Un mix d’entreprenariat culturel et d’ études marketing internationales.
4 octobre 2016, 19 h 58 mi
Filed under: Non classé

Les études de marché doivent être culturelles, contextuelles, anticipatrices.

Mes conférences « out of the box » ont été applaudies à Paris, Bordeaux, New-York, Londres, Casablanca, Lomé…

Invitées par TBWA, Leo Burnett, Ogilvy, Quai des Orfèvres, Master Group Océan Indien, CBA et de nombreuses agences de com, de design, de stratégie. Par Orange, Chanel, GMF, La Poste, Danone, Kronenbourg, Le LAB Laboratoire Assurance Banque et de nombreuses grandes marques…

Mon approche est centrée sur les mutations de la société contemporaine et la compréhension des contes populaires antiques et à venir que les marques construisent. Je repère un futur inspirant et décapant grâce à un réseau international d’experts et de futurologues. « Aventurier de l’éventuel », voyageur impénitent, je publie régulièrement des articles liés à l’innovation sociale et culturelle et intervient dans différentes écoles et institutions (EHESS, CELSA, Sciences PO…).

J’ai publié une dizaine de livres, romans, récits et essais dont Nos 20 prochaines années, le futur décrypté, essai de prospective buissonnière (2009), Mythologies du Futur (2014), Rupture vous avez disrupture (2015), Chroniques de l’intimité connectée (2016) . Je dirige la collection « Géographie du futur » aux éditions de l’Archipel et « Futurs en feu » aux éditions Kawa et sur le site FuturHebdo.

On en parle ?

Christian Gatard +33(0)6 07 74 07 71

christiangatard@gmail.com

Publicités


Chroniques de l’intimité connectée
27 septembre 2016, 12 h 40 mi
Filed under: Non classé

Christian Gatard donne vie aux statues hausmanniennes de Paris, et on assiste à une bataille cataclysmique entre les griffons et les atlantes sous le regard passif des mascarons, mascottes des propriétaires bourgeois, débonnaires et prospères.
Puis il nous fait assister dans une deuxième nouvelle à la Conférence des Singes, des Sages et des Songes… Un spectacle interplanétaire qui a fait un triomphe en Aldébaran et en Bételgeuse. La Conférence des Singes, des Sages et des Songes voyage partout dans l’univers et suis sûr que vous irez l’applaudir.

Henri Kauffman



nouvelle contribution
17 septembre 2016, 19 h 23 mi
Filed under: Non classé

intimite-2

 

Rentrée scolaire rime avec rentrée littéraire et la prospective y va aussi de son ouvrage. Cette semaine, les Editions Kawa, publie « Chroniques de l’intimité connectée », le nouveau livre collectif du think tank « Les mardis du Luxembourg ».

Le pitch du livre : « Et si des prospectivistes, des marketers, des chercheurs, des professeurs, des philosophes, des penseurs décrivaient quelle intimité nous attend dans 10 ans, 30 ans, voire 100 ans ? Et si au lieu d’écrire un livre illisible réservé à des rats de bibliothèque ou des experts en expertise, ils utilisaient un style littéraire dans le format court de la nouvelle, en romançant un futur de moins en moins saisissable, Internet oblige ? »

Pour ce livre, Christian Gatard , animateur du bureau d’études internationales éponyme et conseil en prospective,  propose deux nouvelles sur le mode du réalisme fantastique.

Avec Christian, les autres auteurs qui ont participé à cet ouvrage collectif :

§ Olivier Parent , animateur de FuturHebdo, chroniqueur au Huffington Post, conseil en Prospective

§ Philippe Cahen Chroniqueur à La Tribune. Auteur de «Signaux Faibles mode d’emploi»

§ Philippe Boyer Chroniqueur à la Tribune, auteur de publications sur le marketing et la relation clients.

§ Jean-Marc Goachet, spécialiste de la communication digitale. Administrateur de l’Adetem

§ Gérard Haas Avocat en Cour d’appel, juriste spécialiste en droit de la propriété intellectuelle

§ Annabel Hofnung fondatrice http://www.protendances.com , « Digital Business Developer »

§ Henri Kaufman Il pratique la Sérendipité & Psycho/Neuromarketing. Dr éditorial aux Ed. Kawa.

§ Yves Krief, président de la Sorgem. Auteur d’articles et de « L’Imaginaire de marque » (Ed. Kawa).

