vous avez dit mutation?
6 décembre 2013, 21 h 09 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

hé bien vous n’avez pas tort!

REMI SUSSAN vient de publier FRONTIERE GRISE un livre sur les nouveaux savoirs, les nouvelles croyances et stupidités sur le cerveau. Bluffant!

soussan

HERVE FISCHER a présenté sa MYTHANALYSE dans le séminaire de MICHEL MAFFESOLI à La Sorbonne. Fascinant!

 

fischer 2

NICOLAS CHEMLA publie dans son blog Le Gay Tapant un papier … fulgurant!

CHEMLA

http://blogs.mediapart.fr/blog/legaytapant/031213/apres-les-annees-bobos-2013-annee-boubour

Il cite en plus un article de THOMAS CHATTERTON WILLIAMS, acéré! Le lien est dans l’article. Ca vaut la lecture!

chatterton

LUC DELLISSE raconte les amitiés de Pierre Louis et Gide, brilliant!

dellisse

LAURENT COURAU termine son film sur la DEMEURE DU CHAOS… stimulant!

lAURENT

ERIC DE RIEDMATTEN vient de livrer son étonnant et optimiste LES 50 INNOVATIONS QUI VONT BOULEVERSER NOTRE VIE D’ICI 2050

ERIC

Qu’on en vienne pas dire qu’il ne se passe rien…

Vous savez ce qui fait le lien entre tous? LA LIGUE DES MYTHOGRAPHES EXTRAORDINAIRES. Ils ne le savent pas tous… car la LIGUE c’est  un mythe moderne et un mythe c’est un récit pour passer des temps difficiles et ça se chuchote … vous en saurez plus bientôt…

et toujours http://christiangatard.com/ pour la prospective buissonnière

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affaires à suivre: Hervé Fischer à La Galerie Parisienne
19 février 2012, 8 h 01 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

Les mythes sont des instruments de navigation dans des temps difficiles et les mythologies anciennes et modernes une lecture possible des temps à venir. Nous ne cessons d’en créer, nous inspirant d’une immense réserve léguée par les siècles passés. Ils continuent d’être performants et efficaces, annonçant ainsi leur pérennité.

La littérature sur les mythes refleurit. Thomas Jamet, Georges Lewi les analysent au présent dans leurs livres récents. Jean Jacques Vincensini se penche sur leurs passés dans la livraison de la Collection Bouquins sur les Hauts Lieux Mythiques.  Rémi Sussan, Laurent Courau se penchent en avant et créent les conditions d’une vraie visibilité des mutations en cours. Rémi Sussan anime les conférences du Samedi à la Gaîté lyrique de l’évènement 2062. Laurent Courau souffle sur les braises sidérantes de La Demeure du Chaos.

Je m’inspire de la méthode ethnographique d’observation participante, n’hésitant pas à me prendre comme sujet d’expériences, me proposant comme informateur du futur, au besoin comme conteur de mythes à venir. J’ atteste ainsi d’une présence mythologique prospective. Je repère des ondes de choc qui vont déclencher des mutations étonnantes. Je témoigne de la façon dont je suis – comme chacun d’entre nous – impliqué dans le processus d’élaboration et de pérennisation des mythes. Mes travaux en cours témoignent de ce que les mythes sont des feuilles de route pour les temps à venir.

Quant à Hervé Fischer il ouvre la voie à Cyberprométhée et à la mythanalyse.

http://www.hervefischer.net/

La Société sur le divan et Cyberprométhée sont des livres incontournables. A dévorer. Il faut prendre toute la mesure de la mythanalyse d’Hervé Fischer : chaque chapitre, chaque idée rebondissent sur le temps profond du monde et le révèlent. Il souffle sur les braises des mythes et le futur s’y enflamme en un brasier qui réchauffe et éclaire. C’est une œuvre à lire et relire tant sa richesse, sa fluidité aussi grâce à un style vivant et emphatique, permettent d’appréhender l’incroyable athanor digital qui se prépare pour demain. La vieille science des alchimistes s’y recycle avec une grâce nouvelle dans le triomphe des liens proactifs et créateurs qu’il sait si bien décrire. Hervé Fischer est descendu dans la salle des machines ontologique et il en est revenu avec ce qu’il faut de tendresse et de facétie, tout autant que d’informations de première main sur le fonctionnement du monde. Il y a du trickster en lui. On croyait qu’il ne mettait plus trop le nez à la fenêtre celui-là. Hervé Fischer fait du déboulonnage des idoles un vrai bonheur. On ne peut qu’applaudir debout devant sa description du pouvoir conjurateur de l’art, que lever son verre devant sa prédiction d’une réconciliation entre nature, culture et technologie et le rejoindre quand il attend des tensions  une fécondation. La trame familiale n’est pas un drame! Formidable dépassement des idées reçues: elle est une  forge où l’humain se fabrique, se jauge et se prépare pour son propre chemin. Quelle belle interprétation de l’allégeance rebelle! 

