu’applaudir debout devant sa description du pouvoir conjurateur de l’art, que lever son verre devant sa prédiction d’une réconciliation entre nature, culture et technologie et le rejoindre quand il attend des tensions  une fécondation. La trame familiale n’est pas un drame! Formidable dépassement des idées reçues: elle est une  forge où l’humain se fabrique, se jauge et se prépare pour son propre chemin. Quelle belle interprétation de l’allégeance rebelle! 

Et puis comme surplombant ce texte et les réflexions qu’il déclenche il y a le scénario d’une existence: son parcours renouvelé sans cesse, navigant de métaphores d’îles en métaphores de planètes , d’un continent à l’autre, d’une langue à l’autre, entre universités et galeries d’art, entre thèse sur Spinoza et Café Electronique … il met en pratique ces tensions fécondes. Il y a du mariage chymique dans cette vie-là tant il est clair que ce sémiurgien y trouve son bonheur et sa lucidité.

 Il sera à Paris en mars!

LES ANNÉES 70 D’HERVÉ FISCHER

UNE EXPOSITION DU 22 MARS AU 22 AVRIL 2012 À LA GALERIE PARISIENNE  « La pittura e cosa mentale », Leonardo da Vinci

LA GALERIE PARISIENNE EN QUELQUES MOTS…

30, rue de Lille – 75007 Paris

Installée au cœur du Carré Rive Gauche, depuis 2007, la Galerie Parisienne se consacre à la présentation des travaux des créateurs des années 1960 et 1970.

Lancée par trois experts des arts décoratifs du XXe siècle, Sébastien Moinet-Béchar, Emmanuelle et Camille Chassard, la galerie organise régulièrement des expositions thématiques comme « Antique Pop » ou encore des expositions centrées sur le travail d’un artiste ou d’un groupe de créateurs comme
« François Arnal et l’ Atelier A », ou encore « les Simonnet ».

Le choix d’exposer les travaux historiques d’Hervé Fischer s’inscrit dans la cohérence de la démarche de la galerie et sa volonté de développer des expositions monographiques, mais procède également d’un coup de cœur, lors d’une rencontre inopinée avec une des œuvres de l’artiste de 1972 tirée de la série
« Essuie mains, Hygiène de la peinture ».

pour en savoir plus

http://www.sylviabeder.com


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