§ François Laurent, Dr en Sémiologie. Coprésident de l’Adetem, consultant et enseignant.

§ Alexandre Rispal, Conférencier, formateur, Co-auteur de plusieurs ouvrages sur le marketing.

§ Véronique Varlin, Partner Havas Worldwide. Consultante en stratégie et planning stratégique.

§ J-J Vincensini est médiéviste. Il participe à des études de discours politiques ou publicitaires.


Déjà en vente online sur le site des Editions Kawa :
 http://www.editions-kawa.com/home/162-chroniques-de-lintimite-connectee-les-mardis-du-luxembourg.html



Conférence à Casablanca
8 avril 2016, 13 h 24 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

http://socialimpulse.net/interview-de-christian-gatard-sur-la-marque-digitale/INTERVIEW DE CHRISTIAN GATARD SUR LA MARQUE DIGITALE

Poster_Christian_hd

Pourquoi la digitalisation des marques s’impose-t-elle et s’accélère ?

La société d’aujourd’hui est définie par certains sociologues comme hyper moderne ou même «liquide ». Le comportement du consommateur change. Le consommateur d’aujourd’hui apparaît multiple, informé, volatile, paradoxal. Il zappe au gré de ses envies et de ses intérêts. Comment le cerner, l’approcher, le comprendre… pour le convaincre et le fidéliser ?

Internet est à la fois le problème et la solution. C’est lui qui change le monde et c’est là qu’on doit accompagner les changements du monde.

La nature même d’Internet nous oblige à nous placer du point de vue de l’utilisateur.

«La prochaine génération d’Internet deviendra le média le plus puissant de l’histoire, parce qu’elle fusionnera l’imprimé, la télévision, le téléphone, la radio et l’ordinateur.»

Avec l’i-pad, cette nouvelle génération d’Internet est là.

L’effet de «bouche-à-oreille» des médias sociaux va s’amplifier.

Et Internet sera – nous en sommes persuadés et nous voyons cette dimension émerger tous les jours – un formidable outil  de créativité personnelle, de connections , et de vivre ensemble dans le monde réel.

Comment peut-on intégrer ce concept dans l’ADN et la stratégie de marque ?

Le consommateur nouveau est arrivé. Il faut aujourd’hui: entrer en conversation avec lui, l’accompagner dans ses nouveaux modes d’expression, explorer ses préoccupations autant que sa sagacité et sa curiosité, le valoriser comme partenaire de la recherche… et utiliser les medias qu’il utilise. Toute stratégie de marque est une stratégie de conversation

Il faut interroger la notion de transparence et ses limites :  tout est dit, écrit et publié sur tout dans l’instant et par tous. Comment allons-nous, en tant qu’individu, citoyen, consommateur, gérer cette transparence?  Il faut sans doute en envisager l’implosion prochaine. Puis renons conscience que se construit dès aujourd’hui l’hybridation du monde  (hybridations des cultures, influences et inspirations venues d’ailleurs, rencontre homme/machine à travers les promesses « étranges » du transhumanisme). Enfin surveillons  ce que je nomme l’ère de l’allégeance rebelle. C’est l’idée qu’il faut bien faire allégeance à un certain nombre de choses: la planète qu’il faut protéger ; les estomacs qu’il faut remplir ; la technologie qui n’en fait qu’à sa tête; le monde qui est cruel et injuste … Et c’est surtout l’idée qu’il y a mieux à faire que s’indigner. En prenant de l’avance sur le futur en rejetant les conventions, en apportant à l’entreprise une énergie inspirée par les meilleures pratiques du monde contemporain, par les expérimentations sociétales réussies où que ce soit dans le monde. L’allégeance rebelle est là pour inspirer, impulser, tenter des coups, jeter les dés…on anticipe pas le futur, on le crée!

On va à la fois reconnaitre que les forces de l’histoire sont irrésistibles, que les mythes anciens sont les scripts du futur… et qu’il faut – car c’est dans la nature de l’homme – les contester. Chaque homme est un artiste qui doit trouver son art…  Donc je suis positif.

Qu’est-ce qui permet de garder espoir?

Le fait que toute époque est un moment de mutation qui a toujours été vécue avec un peu d’effroi mais que l’idée d’une Renaissance permanente est profondément ancrée dans l’âme humaine et que l’humanité a toujours survécu à ses crises. Nous avons sans cesse à apprendre du reste du monde. Les nouvelles technologies vont nous aider car la puissance des machines pourra être mises à notre service dans l’ombre, dans l’intimité des hommes de bonne volonté.  Des artistes “poly-industriels”, des  chercheurs, des techniciens, des savants inconnus encore sauveront le monde par petites touches, sans effet de manche et avec passion…

Qui sont les ressources concernées en entreprise par cette transformation ?