Et puis comme surplombant ce texte et les réflexions qu’il déclenche il y a le scénario d’une existence: son parcours renouvelé sans cesse, navigant de métaphores d’îles en métaphores de planètes , d’un continent à l’autre, d’une langue à l’autre, entre universités et galeries d’art, entre thèse sur Spinoza et Café Electronique … il met en pratique ces tensions fécondes. Il y a du mariage chymique dans cette vie-là tant il est clair que ce sémiurgien y trouve son bonheur et sa lucidité.

 Il sera à Paris en mars!

LES ANNÉES 70 D’HERVÉ FISCHER

UNE EXPOSITION DU 22 MARS AU 22 AVRIL 2012 À LA GALERIE PARISIENNE  « La pittura e cosa mentale », Leonardo da Vinci

LA GALERIE PARISIENNE EN QUELQUES MOTS…

30, rue de Lille – 75007 Paris

Installée au cœur du Carré Rive Gauche, depuis 2007, la Galerie Parisienne se consacre à la présentation des travaux des créateurs des années 1960 et 1970.

Lancée par trois experts des arts décoratifs du XXe siècle, Sébastien Moinet-Béchar, Emmanuelle et Camille Chassard, la galerie organise régulièrement des expositions thématiques comme « Antique Pop » ou encore des expositions centrées sur le travail d’un artiste ou d’un groupe de créateurs comme
« François Arnal et l’ Atelier A », ou encore « les Simonnet ».

Le choix d’exposer les travaux historiques d’Hervé Fischer s’inscrit dans la cohérence de la démarche de la galerie et sa volonté de développer des expositions monographiques, mais procède également d’un coup de cœur, lors d’une rencontre inopinée avec une des œuvres de l’artiste de 1972 tirée de la série
« Essuie mains, Hygiène de la peinture ».

pour en savoir plus

http://www.sylviabeder.com



pour vous mettre en appétit pour le 4 février à la Gaîté lyrique
20 janvier 2012, 19 h 24 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

Hervé Fischer souffle les braises des mythes. Il est mythanalyste. Son oeuvre surplombe le temps long du monde. A lire d’urgence. J’y reviens bientôt. (cg)

QU’EST-CE QUE LA MYTHANALYSE ?

La mythanalyse explore les imaginaires sociaux actuels, nos mythologies du XXe siècle, celles qui surplombent nos imaginaires individuels, déterminent nos valeurs et nos comportements collectifs d’aujourd’hui, le plus souvent à notre insu.
Nos sociétés contemporaines ne sont pas moins mythologiques que celle des Grecs ou des Vickings, mais nous ne le savons pas.En ce sens, la mythanalyse écoute et interprète la société. Les mythes sont créés par les hommes, ils naissent et ils meurent, ils se transforment. Ce sont nos mythes qu’il faut changer, pour changer nos sociétés.
Hervé Fischer

Il a lu Nos 20 Prochaines Années. Lire ses chroniques dans http://mythanalyse.blogspot.com/

pourquoi le 4 février ? lisez donc ci-dessous…



MUTATIONS, MYTHOLOGIES, PROSPECTIVES: vers un plan C.
2 octobre 2011, 12 h 35 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

Ce BLOG est  expérimental.