L’entreprise doit prendre conscience que c’est la totalité des ressources qui est concernée. Marketing et commerciaux, ingénieurs et ouvriers, directions générales et secrétariats , c’est l’entreprise en tant qu’entité vivante, « organique » c’est à dire objet vivant dont tous les organes comptent , qui est en jeu.

Les générations Y et Z sont-elles pour quelque chose dans cette évolution des marques ?

Elles seront , elles sont déjà, essentielles. Les nouvelles technologies sont pour elles une évidence  avec une externalisation de leur cerveau dans leur poche. Leur quête de plaisir et d’émotions fortes domine :  hédonisme,  sensationnalisme, expérimentation. Leur curiosité insatiable va accélérer leur tendance au zapping tant au niveau personnel que professionnel. Elles sont à la fois individualistes et tribales le « moi-je » et le « nous tous » convergent. Solidarité et égoïsme cohabitent. C’est une dynamique sociétale que toutes les entreprises devront prendre en considération.

Quelles perspectives et quelle prospective feriez vous pour les marques digitales ?

La survie des marques est dans le digital mais pas dans l’exclusivité du digital.

Il va falloir s’habituer à surfer en permanence sur ces mutations de plus en plus rapides, de plus en plus étonnantes, de plus en plus fécondes. L’humain sera plus que jamais au cœur du digital et cela devra se traduire dans la communication, dans les RH, dans la construction des images de marques. La pub traditionnelle est en train de se repenser… bref il y a là un vaste de champ de curiosité, de réflexions, de scenario – les marques vont devoir choisir leur « grand récit ». Parmi les récits du futur je distingue trois grands territoires, historique, ludique et océanique, qui prennent sans doute en compte les besoins d’appartenance, d’estime de soi et de connaissance. Chaque marque doit choisir celui qui convient le mieux à son accomplissement.

Est-ce suffisant ?

Pour que les marques ne soient pas que l’emblème d’un savoir-faire mais qu’elles participent d’un savoir-être qui sauve la planète de ses fractures et de ses indigences, il faudra passer à un autre registre. On sera peut-être un jour plus vieux, plus sage qu’autrefois et , peut-être, plus sensible au monde qui nous entoure, plus collectif, plus national probablement mais plus citoyen du monde sûrement. Les marques océaniques auront une saveur transculturelle avec une légitimité? planétaire. Les marques historiques ajouteront la patine d’ancêtres retrouvés dans les arbres généalogiques que seul Internet, la bibliothèque-monde, pouvait révéler. Les marques folkloriques  insuffleront de  l’impertinence, de la créativité, de l’allégeance rebelle.

Christian Gatard

Conseil en prospective et innovation. Ses « conférences-performances » font comprendre les mutations en cours. Il a publié une dizaine de livres, romans, récits et essais dont Nos 20 prochaines anneées, le futur décrypté, (2009), Mythologies du Futur (2014) et Rupture vous avez disrupture (2015).



L’influence, la civilisation, le cholestérol et Shéhérazade
13 février 2016, 11 h 12 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

schezarade_linkedin

Proposition de Christian Gatard

 

L’influence est civilisatrice, Shéhérazade aussi.

L’influence c’est ce qui nous surplombe et nous observe, nous guette et nous prend au dépourvu. C’est la matière brute de la civilisation. Pour le pire et le meilleur. C’est l’histoire du bon grain et de l’ivraie.

L’influence est civilisatrice.

C’est comme le cholestérol

Il y a le bon :

Depuis la nuit des temps elle crée de la matière culturelle. Son économie fonde la vie en société. Elle façonne les convictions qui fabriquent des comportements qui produisent de la conformité. La conformité ce sont les règles du jeu qui produisent un environnement culturel : de l’affinité, de la ressemblance, de la cohésion. Si vous êtes en conformité, c’est que vous avez passé l’examen de reconnaissance publique. Vous êtes certifié conforme. Vous êtes habilité à faire partie de votre environnement. Bref vous fabriquez du civilisé. Merci Aristote qui fonde les bases de La Rhétorique. Cicéron (in www.unige.ch ) lui attribue un rôle central dans la vie du citoyen romain. Celui-ci est en effet appelé à s’exprimer efficacement en matière politique, juridique ou économique. Quel que soit le sujet abordé au forum, autrement dit sur la place publique, le citoyen romain parfait doit donc toujours pouvoir exprimer son point de vue et, autant que possible, le faire partager aux autres. La rhétorique lui donne précisément les moyens de s’exprimer efficacement. Elle s’étend plus généralement à l’art de persuader, d’influencer le destinataire du message par toutes sortes de techniques, verbales et non verbales.

L’influence, elle vous saute aux yeux quand vous visitez Le Louvre. Chaque siècle, chaque culture a ses salles qui ont chacune une identité « influencée » par l’air de leur temps, leur ZeitGeist. De toutes façons vous ne pouvez pas faire autrement. Warhol, ça n’aurait pas marché sous Louis XIV. L’influence esthétique suggère l’imitation d’une œuvre ou d’un style par un admirateur, ou du moins la reprise de thèmes et codes d’un auteur ou d’une école. Influencer, c’est être admiré ou imité.

Dans la pensée chinoise, l’influence, c’est une vision générale des relations humaines, une pensée de l’opportunité, de l’efficacité et de l’incitation (in www.huyghe.fr,) . Gérard Klein, écrivain, anthologiste, économiste, prospectiviste, théoricien pose la question : “Un être humain isolé peut-il penser ?”. Il y répond par la négative : pour penser, un être humain doit posséder le langage. Le cerveau apprend le langage en recevant des informations de son environnement et de son groupe social. Les sources “extraordinairement multiples” qui nourrissent le cerveau sont émises par ce que Gérard Klein appelle les “subjectivités collectives” et qui, elles-mêmes, naissent des relations qui structurent le groupe social. La conscience, la pensée n’est possible que parce “chacun de nous est un ensemble de subjectivités collectives” (in http://www.peiresc.org/, séminaires fréquentés par l’auteur ). L’influence sociale fabrique de l’imitation et de la conformité autour d’un projet collectif. L’influence génère un vivre ensemble, une culture, une civilisation.

L’influence est aujourd’hui considérée comme la caractéristique des sociétés contemporaines: fabriquer du spectacle, du pouvoir, de la sidération, du désir.

Le mythe de l’éternelle jeunesse, le mythe de la performance sexuelle, le mythe de l’amour romantique, le mythe de la puissance automobile et celui de l’harmonie sociale… James Bond, Barbie, les motos Harley Davidson sont autant de récits qui véhiculent des idéaux sociétaux et influencent les us et coutumes.

Ce fut aussi le rôle des mythes qui transmettaient la compréhension antique du monde. Rien de nouveau sous le soleil.

Il y a le mauvais :

Le conformisme. C’est quand cette conformité devient dictatoriale. L’influence a toujours été considérée, par ses détracteurs, comme une technique de «manipulation». Aujourd’hui la rhétorique a plutôt mauvaise réputation. Elle est synonyme d’hypocrisie, de mauvaise foi.

On s’en méfie au motif qu’on estime ne pas devoir se laisser dicter nos pensées et nos actes. L’individualisme triomphant fils de la Renaissance et des Lumières ne veut pas se soumettre à l’influence des autres. La révolution romantique entérinera les valeurs de spontanéité et de sincérité. Le conformiste s’est laissé berné par les influenceurs. Il a perdu pied. Le conformiste est le grand manipulé, noyé dans des tsunamis d’influences. Mais qui lui jettera la pierre ? On a tous une influence qui s’empare de nous à un moment ou un autre.

Il y a le pire :

Cortes débarque au Mexique en 1521 avec sa politique de table rase des croyances indigènes. Les Missions débarquent dans les mondes nouveaux, la colonisation bat son plein.

Influencer c’est massacrer les croyances et les humains.

Les mythes complotistes fabriquent de la haine sociale. Massacre du bon sens. Les théories du complot font le lit des tyrannies. Torquemada et l’Inquisition, Daech et ses couteaux… leur évocation décourage l’idée même d’utiliser le mot influence qu’on leur accole.