C’est sans doute aussi l’avis de Laurent Courau avec qui j’ai eu une longue conversation après ce post. C’est dans La Spirale

Plan A

Partout les gens repensent le monde et se penchent avec une sidération non feinte sur une carte insaisissable. Rien n’est plus stable. Le paysage des certitudes et des croyances sont sans cesse redessinés par les cataclysmes, les crises et les sautes d’humeurs. Individuellement chacun s’accroche à ses convictions et en groupe on trouve souvent un fil rouge qui donne le sentiment d’une certaine pérennité, mais ce sont des îlots de stabilité dans la mer démontée de notre devenir. Dans le Plan A on va dans le mur et on ne sait pas trop où il est. C’est la chorée de Sydenham plus prosaïquement appelée danse de Saint Guy – mouvements brusques, incohérents et incontrôlables

Plan B

Le mythique et le prospectif sont au cœur du Plan B. Le mythique et le prospectif ne sont pas des denrées périssables. Ils sont entreposés dans les soutes de notre imaginaire et assurent la survie de l’espèce. Le mythique est plutôt à rechercher dans notre mémoire collective et le prospectif dans les représentations qu’on se fait de l’avenir. Encore que cela soit sujet à débats comme on va le voir. L’un et l’autre permettent néanmoins d’envisager une amélioration des troubles décrits dans le Plan A.

Peut-être y-a-t-il un Plan C.

C’est l’expérience qu’on va tenter ici. La feuille de route du Plan C c’est de connaitre le monde et ses sortilèges. Pas tout du monde ni tous ses sortilèges. On se contentera de fragments et de passage. Ce sera déjà pas mal. C’est une vieille lubie, certes, mais toujours tentante, même à l’âge qu’on a. Surtout à l’âge qu’on a.  Et pour ne pas être sujet à l’ivresse du passé et aux vertiges du futur, pour éviter les problèmes de congestion des méninges, voire  de lésions de l’écorce cérébrale qui caractérisent la chorée citée, il faut s’équiper. Or que nous reste-t-il à l’âge qu’on a sinon soi-même ? Mais y-a-t-il un moyen d’aborder le mythique et le prospectif  à travers soi sans que cela soit narcissisme, nombrilisme et vanité ?

Protocole du Plan C. Les moyens.

On a appris que le moi est haïssable …

En un mot, le moi a deux qualités :

 il est injuste en soi,

en ce qu’il se fait le centre de tout ;

 il est incommode aux autres,

 en ce qu’il veut les asservir

Pascal, Pensées, XVIIème siècle

…mais si je est un autre …

J’assiste à l’éclosion de ma pensée :

je la regarde, je l’écoute

Rimbaud,  XIXème siècle

… ça doit pouvoir s’arranger.

 Si on mène l’enquête en se servant de soi comme équipement selon ce protocole – c‘est à dire trop pathos sentencieux ni parti-pris malhonnête – on va peut-être construire une feuille de route acceptable.

« Nous sommes des machines destinées à assurer la survie des gènes,

des robots programmés de façon aveugle pour transporter

 et préserver les molécules égoïstes appelées gènes ».

Richard Dawkins

Les sources.

Les gens. Ce qu’ils disent et ne disent pas, leur trajectoire dans l’existence, leurs références, leurs souvenirs, le plus souvent reconstruits, revisités et plus souvent encore mythifiés – nous y voilà déjà – c’est-à-dire puisés dans une histoire beaucoup plus large que celle de leur vie réelle. Leurs souvenirs, leurs expériences, leurs  histoires sont partagés par la cohorte sociologique, émotionnelle, intellectuelle à laquelle ils appartiennent.

Mais les gens qui lisent ce blog sont les façonniers du futur. Pas n’importe quels gens, donc. Ce sont des gens qui cherchent un moyen de s’inventer un futur supportable à partir d’un passé passable et d’un présent délicat. Ou encore des gens qui cherchent une façon de reconnaitre leur propre rythme mythique. Ou aussi qui veulent se débarrasser de l’idée qu’on peut se débarrasser du passé. Ou encore des gens qui pensent que vous avez peut-être à portée de main, de regard, de pensée un embryon de mythe, un mythème, un greffon, un golem qui peut vous tenir compagnie longtemps et un jour devenir un vrai mythe collectif explicatif du monde : votre Plan C personnel.



bienvenue dans nos 20 prochaines années
1 août 2011, 6 h 16 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

 

Une prospective décapante et inspirante pour prendre de l’avance sur l’avenir

 De quoi nos 20 prochaines années seront-elles faites ?

Comment les ondes de choc qui se dessinent dès aujourd’hui vont impacter nos vies ?