*

Les Grecs ont ouvert la voie aux premières techniques d’action sur le psychisme humain. Après eux propagandistes, publicitaires et autres manipulateurs ont cherché à reproduire à l’usage des foules et avec des moyens de masses ce que les orateurs athéniens faisaient à des individus en face à face. Il existe une tradition intellectuelle grecque de la ruse (la métis), avec une foule d’exemples que nous appellerions aujourd’hui de désinformation, d’intoxication, d’action psychologique…(in www.huyghe.fr, )

Une seconde ! Cette lecture pessimiste et désabusée de l’influence est un peu courte.

Le Conte du Graal de Chrétien de Troye?

Werther de Goethe ?

René de Chateaubriand ?

Ivanhoé de Walter Scott ?

Autant d’œuvres « influentes » qui ont radicalement « informé » leur temps, et bouleversé les cœurs et les mœurs.

*

Il faut repenser la métis et convoquer à nouveau la déesse. Métis est la personnification de la sagesse et de l’intelligence rusée. Pas si mauvaise fille que ça. La ruse sera notre meilleure alliée. Avec la physique quantique et l’astrologie pour témoins. La physique quantique parce que c’est le récit mythique des temps à venir. L’astrologie parce que la pensée magique fait son retour.

En physique quantique, http://www.inrees.com/articles/Esprit-matiere/ on avance que les caractéristiques de l’objet réel ne «naissent» qu’une fois réalisées les mesures permettant de les mettre en évidence. Autrement dit, l’objet réel reste suspendu dans un flou de potentialités tant que personne n’a décidé de le voir, le toucher, le mesurer. Et s’il en était de même avec les influences ? Et si l’on était plus malin qu’elles ? Et si on laissait passer la caravane des mythes sulfureux et délétères pour ne laisser advenir que ceux qui sauvent le monde ? La balle est dans notre camp pour décider des influences et des légendes qui vont faire le job.

En astrologie, étymologiquement, influence renvoie au fluxus, cet influx invisible qui était censé descendre des étoiles et changer le destin de chacun, du moins c’est ce que l’on croyait au XVII° siècle, quand le mot influence apparaît dans notre langue. (in www.huyghe.fr, blog décidément inspirant). Le cosmos, les étoiles, offrent tous les jours des surprises sidérantes qui semblent remettre en selle la pensée magique antique. L’influence des astres sur nos comportements ne serait pas une pensée si absurde. Certes, il faut ruser et naviguer entre charlatanisme, fictions et réalités à découvrir. Mais aussi admettre que le poids des puissances symboliques et des imaginaires sociaux – le légendaire au cœur des influences qui font une civilisation – sera la clef de notre destin.

Et nous pourrons écouter Shéhérazade raconter mille et une nuit les histoires qui endorment le sultan pour qu’il se réveille apaisé et qu’il renonce à ses massacres.

(une première version de ce texte est paru dans INfluencia)

 



une sorte de bio
13 février 2016, 7 h 50 mi
Filed under: Christian Gatard

 Christian Gatard propose depuis 2011

LOGO

cliquez ici pour en savoir plus

———————————

 et pour une sorte de bio, c’est là:

Eclairage: ses études de littérature anglaise et de sociologie s’enrichissent d’expériences diverses. L’année 1969 est consacrée à Steve McQueen

qu’il accompagne en tant qu’interprète sur un film. En 1971, lecteur de français en Corée du Sud, il entre en délicatesse avec l’Ambassadeur de France après un dîner où leurs conceptions de l’ésotérisme élisabéthain ne concordent pas.

De retour en France il traduit des essais de psychanalyse qui paraissent chez .

Il crée bientôt avec quelques amis, en parallèle avec son Institut, dans un loft sur le Canal St Martin, « Au Lieu d’Images » un garage à musiques, théâtres et arts plastiques.

 Il monte des installations sur l’imaginaire des objets aratoires,

puis sur les bêtes à cornes.

L’institut prend son véritable essor avec l’arrivée de Thierry Tricard au début des années 90. Leur association fait merveille et Gatard & Associés s’installe solidement sur le marché.

Profitant de nombreuses missions d’études en Asie, Christian Gatard visite Bornéocropped-capture-dc3a9cran-2014-12-28-10-06-30.png à de nombreuses reprises, de 1980 à 1995, jusqu’à la parution de L’Ile du Serpent-Coq, son premier roman. Il publie De Conchita Watson le ciel était sans nouvelles en 2001. Et en 2003, En respectant le chemin des Dragons. Trois ouvrages qui se réfèrent au réalisme fantastique, publiés par L’Harmattan.