Comment surfer sur ce futur déjà là mais d’une façon trop souvent illisible ? De quoi aurons-nous envie en 2015, comment voyagerons-nous en 2020 ? Comment nous soignerons-nous, travaillerons-nous, aimerons-nous en 2030? Quels citoyens, quels parents serons-nous ? Qui seront nos dieux ? Quels seront nos mythes ? Où en seront nos loisirs ? Manger deviendra-t-il un acte de rébellion, rire une affirmation politique et dormir une activité scientifique ? Le commerce va-t-il connaitre une mutation radicale et le paysage media échapper à l’hiver nucléaire annoncé ? Quand ? Pourquoi ?

 

L’avenir, avec son flot de paradoxes et de surprises, nous guette. Prévoir le probable? Insuffisant ! Le XXIe sera baroque et déroutant. Sociologue de formation, Christian Gatard se risque dans la jungle des possibles. Il étudie les nouveaux «paradigmes», il scrute au-delà des tendances immédiates, il cerne les nouveaux rituels. Contes et légendes, promesses et espoirs du monde de demain sont au bout de cette exploration. Aventurier de l’éventuel, adepte de la «pensée buissonnière», Christian Gatard écoute citoyens et consommateurs, interroge observateurs et acteurs socioculturels. Son approche apporte sang neuf et sens neuf. Ses ateliers prospectifs, hauts en couleur, documentés et ludiques, présentent d’étonnants scénarios de vie.


rendez vous à la rentrée pour la suite de

 





découvertes
19 mai 2011, 16 h 13 mi
Filed under: COUPS DE COEUR

 Ce blog est un hub,  c’est à dire un point de convergence autant que de divergence: inspirations, inventions, salle d’arrivées, salle de départs, perles de sociocultures en vitrine, Cabinet de Curiosités en arrière-boutique, salle des machines un peu partout.  Ne vous étonnez pas de vous y étonner. S’y bricolent des pistes pour demain. CG.

Dans cette livraison deux découvertes : Evangelia Kranioti et Michel Gorsse qui revient d’Oulan Bator avec Ganbaatar Choimbol 

Découverte 1

FotoRio ouvre ses portes le 28 mai 2011 à Rio.  Evangelia Kranioti, jeune photographe grecque  installée au Brésil, fait partie de la sélection officielle. Elle était à Paris cette semaine. Claude Grunitzky nous l’a présentée. Merci Claude toujours généreux dans ses découvertes!

 

HEROINAS  est un projet  passionnant et fertile.

Le dispositif de HEROINAS est magnifique et fascinant. 

Puissamment ancrées dans un temps contemporain, ces images de femmes d’aujourd’hui font surgir de la nuit des temps un mythe inattendu,  joué et rejoué sans cesse, mais oublié de l’homme moderne.

Celui de la femme absolue, solitaire, démiurge – la femme avant Eve, et après elle : Lilith. Lilith , la première femme d’Adam, son égale absolue, celle qui a su lui tenir tête, refuser le rôle et la position qu’il voulait lui imposer dans l’amour, celle qui a dit merde à Dieu et a pris son envol.

Cette séquence de photos la rend présente , immédiate, terriblement contemporaine. Eternelle. Regardez :  Adam a fui le paysage, Adam n’est pas en ville, Adam est terré quelque part, en berne.

Les femmes d’Evangelia tiennent  l’homme en respect. A distance. Sans haine ni mépris. Le temps de ces femmes est un temps sans l’homme – une respiration. Elles ne l’ont pas fait disparaitre, elles l’ont mis de côté le temps qu’elles reprennent leur souffle, qu’elles adviennent à elles-mêmes, qu’elles trouvent leur territoire.

 Peut-être l’homme reviendra-t-il. Mais pas maintenant. Ce temps est celui de la femme qui triomphe dans toutes ses beautés, dans toutes ses configurations, dans toutes ses acceptions. Avec ses multiples et puissants visages, Lilith s’incarne dans tous les corps, dans toutes les postures, dans tous les paysages, solitaire et sereine.

 

Elle déambule dans un monde post-industriel… déambule ? non elle flotte, comme au-delà de toutes souffrances, comme dans une absolue méditation sur elle-même. Elle met à distance, elle interdit la compassion, elle affronte son devenir.  Lilith revendique et obtient l’égalité avec l’homme, non sans douleur, non sans sacrifice.

Le dispositif de HEROINAS remet la femme au centre.  Evangelia y décrit  la solitude acceptée, maîtrisée, la question des origines, du désir, de la fuite et des retrouvailles avec soi, la quête d’identité.

Chacune de ces photos apparait comme une séquence dans le grand récit de la féminité, comme le renouvellement contemporain de ce récit. Pour chacune de ces femmes l’histoire de l’humain est encore à écrire. Chacune de ces photographies est le point de départ d’un conte moderne, chargé de mystère – chargé de raconter une nouvelle histoire du monde.   C.G.

Je photographie le réel pour créer quelque chose qui l’est moins. Il suffit parfois d’une fraction de seconde pour qu’un visage emprunte les traits d’un alter ego latent, jusque là encore inconnu. La vie de nos propres images nous échappe et l’image de nos propres vies ne nous appartient pas. Mes Héroïnes sont des personnages en quête d’auteur, libres à incarner toutes les femmes à la fois. Simples passantes dans une histoire jusqu’à protagonistes dans une autre, comme dans le Rêve familier de Verlaine elles sont ni tout-à-fait la même, ni tout-à-fait une autre. Je suis sensible à ce potentiel de transformation qui est propre à la nature féminine, et qui repose dans le lac du regard, au détour d’un geste transcendant le contexte de l’image et son objectivité. Puis j’ai la conviction intime qu’en s’éloignant des apparences on ne peut que s’approcher à l’étrange vérité des choses. Au final tel est mon désir : créer des images qui racontent des histoires plus vraies que réelles.

Evangelia Kranioti       

Découverte 2

Michel Gorsse m’a fait parvenir son DIVAGALAMES paru chez ASILE POETIQUE,  un excellent dictionnaire subversif et pétillant de mots inventés

Il est l’auteur du CHEMIN DES CHANTS D’OISEAUX, puissant récit de son carnet de route sur le chemin de Compostelle, de nombreux recueils de poésie, membre actif du CERCLE DES AUTHENTIQUES CABOCHARDS DE L’IF et contributeur de La Licorne d’Hannibal, une revue artistique et littéraire basée à Perpignan dont chaque numéro axe sa thématique sur un artiste et un écrivain, le plus souvent méconnus du grand public.  Michel était donc destiné à rencontrer à Oulan Bator l’incroyable Ganbaatar Choimbol dont il a fait son ami

 

 

Je reviendrai bientôt sur ce peintre mongol. CG



Le nouvel essai de Thomas Schlesser: décapant!
11 mai 2011, 14 h 10 mi
Filed under: COUPS DE COEUR
Parfois, les artistes font peur, la création fait mouche et les œuvres font mal. Alors, la censure frappe, et souvent fort. Elle interdit la production d’images, les détruit, en contrôle la diffusion. Elle bâillonne ou emprisonne leurs auteurs pour étouffer leur nuisance. De la Renaissance à nos jours, ils sont nombreux à en avoir été les victimes : Michel-Ange, Caravage, Manet, Malevitch, Pasolini… Cet essai explore les transgressions, les luttes et les résistances de ces géants face à l’abus de pouvoir ; il explique comment leur génie peut ébranler les autorités ; il raconte aussi les châtiments qu’occasionnent leurs audaces. À travers le récit et l’analyse de nombreuses affaires, l’auteur nous conduit à la découverte de chefs-d’œuvre méconnus et parfois disparus, de tableaux scandaleux, de gravures condamnées, de films prohibés. Du procès de Véronèse aux photographies de Larry Clark en passant par l’iconoclasme de la Réforme, l’incarcération de Daumier ou l’exposition d’« art dégénéré » organisée par les nazis, il trace le portrait des sociétés, des états, des églises, évoquant leurs craintes et leurs fantasmes. Fort de documents, de commentaires détaillés, d’oppositions entre culture officielle et iconographie subversive, cet ouvrage est le témoin passionnant d’un combat sans fin pour la liberté artistique.
 
 
 
Thomas Schlesser est historien de l’art, professeur à Penninghen, journaliste pour Beaux Arts magazine, chroniqueur à la télévision et à la radio. Spécialiste des liens entre les champs esthétique et politique, il est l’auteur de nombreux livres, parmi lesquels d’importants travaux sur Courbet et Une histoire indiscrète du nu féminin (Beaux Arts éditions).
Il est aussi un de nos compagnons de route! Et ce communiqué de presse est parfait.