Le Peuple des Têtes CoupéesLe peuple des têtes coupées, chez Coprah, un essai sur les mascarons, tete mascaronparaît en 2005 et Bureau d’EtudesBureau d'études , aux Impressions Nouvelles, en 2008. Bureau d’études est une autobiographie.

Il contribue à Entreprises 2020 sous la direction de René Duringer en 2008.

Nos 20 prochaines années Nos vingt prochaines années : 2010-2030 : le futur décryptéest publié en septembre 2009. Depuis la sortie du livre « le roadshow de nos 20 prochaines années » parcourt le monde.

Il participe au Dictionnaire de la Mortsous la direction de Philippe di Folco en 2010.

et en 2012 aux livres collectifs:

Social Media Marketing de Laurent Rignault

Clés de la Mutation de Christian Marsan

Il dirige la collection géographie du futur chez

Archipel où il publie en juin 2014

MYTHOLOGIES DU FUTUR avec une préface de Michel Maffesoli et d’admirables illustrations d’Amélie Carpentier

7c02c-mythologies-du-futur

En 2015 RUPTURE VOUS AVEZ DISRUPTURE aux éditions Kawa est une série d’essais sur le sujet. Un nouveau livre collectif. Et en 2016, CHRONIQUE DE L’INTIMITE CONNECTEE, nouveau livre collectif, toujours aux éditions Kawa.

ruptures disupturesintimite-2

pour en savoir plus:

par Laurent Courau dans La Spirale

http://www.laspirale.org/texte.php?id=245

http://laspirale.org/texte.php?id=476

 

par Myriam Gallot dans Le Meilleur des Mondes

http://lemeilleurdesmondes.blogs.courrierinternational.com/archive/2009/11/09/entretien-avec-christian-gatard.html



Au nom d’Alexandre
22 janvier 2016, 17 h 52 mi
Filed under: Actualité et nouveautés

Au nom d’Alexandre

d’Olivier Auroy

aunomd'alexandre

Qu’est-ce qui fait d’AU NOM D’ALEXANDRE un livre absolument juste, pétillant, hilarant, émouvant et cathartique ?

C’est la question qui m’a accompagné tout du long de la lecture – sans jamais la gâcher, plutôt en la stimulant.

Il y a d’abord, d’entrée de jeu – et je ne spoile rien, c’est la première phrase – la narratrice – Fanny . Son job est d’écrire la vie d’Alexandre qui est en fin de vie. Belle invention littéraire : raconter épuise Alexandre et c’est pourtant cela même qui le maintient en vie. Il y a là quelque chose de léger et grave qui est la couleur même de ce récit tout en tensions de la même qualité. C’est peut-être ça qui en rend la lecture jubilatoire et mordante. Car une autre tension vient se greffer sur la première – ce pour quoi et ce comment la vie d’Alexandre fait sens : le mot, les mots, l’invention des mots qui commencent par être une passion puis devient une profession et reste une adoration. Alexandre dévoile à Fanny une série de mots inventés (tous plus malins et pertinents les uns que les autres) pour des situations de la vie quotidienne, pour des produits de consommation, pour des cocktails… et peu à peu pour des causes de plus en plus conséquentes – des armes de destruction plus ou moins massive jusqu’au nom du … non là il ne faut pas spoiler car quand on arrive à ce stade du récit je suis devenu Fanny. J’ai eu sa curiosité et son empathie envers Alexandre, j’ai découvert séance après séance son don pour les mots, le jeu avec les mots, sa capacité à nommer les choses, avec science, humour et pertinence. Comme elle j’ai admiré et aimé ce mourant vitupérant et flamboyant. Comme elle j’ai été fasciné par le récit d’une vie à rebondissements, inspirée et traversée par des personnages formidablement campés – les deux grands-pères, la femme de sa vie, l’ennemi, les copains…

Et puis dans les interstices du récit se tisse une ultime tension que l’auteur aborde avec une infinie délicatesse, l’air de ne pas y toucher et qui pourtant dégage une émotion puissante au terme d’une lecture haletante: l’invention des mots c’est la création du monde. Alexandre, inventeur de mots, a quelque chose d’un démiurge – le dénouement le suggère avec autant d’émotion que d’humour. Bien sûr Olivier Auroy est bien trop subtil pour le dire aussi sentencieusement. AU NOM D’ALEXANDRE est tout en nuances … et en coups de poing. Une lecture stimulante, inspirante.

http://livre.fnac.com/a9204398/Olivier-Auroy-Au-nom-d-Alexandre